Affichage des articles dont le libellé est nouvelle vie. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est nouvelle vie. Afficher tous les articles

samedi 18 janvier 2014

Photographie





Il y a trois ans, quelques semaines après le départ du père pour sa nouvelle vie, on avait pris quelques instants pour immortaliser "notre famille" sur le lac gelé juste à côté de chezmoi actuel. Les enfants ont bien grandi depuis... Je n'ai pour ma part plus grandi au sens propre du terme mais bien intérieurement... parfois je me sens si grande que mon corps ne suffit pas à contenir toute cette nouvelle personne qui a éclose, d'autres jours je suis si petite que je me sens flotter ... 

Les dernières semaines ont été très difficiles. Trop de changements, trop de contradictions de la part de beaucoup trop de personnes. 

Je suis officiellement sur le marché du travail avec un avis négatif pour aller travailler de la part de l'agence pour l'emploi. Comprenne qui peut ... On me conseille de rester au chômage, ce n'est même pas un conseil mais une recommandation officielle. Rester un an et rejoindre par après une autre mesure  proposée par l'état pour les gens "comme moi". Les "handicapées", mon nouveau statut officiel aussi. De travailleur à capacité réduite à travailleur handicapé ... certes, cela fait réfléchir. 

D'autres déceptions s'ajoutent au trop plein, au ras-le-bol d'être trimbalée à droite, à gauche. 

Je me lance à corps perdu dans la photo, là au moins je peux réaliser ce que j'ai en tête, je peux jouer avec la réalité, la transformer pour coller à mes souhaits. 

Il n'est pas trop tard pour une bonne résolution; la mienne est toute simple : ne plus espérer que d'autres changent leur vie pour moi, c'est tellement douloureux de se rendre compte qu'on s'est bercé dans l'illusion ... 

Je n'ai qu'une seule personne à accuser : moi-même... Je ne fais de reproche à personne, ils sont ce qu'ils sont, des entités indépendantes de mes volontés et souhaits, c'est leur droit, c'est leur responsabilité aussi. 
Et je sais qu'il ne suffit pas de penser à quelque chose pour qu'on le fasse. Si c'était ainsi je serai en bonne santé et assez riche pour vivre sans peur jusqu'à mes 90 ans, parce que je pense à ces choses mais elles ne se réalisent pas pour autant ;-)




jeudi 26 décembre 2013

Enfin une BONNE nuit !


Tellement longtemps que cela n'était plus arrivé !!! J'ai dormi, bien dormi, sans réveils répétitifs à des heures fixes, sans me lever la nuit et SANS cauchemars !!!! 

J'ai juste dormi, j'ai rêvé, je m'en souviens, c'était un rêve agréable sans plus. La sorte de rêve qui vous met le sourire aux lèvres et non la tête en bouillie.

La nuit se ressent sur ma journée, normal ... elle se ressent aussi sur mon humeur, je me sens moins oppressée peut-être moins triste, même si triste n'est pas la mot qui convient, mélancolique peut-être ... 

J'écoute la même musique qu'hier mais je ne "subis" plus les textes, je ne plonge pas dedans comme hier, j'écoute et je prends plaisir sans plus et c'est déjà énorme ;-)

J'ai changé ma photo de profil sur ...b et je suis étonnée du nombre de "j'aime" qu'elle récolte ;-) c'est dingue comme ça me met du baume au coeur ! Des personnes que je n'ai plus vues depuis tellement d'années, certaines sont si loin que je ne les verrais plus du tout. Mon "petit frère" qui est parti travailler loin, qui y a fait sa vie, épouse et enfant... on en a passé des moments de délire, de beaux partages, d'heures de musique, d'heures d'après-musique ;-)

Demain retour à la vie "normale", rv chez mon kiné qui me fait travailler les abdos en douceur mais avec fermeté et oui, j'ai moins mal au dos, j'ai eu moins de jours de migraine et oui je continue d'y aller. 

Demain soir retour des enfants, il faudra que j'aille faire mes courses pour qu'on puisse préparer un bon repas. 

Tiens, une envie de danser prend mes jambes ???? Oui, c'est certain j'ai bien dormi :-)

Quelle joie d'avoir des journées "bien" !!!!!!




dimanche 15 décembre 2013

Angoisse absolue


Cette nuit, des cauchemars, des angoisses qui m'ont empêchée de dormir, angoisse pour le futur, angoisse pour la vie. 

Je ne sais plus comment faire, quoi faire, je sais juste que je vais droit dans le mur, sans freins, sans airbag, que je me crache lamentablement après la piste d'atterrissage, je coule dans le triangle des Bermudes. 

En parler sans paraître comme une femme qui ne sait pas gérer sa vie, ses finances est tellement difficile, en parler pour trouver une aide substantielle, en parler tout simplement. 

Depuis que je sais que je suis de nouveau (ou serai de nouveau) "sur le marché du travail", que je ferai (enfin) de nouveau parti des gens honnêtes qui travaillent pour gagner leur vie, que je ne ferai plus parti des "profiteurs de l'état" comme on m'a si souvent répété depuis que j'étais tombé en invalidité, je suis entre espoir et mort dans l'âme.

J'ai toujours travaillé beaucoup et avec beaucoup de sérieux, je n'avais pas de postes de travail sans "vrai" travail, tous mes postes étaient bourrés de travail, sans temps de repos, sans temps de midi puisque je restais souvent au bureau pour travailler en mangeant mes tartines. J'ai combiné travail dans le secteur privé avec travail dans l'enseignement, j'ai eu des années avec des horaires de fou, je commençais à 8 heures et je terminais à 22, j'ai cumulé un mi-temps chez mon designer avec 32 heures de cours de solfège et mes études au Conservatoire (10 heures), j'ai travaillé moins quand les enfants sont nés, j'ai switché uniquement dans l'enseignement afin d'être disponible pour eux, pour qu'ils ne soient pas obligés d'aller en crèche ou garderie, j'ai travaillé beaucoup pendant très longtemps et j'ai payé le prix plus tard. 

Aujourd'hui je me rends à l'évidence que je ne "vaux" rien au marché du travail. Je ne suis pas encore passée à l'administration pour l'emploi qui me prendra en charge (quand ???) mais quand je fais mon CV ... je n'ai RIEN comme compétence... absolument rien à part le Bac, à part quelques 20 ans dans l'enseignement musical, ce qui, pour trouver une place hors ce cadre, ne m'avance pas vraiment. 

Alors oui, l'angoisse est là... 

Je ne sais pas comment je vais survivre tout simplement, de façon tout à fait pragmatique, je ne sais pas comment je vais faire. 

J'ai reçu cette semaine un courrier avec le rapport de la médecin du travail que j'ai vue la semaine dernière ; 20 heures, ne pas porter de charges au dessus de 5kg, pas de station debout prolongée, pas de de ceci, pas de cela; 
en soi super positif de me savoir protégée ainsi, d'avoir la certitude que je ne ferai pas de travail à la chaîne, que je dois pas être soumise à plein de choses que je ne sais pas faire... mais cela ne rendra pas la tâche plus facile de trouver un emploi. 
Sans compétences particulières... je serai payée au salaire minimum certainement et je toucherai donc même pas la moitié de ce que je touchais en étant "invalide"... drôle de monde ... drôle de système ... 

Oui, Noël approche et peut-être que mon cadeau sera inattendu même s'il est fort espéré... me construire une nouvelle sécurité, une nouvelle vie de femme active en priant très fort que je ne doive payer le revers de la médaille, ce revers tant redouté: retomber malade parce que je ne respecte plus les besoins essentiels de mon corps faute de temps puisqu'il faudra caser tout le reste dans ce qui restera une fois les heures de travail prestées ....





samedi 7 décembre 2013

Le temps de l'acceptation


Le temps de revenir en arrière, loin en arrière, retrouver la sérénité, le calme. Retrouver cette sensation que tout est bien là où cela se passe, au moment que cela se passe et reprendre confiance en ce qui est et ce qui sera. 

Comment puis-je lutter contre un adversaire invisible ? Comment ? 

Si ma vie bascule, il doit y avoir un sens quelconque, un nouveau chemin à prendre, une bifurcation, quelque chose ... 

Si ma vie bascule et que je ne serai pas suivie ... aurais-je pu ou dû changer le cours des choses ?? 

Je me suis si souvent demandée pourquoi je ne "suffis" pas comme je suis, pourquoi les doutes, les peurs tellement présents empêchent une issue "heureuse". Je ne vais pas renier qui je suis pour atteindre un but et constater que je ne sais plus jouer un rôle qui ne me sied pas, qui m'a détruit dans le passé. Il refait surface de temps à autres, pour être "comme tout le monde", pour rester acceptable et comprise. C'est terrible de n'être comprise que si je joue un rôle... si je dis moins, si j'agis moins, si je m'agite moins, si je dissèque moins, si j'analyse moins.

Aime-t-on plus l'image qu'on a de... que l'être, le caractère, l'essence qui fait d'une façade un être humain ? 

J'ai tout simplement besoin de me dire que je fais ce qu'il m'est possible de faire, que ce n'est pas que je baisse les bras mais que j'accepte tout bêtement mon chemin tout en guidant ma calèche pour qu'elle m'amène là où je dois aller. Que ma calèche a la place pour accueillir des co-voyageurs et qu'il suffit de frapper à la vitre ... 

Je ne promets à personne que je suis le chauffeur parfait qui évitera toutes les pierres, les bosses, les branches, celui qui assure un voyage confortable et sans heurts ... 


vendredi 6 décembre 2013

Finie


la semaine ! Finie, enfin finie !!!

Des rendez-vous à n'en plus savoir caser, des heures d'attente, de bonnes nouvelles, de mauvaises nouvelles, une fille malade qui a demandé quelques longs moments d'attention, une fille malade qui a eu très mal quelques jours, une fille qui a été chez le médecin deux fois de suite et qui a donné son sang afin d'y chercher ce qui n'allait pas. 

Des rendez-vous pour moi, plein, plein, plein... j'était partie du matin au soir, je n'ai pas eu le temps nécessaire pour me poser, pour me reposer non plus. 

Je suis en "physio-tape" sur une bonne moitié du dos, la nuque brille en bleu et vert, c'est ma deuxième session et j'espère que l'effet n'est pas uniquement visuel. 
Passage au centre de la douleur, j'ai dû partir tôt et je suis quand même arrivée sur le fil, perdant dans les bouchons 1heure20min.

La vie devient folie, rien ne se passe vraiment bien même pas cette histoire de boîtier électronique qui fait le lien entre moi et ma banque... ils se jettent la patate chaude les uns aux autres et je reste sans accès, coupée de toute possibilité de consultation, de webbanking et cela m'énerve grandement... on attaque le troisième mois et je ne compte plus les coup de fil, les musiques de répondeur qui amènent à la même place ... encore et encore et aux mêmes excuses encore et encore.

La semaine était éprouvante, physiquement, mentalement. Comme les problèmes aiment les problèmes on ne s'arrêtera pas si vite... et le seul endroit qui avait le don de m'apaiser, de me ressourcer, le seul endroit où je ne me sentais pas obligée de "mentir" et de garder une belle façade "comme il se doit" s'effrite aux contact de mots, de regards et de non-dits, au manque, au manque de temps, au manque de tout.




jeudi 28 novembre 2013

Retour en arrière


sur le budget de l'année qui prend fin. Pour revoir tous les postes, toutes les dépenses afin de "couper" là où cela semble possible. 

Quelques postes clés qui ont augmenté encore et encore : l'électricité, le chauffage et bien sûr, la voiture avec les pneus crevés, les frais dentaires ... 
Aucun poste n'a reculé malgré mes efforts, malgré mes calculs incessants et mes petites enveloppes d'un autre temps qui prévoient entre autre l'argent de poche des enfants, les cadeaux, les extras...
Dans une de ces enveloppes se trouve donc ce précieux argent de poche... négocié comme il se doit avec chacun d'eux, contrat signé sous les yeux. Je ne peux le diminuer, c'est calculé juste (à mes yeux) et s'ils gèrent bien le contenu il leur reste une fin de mois acceptable. Comme de l'autre côté ils n'ont pas de telles enveloppes,  alors ils ont un peu tendance à trouver que ce qu'ils ont "c'est peu";  certes, ils ne sauront pas se payer une voiture à la fin de l'année ;-) Oui, c'est "peu" s'ils tirent sur 4 semaines ce qui est donné pour 2 mais je ne saurais négocier à leur place chez leur père pour qu'il suive mon exemple. 

Non, il n'y a pas de poste à couper, je peux chercher des heures et des heures mais rien n'est superflu dans mes livres que je tiens sur les dépenses mensuelles. Et comment m'en sortirais-je à partir de janvier de l'année prochaine ?? Si j'ai encore moins ??? Comment va-t-on vivre ? Me restreindre de nouveau encore plus, encore et encore ? Aaaaah oui, si je pouvais prendre ma baguette magique je changerai quelques points dans ma vie pour être plus "cool" en pensant à janvier. 

Demain ma voiture aura ses pneus hiver, demain je passerai à la banque encore une fois pour demander mon boîtier de connexion à la même banque (cela fait un mois que je cours après ce truc indispensable de nos jours pour payer ses factures, voir son solde etc etc). Demain j'ai aussi rendez-vous chez mon charmant kiné, suivi d'un rendez-vous au centre de la douleur. Une après-midi chargée suivra... 

Ce soir je me permets de "ne rien faire", juste dessiner et regarder un autre épisode de mon divertissement du moment ;-)



mardi 26 novembre 2013

Et j'ai décidé


de garder le sourire parce que c'est la seule et unique chose que je maîtrise... dans un monde qui devient fou autour de moi. 

Je suis convoquée chez le prochain médecin qui jugera de mes capacités de travail, de ma capacité de reprendre mon dernier poste (chez l'ex-belle-famille donc) ou de me placer en mesure de reclassement externe si le dernier employeur ne me reprend pas (ce qui, vu la situation, semble trèèèèèèès probable ;-) ) Il y a tellement de textes à lire, tellement de choses à apprendre sur le fonctionnement, sur les mesures contre l'entreprise qui ne veut pas vous reprendre (sisisi, c'est écrit ...) que ma tête en tournicote toute seule, indemnité de ceci, de cela, un peu de loi et saupoudrer le tout de l'agence pour l'emploi qui m'accueillera les bras ouverts d'ici peu. 

Je garde le sourire, même figé à la lecture du devis de ma dentiste pour mes nouvelles fausses dents, glacé le coeur en voyant le calcul de la caisse de maladie qui rembourse tout jute un petit 10me du devis... et de glacer tout court en apprenant que ma caisse dentaire complémentaire n'amènera le remboursement même pas à 40% mais bien au dessous ... ben mince ... pourquoi toutes ces cotisations à la fin ??? 

Je garde le sourire en me creusant la tête afin de me souvenir où sont passés les copies pour la déclaration d'impôt que mon pays d'adoption me re-réclame alors que je ne gagne pas un sous ici et que mon épargne se limite au dépôt de la garantie locative ;-) gentil état de B pourquoi avez-vous "égaré" ma déclaration et pourquoi je ne retrouve pas ces fichus papiers qu'ils me demandent ?? 

Je garde le sourire malgré les longues minutes à écouter du Mozart que me passe la caisse de pension avant de me dire avec cette voix faussement enjouée que mon interlocuteur n'est pas disponible pour l'instant et que je peux continuer à fredonner la 40me ou abandonner (ce que je fais ...)

Je garde le sourire aussi parce que mon grand veut me présenter sa copine et que sa copine se dit : impatiente de me rencontrer ... la pauvre, elle ne sait pas ce qui l'attend ;-) (et moi, je "panique" parce que c'est une grande première, aucun de mes enfants ne m'a présenté aux amoureuses ... amoureux, enfin ma fille a encore un peu de temps ... ;-)). Je suis "paniquée" parce qu'elle vient de loin, là où les moeurs et manières, les don't et les do's sont autres et je ne sais pas si la serrer dans mes bras sera une bonne idée ;-) enfin, ils ont leurs examens de Noël à préparer et je ne compte pas les interrompre dans les études (ohlamauvaise, je cherche des excuses maintenant ;-))

Sourire à pleines dents et me regarder dans la glace, me dire que c'est tout de même fou que ma seule dent jamais cariée ni cassée est celle qui est la plus moche de toutes mes dents parce qu'elle n'a pas la même couleur que les autres, elle fait tâche dans le propre comme le figuré ;-)

Garder le sourire c'est gratuit donc j'en profite !

samedi 12 octobre 2013

Couleurs du pays


d'adoption sur ma terrasse qui donne sur la rue, afin de montrer que je supporte à fond l'équipe nationale de foot qui s'est qualifiée pour le MUNDIAL au Brésil. 
Parce que, oui, le MUNDIAL, j'aime bien, je me choisis une équipe vouée à l'échec avec laquelle je vibre le temps de 90 minutes. 
Mais, cette année, j'ai déjà mon équipe puisque "nos diables" vont faire le déplacement. Non, je n'étais pas convaincue au début, ils ont été la risée durant de longues années, ils perdaient et jouaient mal (même pour moi qui ne suis pas experte en la matière), les stades délaissés, les caisses vides, le moral à zéro. 
Et puis a émergé la nouvelle équipe avec ses joueurs "abordables" (et adorables pour certains), avec leurs défis lancés aux supporteurs, de petites choses pour impliquer son public et ça marche. 

J'ai été voir un seul match des diables, il y trois ans, à la veille du départ du père de la maison, on a joué à la famille unie, les enfants n'étant pas au courant, on a salué les connaissances, on a fait bonne mine, comme toujours. Lui et moi avions déjà la distance qui sépare un couple et j'en était contente parce que jouer le jeu à fond m'aurait dépassée ce jour-là. 

Hier, il a réussi à venir chercher les enfants 5 minutes avant la fin du match qu'on avait regardés ensemble, le grand pas content, n'est pas descendu de suite et en l'accompagnant en bas j'ai eu l'impression que de la voiture émergeait un bloc de colère sous contrôle. J'avais proposé que les enfants restent ici, chezmoi, pour le match et qu'il les récupère plus tard, mais non, il n'a pas voulu ... 
c'est à se poser des questions tout de même ... 

Les enfants partis vers la semaine-papa, je me suis permise de sortir le chien pour une longue promenade de réflexion sur ma situation actuelle et le fait qu'on me laisse "tomber" au moment où j'aurais besoin de soutien. Sur le pourquoi de cette action à répétition.

Je n'ai pas de réponse satisfaisante, j'ai juste la désagréable sensation que je ne suis pas prise au sérieux et que "je suis là pour toi" est prononcé avec le souhait inconscient que je m'en sortirai seule comme d'habitude. 

Avec un message court, impersonnel qui fait écho en moi de moments déjà vécus, moments trop douloureux pour y revenir encore et encore. Un message qui me laisse dans le doute, dans les suppositions, qui m'a fait défaire le sac préparé avec quelques affaires auxquelles on ne pense jamais le moment venu. 
Le doute sur mon avenir, sur un tout qui était, est et sera incertain. 

Deux jours de weekend devant moi avant que le retour à "vie normale"  avec ses rendez-vous pris, avortés, avec ses rendez-vous chez le médecin, chez le kiné, avec son décompte qui finalement sera inutile et vain. 


edit 18.20

Je ne veux rien enlever de cet article mais bien ajouter quelques mots sans les noter, 5 petits mots qui m'ont réchauffé le coeur pendant ma promenade avec Achille et que j'aimerai rendre à la personne qui me les a fait parvenir... elle se reconnaîtra. 

dimanche 29 septembre 2013

Perplexe


Au réveil, malade de la gorge et du nez, je me suis souvenue avec bonheur de ma sortie dominicale prévue. 

Me levant avec le sourire je me suis préparée un café de céréales bien chaud,  juste ce qu'il faut pour adoucir mon larynx endolori. 
J'ai cherché mon téléphone dans mon sac que j'avais posé sur une chaise en rentrant hier soir et quelle surprise : il y avait tellement de messages que l'écran en était tout rempli. J'ai lu, du dernier au premier, tous les messages et depuis : perplexité totale... 
Peut-être que si j'avais commencé au début ? Mais non, le chemin aurait trouvé la même issue, donc : perplexité complète et totale. 

Comme, suite au messages abondants, ma sortie était annulée, j'ai d'abord eu un grand regret mais je me suis consolée en pensant que j'allais prendre Achille et aller nous promener autour du petit lac juste à côté de chezmoi. C'est vrai que la journée sportive de la commune est toujours gaie et que j'avais promis il y a longtemps déjà que mon petit chien et moi allions nous présenter au : dressage pour chien, même si, voyant mon peu d'emprise sur Achille, j'ai de sérieux doutes si le mot "dressage" est compatible avec un dogue de Bordeaux qui pèse bien 15 kilos de plus que moi ;-)

Je me suis préparée mon repas de midi, équilibré à souhait, légumes, poulet, féculents et mon téléphone m'annonce un autre message. Qui m'a laissée de nouveau dans la perplexité la plus totale qui soit. 

Il y a des mots qui font leur chemin même s'ils sont écrits sous le coup de la colère, sous le coup de la déception, sous le coup de la spontanéité. Et me donner l'impression de bouder le plaisir d'une rencontre  parce que je vis ma vie les weekends parce qu'on me l'a demandée ... oui, cela me laisse perplexe. 




mardi 17 septembre 2013

Odeurs


d'automne dans l'air de ma promenade matinale avec Achille.

Les voisins d'en face, réparateur-vendeur de tondeuses et autres appareils coupants, ont mis en route leur chauffage au bois et l'odeur est délicieuse. Un peu de torréfaction, beaucoup de chaleur et l'impression que l'été est loin mais loin déjà.

Chezmoi j'ai sorti les bougies pour les soirées sous la couette à tricoter en écoutant un livre ou un podcast de mon émission préférée... J'ai sorti les chaussettes et les bottes, j'ai fait une caisse tamponnée "vêtements été", j'y ai casé les nus-pieds, des sandales et toutes mes robes trop peu mises malgré le beau temps. 

Sorti des  boîtes "hiver" les gros pulls sans forme, ces pulls qui sont immondes mais dans lesquels je me sens "à l'aise" pour bricoler ici, pour travailler un peu, pour dessiner et pour "créer". 

Envie de changer la déco de la salle de bains, seul pièce que je n'ai pas mise à mon goût en emménageant. J'ai trouvé de la peinture rouille et un essai s'impose. 

Le chien est fatigué et dort dans son panier le gros de la journée. Il lève un oeil quand je passe, je lui tapote la tête et il recouche ses babines en soufflant d'aise.

Demain ma voiture aura ses nouveaux pneus et je suis contente d'y penser parce que faire de l'autoroute à 80 km/h avec la roue de secours... c'est un peu ... pénible... à cause des camions qui me font des appels de phare pendant 40 km ... sur l'aller et sur le retour parce que je roule moins vite qu'eux ;-)






dimanche 15 septembre 2013

Définition


J'ai entamé mon weekend sans enfants, j'ai un chezmoi dans un état de désordre apocalyptique, j'étais partie trop souvent la semaine dernière pour garder l'endroit rangé si déjà pas propre. 

L'étagère qu'on "devait avoir tout de suite pour y ranger nos cours et livres" est restée dans sa boîte qui elle est restée par terre, elle passera donc un mois ainsi. Le carton pesant plus que moi, je ne prends pas le risque de me casser le dos plus qu'il ne l'est déjà. Comme si demander à mon grand de donner un coup de main était un affront à sa liberté ... 
Ils n'ont rien fait de ce que j'ai demandé, ni mis les couverts avant de manger, ni mis en route le lave-vaisselle, ni pris le soin de mettre leurs vêtements lavés et repassés dans les armoires... 
Suis-je à leurs yeux juste la dame qui les nourrit et arrange leur petite vie pour qu'elle soit "parfaite" à leurs yeux ? 

Que suis-je ? 

Dans ma vie d'aujourd'hui j'ai choisi délibérément d'être celle qui est "en deuxième place". J'ai cédé à la demande du père qui voulait la garde alternée au bout de six mois, j'ai laissé la grande maison pour mon petit chezmoi, j'ai accepté de rester en arrière-plan, nécessaire mais pratiquement invisible. 

Quand je dois me définir, je ne sais pas quoi dire... un mi-temps ? 

Vendredi j'ai été voir un film-documentaire et il m'a secoué. Et quand je suis sortie de la salle je me languissait de passer quelques minutes dans les bras de quelqu'un, pour me rassurer et peut-être même essuyer mes larmes ; la réalité à été que j'ai repris la voiture et que je suis rentrée chezmoi et que l'autre est parti chez lui retrouver son premier plan. Et parfois c'est juste dur et difficile d'être le bokeh certes beau, qui embellit le quotidien fade et sans couleurs mais pas indispensable à l'aspect général... 

Alors me définir aujourd'hui ? 


jeudi 12 septembre 2013

Je vis encore, un peu ... tout petit peu.


Entre la reprise de la danse, les achats "absolument nécessaires", les rendez-vous chez mes médecins, l'abandon de l'espoir pour une connexion stable, le passage dans diverses boutiques d'affaires de danse pour enfin trouver la paire de chaussons de danse qu'il faut à la danseuse pour me résigner à passer par l'école et les chaussons réglementaires pour les examens qui vont me coûter un bras, entre râler parce que les étagères "qu'il nous FAUT TOUT DE SUIIIIIITEEEEEEUUUUX mamaaaaaan" qui restent dans les paquets et encombrent la pièce à vivre depuis deux semaines tout pile... 

Il y a eu : 

- encore des factures à payer, vive la dentiste, vive le fournisseur électricité et gaz ...
- de nouveau deux pneus crevés et bien crevés, quatre pneus en deux semaines ... je ne pense pas qu'il s'agisse d'une coïncidence malheureuse. J'ai dû remplacer les deux d'aujourd'hui et le prix des pneus semble flamber comme le prix de l'essence, ça fait mal de les sortir alors que je suis tellement prise ce mois-ci encore une fois
- de bons moments avec les enfants
- de bons moments avec d'autres personnes
- deux cafés pris de bonne heure
- des tonnes d'essais de bijoux portables, essais sur papier avant d'attaquer pour de bon
- la perte d'une boucle d'oreille qui me tracasse
- une petite heure perdue dans la semaine
- beaucoup de pleurs pendant mes nuits sans que je sache pourquoi je pleurais
- des hauts et des bas




mardi 27 août 2013

Et hop


C'est le mot qui a traversé ma tête au matin à la lecture d'un message qui m'était adressé... et hop, saute  et viens ... sans se demander si, peut-être, peut-être, je n'ai pas prévu autre chose, si je n'ai pas de rendez-vous qui me garde ici dans la coin. Sans se dire que j'ai une vie à côté du "et hop", que j'organise cette vie que je vis seule et que dans mon organisation parfois serrée il n'y a pas de place pour "et hop" à chaque envie de "et hop".

Mais peut-être suis-je trop sévère et trop brute avec les mots, parce que je n'ai pas dormi en trois nuits et que ma tête est lourde et aimerait  "et hop" échapper à cette semaine de pré-rentrée qui me rappelle que le temps passe trop vite et que semaine après semaine les mois s'amoncellent, deviennent des années ... 


lundi 26 août 2013

Une lettre d'excuse


de la part du grand ... mais... j'ai du mal. Il a été tellement loin encore une fois et tellement de rancune envers moi que je me dis que quelque part c'est ce qu'il pense en lui et cela me blesse.

Je n'ai donc pas réagi de suite et je tourne autour du problème qui maintenant vient de moi et non de lui. 

Il me considère comme : une maman formidable, la plus formidable ... et je ne sais pas si c'est "la vérité" ou si c'est juste pour que je passe l'éponge comme si souvent déjà et qu'on continue sur notre lancée ... jusqu'à la prochaine fois. 

Et non, je ne suis pas d'accord d'encaisser toutes les choses qu'il n'ose pas dire de l'autre côté, parce qu'il a peur de l'autre côté, peur d'être privé de ses "avantages" et de ses "privilèges". Alors, oui, c'est facile de l'autre côté de dire : chez moi ... pas de problème avec lui ... 

Je me suis retirée dans ma chambre depuis samedi soir, je range et range et arrange la chambre pour définitivement y caser mon "atelier", pour ne plus empiéter sur la pièce à vivre qui est envahie par les cours de sciences et de maths du deuxième qui révise ses examens de mercredi.

J'essaie de me faire une endroit de retrait pour les moments comme maintenant, proche d'eux mais pas la cible facile. Ils doivent frapper avant d'entrer, je fais pareil chez eux depuis qu'ils sont tout petit et j'estime que j'ai le droit de leur demander la pareille. 
On n'est qu'à 1,50 m les uns des autres mais un mur nous sépare. 

Pour m'occuper l'esprit et les mains j'écoute Anna Karenina, longtemps convoité sur ma liste des envies et je me bricole de nouveaux bijoux avec les vieux, les cassés,  qui iront avec ma garde-robe d'hiver. Parce qu'entre été et hiver on n'a plus ce qu'on appelait "automne". 

Ma fille entre et me demande d'aller laver le chien, de passer dans la magasin de fournitures d'animaux pour y acheter de quoi parer les chevaux qui sont dans le pré derrière chezmoi et desquels elle s'occupera en hiver des temps à autre. Je lui ai dit non et elle en est vexée mais ce mois-ci, mois de septembre je suis tellement serrée que rien de superflu n'entre dans le budget établi. Elle trouve cela nul que je lui fasse la remarque ... peut-être que oui, peut-être que je devrais juste dire : non sans rien tenter d'expliquer. 
Pour qu'elle comprenne que je dis NON aussi et que je le pense et que je m'y tiens.




samedi 17 août 2013

Un tiers


n'est pas beaucoup, même pas la moitié... 

Pendant ce premier tiers, je me suis fortement occupée à "construire un chapeau" à ma taille. Ce qui, pour moi, n'est pas une mince affaire puisque en matière de chapeaux, je suis novice. 

Il prend forme, j'ai pris le soin de faire un essai avec du tissus "pas cher" de chez le grand Suédois et après des modifications au niveau du tour de tête je me suis dit : allez, fonce ;-)

Il ne ressemble pas beaucoup au modèle choisi, déjà parce que j'ai du mal à rester dans ce qui est prévu et puis, j'avoue, aussi parce que je me suis trompée dans la découpe de la doublure... je disais déjà : novice. 

Pendant mon premier tiers, je suis partie en ville de l'autre côté de la frontière, histoire de me changer les idées et de m'accorder un repas que je ne devais pas cuisiner. Toujours aucune amélioration de ce côté... quand je suis seule, je n'arrive pas à me convaincre que me mettre en cuisine pendant une heure est nécessaire à ma survie. Je me nourris donc essentiellement de choses bobo-bio comme des graines, des lentilles, des germes de toutes sortes que je fais pousser en dessous du grand vélux de ladite cuisine. 

Pendant mon premier tiers je suis passée par la case : coiffure, raccourcir de derrière qui prend toujours de l'avance sur le dessus et qui avait certes une belle longueur si on regarde depuis janvier ... mais qui ne collait plus au reste. Alors ... coupe, coupe, coupe et me voilà "propre" et encore plus bouclée qu'avant. Après les chimio quand le premier duvet de nouveau-né a pris de la l'ampleur, j'étais surprise des boucles généreuses sur ma tête. On m'a dit : ça ne restera pas, tu verras, il seront comme avant. 
Ehben, non, ils sont comme "avant" mais en plus ça crolle, comme on dit par ici. 

Pendant mon premier tiers, je suis arrivée à bout des lessives et du séchage, grâce au soleil et aux températures estivales ! Le repassage peut encore attendre, températures estivales riment avec température élevée chezmoi ;-)

Et pendant mon premier tiers, j'ai appris que l'attente ne devient pas plus facile avec l'âge ... et j'ai décidé de ne plus prendre mon téléphone avec moi pendant les promenades et les sorties. Plus facile que le voir et me poser mille et une questions du pourquoi et du comment. 




jeudi 15 août 2013

Petit mot du matin


contre grands maux de l'après-midi. 
parce que les heures entre 12 hrs et du début de soirée sont les plus pénibles, celles où je tourne en rond, celles où j'imagine le pire, celles où je maudis et je peste. 

Le calme revient aux heures du coucher de soleil, peut-être vidée de mes forces pour encore lutter ? 

Les soirées seules, solitaires et calmes, j'en ai besoin. Tout comme des journées sans personne... qui pourra comprendra cela un jour ? Qui pourra vivre avec une personne qui a un besoin fondamental de "rien", qui n'a pas de grandes ambitions, qui n'a pas besoin de belles et longues vacances, qui n'a besoin de "rien" pour être '"bien" ? 
Je vois toutes ces voitures remplies de bagages, les vélos accrochés au fond, les ballons, les jouets, les bébés dans leurs sièges, les plus grands à jouer à côté et je me demande : en quoi cela est "mieux" que ce que je fais en ce moment ? En quoi cela apporte un plus ? 
Pour épater les voisins; oh tiens, ils sont partis loin cette année, deux, trois semaines, un mois loin de leur maison ? Ou pour le plaisir de se trouver "autre part", à ne pas affronter le vide qui pourrait s'installer dans leur vie s'ils restaient chez eux ? Pour ne pas réfléchir à "leur situation", pour ne pas être tenté de changer quoi que ce soit dans leur vie réglée comme du papier de musique ? 

Se contenter de rester chez soi ... est-ce encore convenable alors qu'on nous fait miroiter qu'ailleurs tout est tellement mieux ? 

Pour ma part, partir un weekend, trois jours ... c'est formidable. Juste assez pour découvrir le lieu, juste assez pour faire le plein de nouvelles odeurs, d'une autre luminosité, juste assez. 

Je changerai peut-être et je deviendrai la plus grande adepte des longues vacances, qui sait ? Seuls les idiots ne changent pas leurs idées ... 

Mais le besoin de solitude ? Sera-t-il un jour assouvi ? Assez pour savoir savourer une nouvelle vie à deux ? Ou faudra-t-il que le prince charmant ait le même besoin ? De travailler un peu de son côté pour mieux apprécier les retrouvailles ? 



mercredi 14 août 2013

Les joueurs de beach


S'entraînent dans le parc qui borde le petit lac à côté de chezmoi.

Les pieds nus, les bras en l'air, la tête à l'affut du moindre geste du vis-à-vis. 

Ils sont beaux, bronzés et musclés, de petits dieux en short :-) 

Je leur fais : bonjour, en passant, en promenant le chien et moi-même dans le beau temps. 

Mon humeur est mitigée, j'ai enfin reçu les tirages des photos-sculpture, je les ai attendues patiemment et hier une gentille dame m'a informé que le livreur n'avait pas trouvé mon adresse ... ah oui ... c'est cela... route principale et des bâtiments grands comme un centre commercial... ah oui. 

Donc, aujourd'hui, point de sortie trop longue, je guettais le camion avec son précieux chargement. 
En déballant une petite voix m'a soufflé : ce sera complètement raté, tu verras, ce sera du caca... 
Comme je connais ma petite voix et que je connais sa façon de me pourrir la vie, je lui ai dit : chut, tais-toi, laisse-moi au moins jeter un oeil ... 

J'ai déroulé les tirages, grands tirages et puis, je ne savais pas si je devais adorer ou détester mon travail. 
Je les trouve sublimes quelque part, je les trouverai sublimes si ce n'était pas moi qui les avait fait... 
mais comme c'est moi ... je cherche chaque petit point qui n'est pas .... comme il faut. 

J'aimerai les accrocher mais les murs de chezmoi ne sont pas tendres en ce qui concerne les trous et les clous... des murs en béton armé ?? Donc avant de sortir la perceuse et de trouer le mur ... ne serais-ce pas plus prudent de laisser passer un peu de temps ? Pour vraiment me les approprier ces photos ? 

Pour vraiment me dire : oui, c'est moi... l'artiste ? 

Ou de les jeter comme tellement d'autres avant elles ??

Même le ciel est d'accord avec moi ;-) beaucoup de noir et une once de lumière, d'espoir ...





mardi 13 août 2013

Mitigée


comme le temps d'aujourd'hui. Quelques gouttes de pluie, des températures qui tendent vers le "frais". 

C'est un temps qui me convient mieux que la chaleur torride, je mets volontiers un pull pour rester dehors, prendre l'air au maximum et "profiter" des vacances. 

Plus que deux semaines et l'année scolaire redémarre... avec trois enfants en secondaire, avec des frais conséquents aussi. 

La ligue des familles du pays estime une rentrée à 251 euros par enfant, hors achat de manuels scolaires, cartes de train, vêtements etc... je confirme, on ne passe jamais en dessous de cette marque, bien que je fasse attention d'acheter "en gros" et pour l'année complète de préférence. 

Cette année j'ai une réserve de bics noir et bleu conséquente, j'ai investi dans les blocs de cours et il faudra encore voir avec la Miss comment elle s'organisera pour les cours. Fini la prise en main du "maître" pour gérer les feuilles, pour garder de l'ordre et une logique d'étude. 

Les garçons sont de véritables catastrophes sur ce point et ne lui seront d'aucune aide... 

Bien qu'elle soit la troisième et dernière, bien que je devrais avoir l'habitude déjà, la voir partir à A. me rend triste, fini les temps de midi, les heures avant que les garçons ne rentrent, fini les tête-à-tête au parc quand il fait beau. Je ne la verrai plus beaucoup ma Miss, elle restera à A. le mardi et jeudi pour enchaîner école et école de danse, son retour estimé à 20.00.

Dire que l'année prochaine le Grand ne sera même plus ici, qu'il commencera ses études universitaires ou militaires ... que cela me semblera vide... le voir une fois de temps à autre si tout va bien... non, ne pas y penser ... surtout pas maintenant. 

Je décompte les jours comme le prisonnier je coche les jours avec les retrouvailles avec ceux que j'aime et qui sont partis avec leur famille passer de jours heureux loin de moi. 


lundi 12 août 2013

One of those days


Il existe des jours comme aujourd'hui. Je me réveille après une vraie nuit de sommeil, après des heures sans accros, avec des rêves dont je ne me souviens pas. Reposée et fraîche comme une crème chantilly. 

Je sors de mon lit, je m'étire, tiens, je n'ai pas trop mal, mon bras n'est pas enflé et mêmes mes doigts ne ressemblent pas à des boudins. 

J'ouvre la grande porte fenêtre qui donne sur la terrasse, je sors, hume l'air et tiens, le voisin ne fait pas trop de bruit. 

J'installe ma tasse de café sur la petite table, je prends le temps de savourer quelques madeleines. 

Mon regard contemple mes environs, je vois les pêcheurs au petit lac, matinaux comme toujours. 

Que c'est beau aujourd'hui, que c'est beau et agréable de vivre ! 

Petit tour de rangement, nettoyage du matin, ramasser les poils du chien qui en perd toujours, lui caresser sa grosse tête et me réjouir de son regard, si tendre et si attachant. 

Sortie avec le gros chien, il est heureux d'entendre le mot : promener, il dandine devant l'ascenseur, oublie qu'il doit s'assoir pour que je lui passe son collier autour du cou, petite éducation oblige. 

Arrivés en bas, on patiente au bord de la route, je lui dis : attention voiture, tu restes avec moi, lui me regarde comme s'il comprenait ce que je dis même si je pense qu'il ne fait que suivre mes mouvements. 

Une de ces journées qui s'annonce si bien, si paisible, si bien en moi, si bien dans ma vie. 

Tiens, j'avais presque oubliée, j'entame ma dernière semaine sans enfants... 

Même le manque s'est calmé, caché derrière les nuages. Il est là, en permanence, aujourd'hui il se fait discret.

Oui, une journée comme celle-ci, je la garde en mémoire, trésor inespéré et apprécié à sa juste valeur.