ou, comment perdre la moitié d'une journée pour non-organisation totale ?
J'ai tapé le réveil à six heures, je l'ai mis en dessous du lit où il a fait connaissance avec mon chat (qui ne pourra pas déménager avec moi ...) qui lui, le chat, chassait une grosse araignée ... la vie à la campagne à ses désavantages. Le chat, très fière de sa prouesse, m'a amené l'araignée devant mon nez, j'ai moyennement apprécié. Le chat a été chassé du lit avec l'araignée...
Je me suis rendormie pendant trois heures ... pas mal pour une personne qui est sensée déménager une maison entière ... donc, mauvais calcul numéro UN.
J'ai pris mon café dans la seule tasse qui reste encore et qui me suivra (le reste de la vaisselle, celle dont on ne sait pas encore qui en aura la garde est sous scellé, je ne veux pas avoir a relaver TOUTES les tasses encore une fois ...) elle-aussi bientôt chez-moi. Café trop chaud, je me suis brûlée le palais... j'ai dit un gros mot ! Le premier de la journée.
Quelques petits trucs administratifs plus tard, un coup de fil exceptionnellement long, mais au combien agréable, m'a retenu devant l'ordi (bienvenue au pays où l'on est obligé de rester absolument totalement et entièrement dans la même position sous peine d'être coupée du réseau mobile ...), donc PAS de caisse supplémentaire à mon effectif. Mauvais calcul numéro deux.
J'ai eu un choc en regardant l'heure ! Voulant profiter de ma super-doche-massante-rain-shower-et-j'en-passe, j'ai snobé la douche d'ici et j'ai filé vers chez-moi. La douche, aaaaah, quel plaisir cette douche, d'ailleurs elle m'a donnée une terrible envie de dessert... bizarre cette douche ! Dangereuse même !
Sortie de douche, mauvaise habitude d'ici, je sors encore bien mouillée et dégoulinante sur la terrasse pour me sécher, hmm, oui, bonjour Madame ... non Madame, d'habitude je m'habille .... premier gros faux-pas chez-moi.
Habillage en grande vitesse, pas de maquillage, pas le temps, j'avais rendez-vous à 11heures et demie et je déteste être en retard. Première fois que j'emprunte le désormais chemin-qui-deviendra-habituel pour me rendre dans mon pays voisin.
J'étais presque à l'heure, tout de même, toutes ces nouvelles habitudes à prendre, cela ne se fait plus en 4 jours à mon âge.
Un temps de midi dédié à la détente et au bien-être, j'ai même failli reprendre du dessert mais j'ai été raisonnable ...
Deuxième rendez-vous de la journée, cette fois-ci à l'hôpital, ma voiture connaît le chemin vers cet hôpital, peu importe la direction, l'hôpital est comme mon pôle magnétique ! Très contente de moi d'avoir encore une grosse demi-heure devant moi avant le rendez-vous, j'ai commandé une tasse de café et je me suis installée à la cafétéria. En face de moi une femme qui devait avoir mon âge. Malheureusement pour elle, et sûrement au plus grand plaisir des apprentis-médecins, hommes esseulés hospitalisés et autres mâles présents, elle portait une mini-jupe, trèèèèèès mini-jupe qui remontait sur ses cuisses assez, allez, on va dire ... musclées et qui laissait entrevoir plus ... bon, je ne vais pas rentrer dans les détails, enfin, c'était un peu gênant et en même temps trop marrant de voir les yeux de ces messieurs devenir ronds comme l'assiette qu'elle balançait sur ses genoux...
Pile à l'heure je me présente au secrétariat et là ... moment de solitude ... mon rendez-vous n'était pas aujourd'hui mais mardi en huit... oui, oui, je déménage, j'ai plein de choses en tête, à faire, à essayer, à acheter, à commander, à organiser. J'ai donc été ... pour rien ... Mauvais calcul, numéro, peu importe !
Sur le chemin du retour, nouvel arrêt pour investir dans des petits trucs de cuisine, trop envie de me faire des légumes à la vapeur, trop envie de me préparer de petites papillotes ... allez, achat du truc. A la caisse, looooooongue file ... très loooooongue file même. Mauvais calcul ...
Enfin de nouveau sur le chemin vers chez-moi, passage d'un petit coup de fil pour remercier une personne très spéciale, chouette tout de même que dans le pays voisin le réseau fonctionne LUI !
Retour chez-moi. De nouveau l'impression d'être vraiment chez moi, malgré qu'il n'y ait aucun meuble, malgré que les murs soient tous entamés, attendent leur deuxième couche ou ont subi des attaques de couleurs vraiment trop trop moches... je me sens à la maison chez-moi.
J'ai envie d'y poser un canapé, un lit, des matelas, j'ai envie de garnir une éventuelle bibliothèque de mes livres, j'ai envie d'y inviter ceux que j'aime, j'ai envie d'y cuisiner et de partager le repas entre amis. J'ai aussi envie que les caisses prennent fin, que les murs se terminent (au moins au deuxième étage ...) j'ai envie de ne plus devoir porter les caisses, de ne plus devoir jongler avec le budget.
Mon dernier voyage vers le garage a été terrible... j'ai HONTE ! J'avais dans le coffre encore une caisse (avec des livres et des orchidées en attente de floraison), deux gros sacs remplis de bocaux en verre qui contiennent toutes mes graines que je mange (non, je ne vole pas encore ... :-)), les corn-flakes, mon muesli matinal, le riz ... deux sacs bien lourds que j'ai hissé sur mes épaules et avec le pied gauche j'essayais de guider la caisse posée sur une planche à roulettes. Je m'organise de jour en jour :-) Bon, évidemment, en essayant de guider du pied gauche avec deux gros sacs sur les épaules, il ne reste plus que le coude pour ouvrir la très lourde porte qui mène dans le labyrinthe des caves. Evidemment, avec le coude, la porte ne s'ouvre pas vraiment non plus et évidemment ma caisse s'est retournée, les sacs ont glissés, le tout dans un joyeux bruit fracassant. J'ai lâché un gros mot qui venait du fond du coeur .... juste devant mon voisin de palier.... Je pense que ma réputation est faite... 4 jours et j'ai réussi à me faire remarquer ! Terrible, terrible.
Résumé de la journée peu glorieuse :
Le mur de la cuisine a sa deuxième couche, les trois autres leur première
Le mur clair de la pièce à vivre a sa première couche aussi
J'ai enlevé les caches sur les plafonds et miracle, la couleur n'a pas débordée !
Je n'ai rien fait à l'étage, je ne suis même pas montée...
J'ai séché ma première lessive dans ma chambre, au soleil, cela sentait bon le propre en entrant.
Je n'ai toujours pas commandé de machine à laver
Je n'ai pas réussi à préparer le rendez-vous de demain avec mon avocate ...
J'ai fait deux énormes faux-pas en un jour
J'ai dit au moins deux gros mots ... le voisin peut en témoigner
Vidange de deux caisses et de deux sacs dans les armoires de la cuisine.
Et c'est tout, pas vraiment beaucoup, trop de mauvais calculs, de non-organisation totale. Demain est un autre jour et j'espère que je serais plus efficace !