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samedi 8 mars 2014

Journée de la femme



Belle et bonne raison d'enfin me mettre à cet espace un peu abandonné, faute de temps, faute à tout, faute à la vie, faute à … moi, tout simplement.

Depuis un mois, rien, rien du tout, même pas une photo, même pas une petite phrase pour me plaindre de ma vie, rien, le néant. 

Depuis un mois, chômeuse, désorientée, fauchée, riant nerveusement à l'idée de rester dans cet état, me donnant du courage pour ne pas rester à broyer du noir. 

Un mois à réfléchir énormément, encore plus que d'habitude, c'est dire. Un mois à ne plus me voir dans aucun futur, c'est dur. Un mois à chercher les "beaux moments", à courir après des rayons de soleil disparus dans le brouillard. 

Un mois à cerner le problème qui couvre le tout : incapable de croire en des promesses si elles ne sont pas accompagnées d'actes tangibles, incapable de rester de marbre, incapable d'avoir une confiance aveugle…

Parce que la vie, c'est aussi cela, des choses auxquelles se raccrocher quand tout le reste s'écroule. 

Changer mon fusil d'épaule, je l'ai fait si souvent que mes épaules ont des callosités, qu'elles sont douloureuses du poids qui les écrase. 

Encaisser choc après choc, encaisser les petits coups comme les grands, me sentir si inutile, si remplaçable. Encaisser les blessures qui viennent d'autres qui ne savent pas que les petites gouttes remplissent mon déjà trop-plein et qu'une gouttelette se fera déverser le contenu… 

Je n'ai pas bronché auprès des bonnes personnes, je n'ai rien dit lundi quand mon grand à fêté sa majorité et que je ne l'ai pas su serrer dans mes bras, parce que c'était semaine-papa et que papa avait organisé une fête en famille à laquelle mon fils ne pouvait se soustraire, je n'ai pas pu le serrer, encore et encore, lui donner de cet amour maternel qui s'accroît au fil des jours, semaines, mois et années. Je n'ai pas pu l'avoir ici, même pas une demi-heure… j'en suis restée triste, je me suis sentie mise de côté, oubliée par un autre côté encore une fois.

Toute la semaine j'ai essayé de faire bonne figure, j'ai essayé de ne pas trop réagir aux phrases qui me disaient toutes la même chose : mais c'est pas grave, tu le feras vendredi quand les enfants seront de nouveau chez-toi… j'ai répondu : oui, c'est vrai, c'est pas grave, on le fera un autre jour, alors que j'avalais des larmes amères. 
Cela n'est peut-être qu'un détail, cette non présence, cette absence, encore une, encore un jour de plus qu'on m'enlève sans me demander mon avis, sans me consulter, sans me voir comme une personne qui compte.
Je ne parle même pas de la situation qui semble s'envenimer dans la grande maison mais qu'on balaye à coups de fêtes de famille, de sorties lointaines, de faire semblant, de jouer la comédie du "tout va si bien", ils en ont tellement l'habitude de couvrir ce qui ne va pas au dessous de nappes, dans des verres de vin qui ne désemplissent jamais afin de ne jamais voir le fond du problème, inutile donc que j'essaye de passer un message puisque je suis invisible, indésirable. 

Et finalement chercher les tout petits instants de bonheur pur, les minutes parfaites, les pépites qu'il faut déterrer et chérir. Chercher et trouver le sol dur, hostile, méfiant. Polir ce qu'on a avant que le quotidien ne ternisse leur éclat. Creuser trop profond et le sol se dérobe me laissant haletante et glacée à l'idée que la source se tarisse pour de bon. 


samedi 1 février 2014

A propos de bonnes résolutions


Je n'en prends plus, disons que prendre de bonnes résolutions ne fait que me montrer que je suis incapable de m'y tenir et cela me fait réfléchir si je suis juste énormément fainéante ou si je suis trop ancrée dans mes mauvaises habitudes, ce qui amène à d'autres réflexions sur pourquoi est-ce si difficile de se défaire de mauvaises habitudes si on sait qu'elles sont mauvaises, sinon on dirait "simples habitudes", non ?

Cette année n'a pas eu d'exception à la règle, ma bonne résolution est de ne pas en prendre ;-) et comme je l'ai écrit plus haut, je n'arrive pas à m'y tenir, donc, j'en a pris une, une bonne résolution. Je sais, on frôle le surréalisme … 

Ce qui m'impressionne le plus chez d'autres femmes est depuis toujours en tête de liste que certaines arrivent à être pimpantes et nettes peu importe la situation, l'heure ou l'endroit. Sonner à la porte d'une femme à 8 hres du matin et la voir ouvrir la porte, souriante et accueillante alors que vous n'aviez pas prévenu de votre visite relève pour moi du miraculeux. Ces femmes qui sont bien habillées, maquillées juste ce qu'il faut pour les rendre encore plus belles, coiffées et parfumées d'une façon sophistiquée qui ne tient pas seulement du prix de ce qu'elles portent… Elles ne sont pas sur le chemin du travail, elles sont juste comme elles sont chez elles, à s'occuper des enfants, à organiser le dîner du soir, à accueillir d'autres femmes qui viennent dire bonjour, leur servant un café sur une table débarrassée du petit-déjeuner, dans une cuisine qui sent bon, dans une maison qui respire l'ordre… 

Quand telle chose arrive chezmoi, je ne suis pas trop contente d'ouvrir la porte, il y a toujours une tasse qui traîne sur un recoin de table, la mienne de surcroît parce que mes tasses m'accompagnent partout, à table, devant l'ordi pour taper un mail, dans la salle de bains pour que le liquide brûlant refroidisse le temps que je prenne ma douche. Il y a toujours une paire de chaussures sous la table, ceci étant le cas QUE quand les enfants sont ici ! Je dis cela pour ma défense… ;-) 

Je ne suis pas pimpante, encore moins bien habillée, je suis en uniforme "femme à la maison avec un gros chien baveux et affectionné"… allez, je suis très franche et sincère, avant Achille c'était pareil … ma tenue préférée étant un vieux jeans bien délavé qui "va bien", des T-Shirts en soi immettables et les pulls qu'on a honte de savoir dans ses armoires… peut-être que j'ai été façonnée ainsi, peut-être que je porte en moi le gène "des habits vieux et moches" à la maison ?
Je n'ai aucune personne dans ma famille qui soit habillée propre chez elle. Aucune des trois femmes que j'ai vues et côtoyées en grandissant, mère, marraine, tante, ne reste habillée "propre" une fois la pas de porte franchi. "Propre" veut dire, sortable, non:  sale et non lavé … que le terme ne porte pas à confusion. Elles passent de "bien sur elles" à "pauvrette" en un clin d'oeil, impressionnant … je ne suis (pas encore) à ce stade, je ne me change pas au fil de la journée mais j'ai du mal à me mettre "bien sur moi" si je sais que je serai seule, que je n'ai pas de sorties prévues, que je n'ai pas de rendez-vous … 

Ma bonne résolution : arriver à être présentable dès le matin. Il est trop tentant de se laisser aller parce qu'on n'a pas l'obligation d'aller travailler, d'aller à la rencontre de personnes, de se présenter au monde. 
J'ai même fait l'impensable en donnant TOUS les t-shirts de la honte … et une partie des pulls immondes aussi. Je regrette ;-) heureusement qu'un seul était au lavage lors de mon accès de rangement/jetage… il est le fidèle compagnon de tant d'années, il est comme ma bouée de sauvetage le matin quand il fait froid. 
Malgré tout le mal que j'ai à me défaire de mon laisser-aller en matière vestimentaire chezmoi, il y a du "mieux", je mets volontiers une robe assortie de collants et d'un gilet et OUI c'est plus motivant pour  sortir sur un coup de tête, à aller chercher du pain à trois heures de l'après-midi parce qu'il ne faut plus passer par la case : habillement ! 
Je suis loin d'être une des femmes que j'admire, je suis loin de tout cette perfection (peut-être apparente, peut-être que derrière les portes fermées s'accumulent les tasses de thé et de café, les chaussures des enfants, les chaussettes de leurs fils ??? Je me dis cela pour me donner "bonne conscience" mais je sais que leurs armoires sont nickel et que dans les chambres les lits sont faits, le linge trié par couleurs et par matières attend dans des bacs recouverts de lin couleur parme qui va si bien avec les tapis moelleux de leurs hall d'entrée…) 





samedi 23 novembre 2013

Allez, un résumé s'impose


Quelle semaine ... pffff mais quelle semaine... 

Commençons avec les bonnes choses : en un je place que mon Grand semble avoir trouvé le bonheur auprès d'une fille qui a l'air sympathique (à mort dixit ma fille) qui fait, comme lui, de la musique mais qui repartira en fin d'année dans son pays lointain puisqu'elle est en échange "scolaire", donc ... difficile certainement à vivre puisque décompter les jours restants ... enfin, il est heureux et tout le monde est heureux pour lui ! 

En deux : la naissance du cousin de mes enfants, cousin que je ne verrai jamais (étant "bannie" de la famille ...) mais pour qui j'ai confectionné un petit ensemble "de mec" à l'image des chemises du papa. J'espère que le cadeau ne sera mis de côté comme moi ;-)

En trois : en trois ? trois ... non, j'ai beau chercher, pas de trois. 

Passons aux choses moyennes et rigolotes puisque inattendues : en un la lettre qui confirme qu'un comité a décidé d'envoyer mon dossier au prochain médecin qui lui, maintenant je rigole, va estimer si je peux reprendre mon dernier poste de travail ;-) ça a l'air bien, écrit comme ça mais (on sentait le mais arriver en douce) ... mon dernier poste de travail n'était pas prof de solfège comme on aurait pu le croire ... mon dernier poste était un poste fictif dans l'entreprise que gère le père des enfants, l'entreprise familiale de la famille qui m'a "bannie" ;-) en clair, je pourrais reprendre une place dans l'entreprise si le médecin estime que je suis apte à le faire ;-)))) c'est tout de même le comble de toute cette histoire de divorce, de maladie, de problèmes à n'en pas finir ;-) je rigole et j'attends ce qu'on me dira au prochain rendez-vous. 

Puis, les vraiment pas bien, les mauvaises et moches choses qui me sont arrivées cette semaine : encore un pneu crevé et j'ai eu une chance inouïe de m'en sortir indemne puisque le pneu a explosé alors que je venais juste de sortir le l'autoroute ... à quelques mètres et cela aurait été la catastrophe. Et si cela vous arrive en pleine nuit, c-à-d vers 20hrs du soir, trouver un dépanneur qui veuille se déplacer pour remorquer la voiture chez votre marchand de pneus qui vous fait signe s'il vous croise, tellement vous passez du temps chez lui, je peux affirmer que c'est une entreprise assidue. En comme à 20hres vous tombez sur le "service de nuit", la facture est plus que salée et j'ai vu partir le reste d'argent du mois dans la main du gars très gentil et serviable avec sa dépanneuse. 

Dans les moins bonnes aussi une entente qui semble se dégrader sérieusement sans que je puisse cerner le "vrai problème" si ce n'est que je réfléchis trop et que je m'embarque dans de longues explications qui n'intéressent pas et qu'on me sent comme : intransigeante et campée sur mes opinions alors que dans ma tête tous les scénarios possibles ont déjà été joués et que mes décisions ne sont pas irréfléchies et bornées mais la seule issue. Que j'ai du mal à encaisser des critiques qui me semblent venues de nulle part, c'est vrai, cela peut être un problème... J'ai juste l'impression qu'on veuille me dire ce que j'ai à faire, à dire, à ne pas dire, à ne pas écrire et là je bloque parce que c'est facile de vouloir guider si on ne partage pas le quotidien et qu'on passe peut-être à côté de l'essentiel : que moi je dois vivre avec et faire du mieux que je puisse faire pour m'en sortir. Et que tant que la situation sera ainsi mes décisions doivent être bonnes pour moi en premier lieu, pour les enfants et moi en second...



jeudi 15 août 2013

Petit mot du matin


contre grands maux de l'après-midi. 
parce que les heures entre 12 hrs et du début de soirée sont les plus pénibles, celles où je tourne en rond, celles où j'imagine le pire, celles où je maudis et je peste. 

Le calme revient aux heures du coucher de soleil, peut-être vidée de mes forces pour encore lutter ? 

Les soirées seules, solitaires et calmes, j'en ai besoin. Tout comme des journées sans personne... qui pourra comprendra cela un jour ? Qui pourra vivre avec une personne qui a un besoin fondamental de "rien", qui n'a pas de grandes ambitions, qui n'a pas besoin de belles et longues vacances, qui n'a besoin de "rien" pour être '"bien" ? 
Je vois toutes ces voitures remplies de bagages, les vélos accrochés au fond, les ballons, les jouets, les bébés dans leurs sièges, les plus grands à jouer à côté et je me demande : en quoi cela est "mieux" que ce que je fais en ce moment ? En quoi cela apporte un plus ? 
Pour épater les voisins; oh tiens, ils sont partis loin cette année, deux, trois semaines, un mois loin de leur maison ? Ou pour le plaisir de se trouver "autre part", à ne pas affronter le vide qui pourrait s'installer dans leur vie s'ils restaient chez eux ? Pour ne pas réfléchir à "leur situation", pour ne pas être tenté de changer quoi que ce soit dans leur vie réglée comme du papier de musique ? 

Se contenter de rester chez soi ... est-ce encore convenable alors qu'on nous fait miroiter qu'ailleurs tout est tellement mieux ? 

Pour ma part, partir un weekend, trois jours ... c'est formidable. Juste assez pour découvrir le lieu, juste assez pour faire le plein de nouvelles odeurs, d'une autre luminosité, juste assez. 

Je changerai peut-être et je deviendrai la plus grande adepte des longues vacances, qui sait ? Seuls les idiots ne changent pas leurs idées ... 

Mais le besoin de solitude ? Sera-t-il un jour assouvi ? Assez pour savoir savourer une nouvelle vie à deux ? Ou faudra-t-il que le prince charmant ait le même besoin ? De travailler un peu de son côté pour mieux apprécier les retrouvailles ? 



mardi 13 août 2013

Mitigée


comme le temps d'aujourd'hui. Quelques gouttes de pluie, des températures qui tendent vers le "frais". 

C'est un temps qui me convient mieux que la chaleur torride, je mets volontiers un pull pour rester dehors, prendre l'air au maximum et "profiter" des vacances. 

Plus que deux semaines et l'année scolaire redémarre... avec trois enfants en secondaire, avec des frais conséquents aussi. 

La ligue des familles du pays estime une rentrée à 251 euros par enfant, hors achat de manuels scolaires, cartes de train, vêtements etc... je confirme, on ne passe jamais en dessous de cette marque, bien que je fasse attention d'acheter "en gros" et pour l'année complète de préférence. 

Cette année j'ai une réserve de bics noir et bleu conséquente, j'ai investi dans les blocs de cours et il faudra encore voir avec la Miss comment elle s'organisera pour les cours. Fini la prise en main du "maître" pour gérer les feuilles, pour garder de l'ordre et une logique d'étude. 

Les garçons sont de véritables catastrophes sur ce point et ne lui seront d'aucune aide... 

Bien qu'elle soit la troisième et dernière, bien que je devrais avoir l'habitude déjà, la voir partir à A. me rend triste, fini les temps de midi, les heures avant que les garçons ne rentrent, fini les tête-à-tête au parc quand il fait beau. Je ne la verrai plus beaucoup ma Miss, elle restera à A. le mardi et jeudi pour enchaîner école et école de danse, son retour estimé à 20.00.

Dire que l'année prochaine le Grand ne sera même plus ici, qu'il commencera ses études universitaires ou militaires ... que cela me semblera vide... le voir une fois de temps à autre si tout va bien... non, ne pas y penser ... surtout pas maintenant. 

Je décompte les jours comme le prisonnier je coche les jours avec les retrouvailles avec ceux que j'aime et qui sont partis avec leur famille passer de jours heureux loin de moi. 


lundi 12 août 2013

One of those days


Il existe des jours comme aujourd'hui. Je me réveille après une vraie nuit de sommeil, après des heures sans accros, avec des rêves dont je ne me souviens pas. Reposée et fraîche comme une crème chantilly. 

Je sors de mon lit, je m'étire, tiens, je n'ai pas trop mal, mon bras n'est pas enflé et mêmes mes doigts ne ressemblent pas à des boudins. 

J'ouvre la grande porte fenêtre qui donne sur la terrasse, je sors, hume l'air et tiens, le voisin ne fait pas trop de bruit. 

J'installe ma tasse de café sur la petite table, je prends le temps de savourer quelques madeleines. 

Mon regard contemple mes environs, je vois les pêcheurs au petit lac, matinaux comme toujours. 

Que c'est beau aujourd'hui, que c'est beau et agréable de vivre ! 

Petit tour de rangement, nettoyage du matin, ramasser les poils du chien qui en perd toujours, lui caresser sa grosse tête et me réjouir de son regard, si tendre et si attachant. 

Sortie avec le gros chien, il est heureux d'entendre le mot : promener, il dandine devant l'ascenseur, oublie qu'il doit s'assoir pour que je lui passe son collier autour du cou, petite éducation oblige. 

Arrivés en bas, on patiente au bord de la route, je lui dis : attention voiture, tu restes avec moi, lui me regarde comme s'il comprenait ce que je dis même si je pense qu'il ne fait que suivre mes mouvements. 

Une de ces journées qui s'annonce si bien, si paisible, si bien en moi, si bien dans ma vie. 

Tiens, j'avais presque oubliée, j'entame ma dernière semaine sans enfants... 

Même le manque s'est calmé, caché derrière les nuages. Il est là, en permanence, aujourd'hui il se fait discret.

Oui, une journée comme celle-ci, je la garde en mémoire, trésor inespéré et apprécié à sa juste valeur.




samedi 10 août 2013

Quand j'ai trop dans ma tête


je n'arrive à rien faire .... 

Là, tout de suite, j'hésite entre : 
- coudre un chapeau pour l'hiver
- lire un livre
- écouter un livre
- tricoter un pull pour l'automne
- continuer dans la layette
- Photoshop
- Photoshop
- Photoshop 
- trier mes 40000 photos et ne garder que celles "qui vont"
- ranger une ou deux armoires avant la rentrée pour "faire de la place"
- tapisser la pièce à vivre, au moins un mur ...
- sortir avec le chien pour qu'on prenne l'air et que j'éclaircisse mes idées
- coudre enfin une chemise-homme pour le Grand
- trier les tissus qui dorment comme des bienheureux 
- Photoshop 

ah oui, et : préparer du pain pour le weekend et aller faire des courses (mais je déteste aller faire des courses ... cela devient franchement une corvée ...)

Je pourrais aussi me poser dans un fauteuil, prendre le soleil et rêvasser en pensant à hier... 

Ou vider la cave et amener le trop plein de cartons au centre de recyclage ... 

Commencer par faire une liste de tout pour cocher à fur et à mesure ? 

J'ai la tête tellement pleine qu'elle refuse de voir clair et ma migraine qui me tient depuis mercredi ne m'aide pas vraiment... 

Bon, je sais, je vais arroser les plantes sur les terrasses ! 




lundi 5 août 2013

Peut-on demander


un écrit qui rassure ? Des promesses à tenir ? Une lettre qui remplacera l'angoisse de la perte ? 

Je ne sais pas ... je ne suis pas certaine ... et cela me fait enrager ... contre moi ... 





dimanche 4 août 2013

J'émerge


de cette semaine passée, riche en rendez-vous et déplacements et puis à l'arrêt depuis jeudi. Un peu malade, un peu plus malade. J'ai payé de mon corps et je me sens fatiguée.

La température est enfin partie, je vois du mieux !

Retrouver chezmoi vide d'enfants, partis deux semaines avec le père, sa nouvelle copine et la fille de la nouvelle copine. Deux semaines au sud de la France, dans une villa avec piscine et absolument tout le luxe qu'il faut pour passer des vacances inoubliables.

J'ai eu mal au coeur de voir ma fille pleurer : je ne veux pas être sans toi pendant deux semaines...
Je lui ai assuré qu'elle n'aura même pas le temps de penser à moi, tellement d'activités prévues, tellement de choses, tellement de visites planifiées.
Je les retrouverai épuisés, comme à chaque vendredi.

Le père a changé les 3 semaines en 2, soit-disant pour : comme ça maman ne sera pas sans vous si longtemps ... mais ... tout le monde sait bien qu'il aura ainsi une semaine à passer en tête à tête avec son amoureuse et que si celle-ci n'était pas là il ne m'aurait pas "rendu" les enfants avant la fin "de sa semaine".

Cela ne me dérange pas de les avoir avec moi, j'avais prévu autre chose, j'ai annulé, ce n'est pas grave, j'aime passer du temps avec eux et j'aime avoir la possibilité de passer "plus de temps" avec eux.

Ma psy, que j'ai vue la semaine dernière, me parle de : il ne s'est toujours pas séparé de vous, il reste encore dans cette relation et essaye de continuer à contrôler votre vie en vous prévenant à la dernière minute des changements, ainsi il a l'impression d'avoir encore de l'emprise sur vous ..."
Cela expliquerait qu'il a choisi une femme sosie de moi ... et je me dis que c'est tout de même terrible pour la nouvelle femme de faire office de remplaçante ... surtout qu'elle ne doit pas savoir, pas encore.
Ce qui expliquerait aussi qu'il la tient "loin de moi", qu'il se gare en face en non devant chezmoi pour ramener les enfants quand elle l'accompagne. Pour qu'elle ne se rende pas compte de la ressemblance frappante que l'on me confirme de partout. Ma fille dirait : glauque ;-)

Je me prépare aussi à la séparation annuelle, celle qui fait toujours peur et qui fait toujours mal. Peur de retrouvailles difficiles au bout de 21 jours. Peur que les retrouvailles sonneront la fin... 






mardi 16 juillet 2013

Ma place, la place de qui ?


Je n'ai pas de place précise dans la vie. Je suis à la périphérie des galaxies qui forment mon système solaire. Ni ici, ni là, quelque part, bien rangée comme un vieux livre qu'on connaît trop déjà.

J'ai bien cherché mais rien trouvé. Nulle part une petite affichette riquiqui avec mon nom, même pas de prénom inscrit. 

J'ai bien cherché et trouvé des indices qui ont mené devant une porte fermée, austère et infranchissable. 

Quand mes doigts ont touché le bois pour que ma présence se fasse remarquer, une ondée de mots s'est abattue sur ma tête. 

Je n'ai pas compris de suite mais au flot discontinu atteignant mes pensées et mon moi, il m'a semblé distiller quelques bribes. 

"J'ai déjà perdu trop de temps avec des mots" m'a-t-on signalé, énervé et en rage, "disparais si tu ne puis te taire"

J'ai donc rejoins ma place qui est nulle part et je me suis raisonnée...






vendredi 5 juillet 2013

Analyse de cette semaine


Temps gris et humeur entre deux.

Deux mini-escapades chez le voisin, des journées de mal et enfin une petite éclaircie du temps de midi. 

En "attente" d'une réponse à la question HYPER-URGENTE, réponse que je ne pense pas avoir, "on" a l'habitude à force ...

Savoir que les semaines prochaines seront pas toujours faciles, trop d'absences, trop de jours "sans". 

Une semaine mitigée, semaine fatigante et épuisante d'un point de vue santé. 




mardi 21 mai 2013

Il est dix heures quarante cinq


me dit mon ordinateur qui parle. Je ne lui réponds pas, c'est bien !

Journée maussade dehors, j'ai rallumé le chauffage et dormi avec un t-shirt. C'est rare...

Fille à la maison encore ce matin, malade mais retournera à l'école cet a-m parce qu'elle doit passer son examen de benjamin secouriste.

En attente de nouvelles, sans espérer en avoir. 

Coup de fil amusant hier soir, j'ai ri et de bon coeur. 

De la laine pour de nouveaux projets tricot, des couleurs hors du commun avec une qualité impeccable en plus. 

Pas envie de me lancer dans le repassage... c'est fatiguant quand les bras sont lourds et les abdos douloureux.

On est tous en mode ralenti, tout le monde se traîne, mes co-promeneurs de chien traînent la patte comme leurs compagnons. On se salue du bout des lèvres, on passe une minute ou deux à parler et puis chacun repart de son côté. 

Je me mets à la recherche de chaussettes, c'est rare. 

Le linge ne sèche pas, donc les machines ne suivent pas et j'accumule du nouveau retard. 

Je déteste ce temps de M !!!!!



samedi 20 avril 2013

Juste un peu


juste un peu de ras-le-bol à attendre... qu'on veuille se manifester, qu'on prenne le soin de prévenir ... juste un peu de ras-le-bol à rester dans ma position de demandeuse ... rien d'autre.


lundi 15 avril 2013

J'ai envie de scones


et j'ai préparé la pâte comme je la prépare à chaque fois, mais ... elle ne veut pas lever ! 
Manque de bol, j'ai vraiment envie de sconses pour mon repas de midi, midi qui est passé de 45 minutes déjà. 
J'ai donc rajouté un peu de levure, encore un peu de lait et un peu de farine. Espérons que la pâte prenne (oulaaa, je me dépasse là :-))

Sinon, nouvelle semaine, nouveau temps. Différence de température de 20 degrés, changement de vestiaire, a-t-on encore besoin d'affaires "de printemps" ?? 
Le temps change, la pluie se profile à l'horizon, le ciel s'est couvert de nuages gris, maussades, comme d'habitude.

Je n'aime pas quand on dispose de moi comme d'un livre, qu'on prenne mon temps pour acquis, qu'on pense que je suis disponible au simple coup de fil. Cela m'énerve assez pour que je me mette de mauvaise humeur pour un bout de temps. Je n'aime pas quand on me dit oui, puis non, puis c'est pas de ma faute tout de même ! Je n'aime pas qu'on me fasse attendre, quand je suis prête et qu'on annule au dernier moment. 
Je n'aime pas, juste parce que c'est ainsi que j'ai vécu trop longtemps... toujours à attendre que monsieur rentre, ne jamais savoir s'il sera là pour ceci ou cela, le voir partir le samedi après-midi, le dimanche soit disant pour aller chercher un truc indispensable et réapparaître des heures plus tard sans le moindre mot d'explication. 

Alors il reste juste quelques petits relents de ce temps et disposer de moi de façon aléatoire ? Non merci, très peu pour moi :-)




jeudi 21 mars 2013

Ce que j'aime


c'est entendre les petits bouts de crasse monter dans le tuyau de l'aspirateur.
c'est me réveiller le matin et de voir un petit oiseau se poser juste là devant mon nez.
c'est manger un morceau de chocolat en le laissant fondre dans ma bouche, sans avaler, le laisser couler le long de mon larynx et garder le goût pendant les 10 minutes qui suivent. 
c'est me faire de beaux ongles laqués, du discret au voyant, peu importe à partir du moment que c'est fait proprement, ce qui n'arrive presque jamais, je n'ai pas la patience nécessaire d'attendre.
c'est sortir et me rendre compte que l'air à quelque chose de printemps.
c'est l'odeur de la première pluie après une longue période de chaleur. 
c'est de passer du temps juste avec un des enfants, comme s'il était enfant unique, lui donner toute l'attention pendant deux, trois heures et de les retrouver tous les trois en me disant que c'est tout de même ainsi que j'aime mon "métier de maman"
c'est l'odeur de la baguette encore chaude qui sort du four
c'est vivre, tout simplement !


dimanche 3 mars 2013

Je me sentais


Traversée par le fil me reliant à la vie, seule au milieu de nulle part, à chercher l'issue de l'histoire. 










jeudi 31 janvier 2013

Et toi ?


Toi qui restes dans ta voiture à écouter de la musique avec beaucoup de basses ?
Toi qui fais tourner le chauffage pour ne pas geler en attendant ?
Toi qui respires l'air pourri qui empeste la région ?
Toi qui aimes tellement rire mais rire tout seul n'est pas super ?
Toi qui attends patiemment ?
Toi qui ne t'énerves que rarement pour des broutilles ?
Toi qui aimerais changer quelques petits détails dans ta vie ?
Toi qui n'aimes pas se lever tôt quand il fait froid ?
Toi qui ne manges rien ce soir parce que tu n'as pas vraiment digéré ton repas de midi ?
Toi qui as eu sa dose de transports et de déplacements ?
Toi qui regrettes la grosse voiture confortable ?

Comment vas-tu ?

Moi ?


Je vais bien :-) Merci


lundi 14 janvier 2013

jeudi 10 janvier 2013

Enfin


elle est partie ... 
La migraine a lâché prise depuis hier soir, ma nuque et mon dos sont très douloureux et mon corps est à bout de forces. 
Ce qui n'empêche que chez-moi on dirait qu'un troupeau de vaches a traversé le tout... je n'ai pas su m'occuper du ménage et du linge, du coup chezmoi est rempli de pulls, de jeans, de housses de canapé, de jetés de lit qui essaient de retrouver leur état normal, sec et repassé. 

Rien ne sert de me morfondre, il faut le faire, alors attaquons par le haut et travaillons vers le bas :-)



mercredi 24 octobre 2012

Les chevaux sont partis


Au matin point de silhouettes dans le brouillard automnal, ils sont partis dans leur logis d'hiver. 

Je vois les arbres se dénuder, quelques feuilles restend accrochées pour montrer leur désaccord. 

Je demande de l'aide aux garçons et rien ne se fait. Alors je n'ai pas envie de me fâcher mais je suis fâchée tout de même. Entre me fâcher et être fâchée... quelle est la différence ? Juste celle que je ne dis rien et que je ne les brusque pas, que je ne les gratifie pas d'un regard "de prof" comme le décrit si bien ma fille. 
Je suis tout simplement trop fatiguée pour me fâcher... 
Le weekend partagé entre gastro et devoirs maternels, le début de semaine clouée sur place avec un bon refroidissement. 

J'ai rêvé cette nuit de façon tellement réaliste ... c'était si beau et si "vrai" que j'ai beaucoup de mal à en sortir. 

Je vais partir en weekend encore une fois. Je me réjouis ! Plus aussi loin qu'il y a deux semaines mais un peu plus de temps sur place, deux nuits et une multitude d'occasions de faire le plein d'énergie, je l'espère.