on se retrouve à l'hôpital pour une journée et on en ressort avec un diagnostique qui n'est pas réjouissant. Pyélonephrite et calculs rénaux... On fait le plein des médicaments, des pilules roses, des cachets blancs, des petits machins de toutes les couleurs possibles. On se traîne avec un bon 40 de température jusqu'à son canapé et met dehors une maman qui ne sait faire que des remarques sur le bazar dans la maison. Non, on n'a pas rangé la cuisine le soir, parce qu'on n'arrivait tout bêtement pas à bouger, non, on ne s'est pas levé la nuit pour nettoyer parce qu'avec plus de 40 on ne veut plus à penser à l'aspirateur et la lavette... enfin, c'est pas grave, juste, comment dire ... pénible :-)
Après une nuit sur le canapé avec sa fille qui s'est construit un nid douillet et chaud à côté de vous, ehben, non, ça va pas mieux. Ca fait toujours mal à pleurer, mais, la température baisse. Donc, on se réjouit ! Une semaine au chaud est préconisée par le gentil médecin qui vous a envoyé d'examen en examen, de scanner en écho et retour au scanner.
On a aussi eu droit à l'apprenti infirmière, celle qui n'a encore jamais fait de prélèvement sanguin et qui transpire très fort et tremble de peur. On plaint la pauvre parce qu'elle a une supérieure très désagréable qui vous serre le bras tellement... que vous avez l'impression que votre main va tomber dès qu'on la touche. Une supérieure qui regarde vos veines et déclare : oulala la chimio, ça fait des ravages ! On re-plaint la pauvre petite apprentie, qui après cette phrase se remet à trembler de plus belle et qui n'arrête plus de vous désinfecter la peau. Finalement elle prend son courage à deux mains et enfonce l'aiguille dans votre main. Elle pousse et pousse, sans se rendre compte qu'elle a pété la veine et que votre main se transforme en boule avec tout le sang qui se masse en dessous de la peau. On dit : mademoiselle, je pense que cela ne sert plus à rien de continuer... Puis sa supérieure daigne jeter un oeil sur le désastre et lance un : t'es vraiment pas douée.
Puis elle essaye à son tour, et pac, l'aiguille casse, vous-même avez droit à un : purée, votre peau est toute dure, c'est quoi cette me... ? Elle fait un dernier essai, et bonheur, ça marche... ! Quel soulagement de toute part.
La pauvre petite apprentie vous chouchoute tout le reste de la journée, s'inquiète de votre état, vous propose une chaise. Elle va garder de moi un souvenir atroce, la pauvre petite.
Et voilà comment un weekend qui devait être consacré à une visite d'un marché aux tissus et un passage à la foire artisanale du village, se transforme en deux journées-canapé , à se remplir de liquides de toute sorte (enfin non, pas de café, pas d'alcools et pas de pétillant, ça vous laisse : de l'eau et du thé...)
Pourquoi je me suis ramassée cette superbe maladie ? Euh, probablement à cause du fait que je passe des heures et des heures dans une voiture glacée à attendre mes chers enfants. Paraît que les calculs n'aiment pas le froid :-) Petites natures va !!!
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