Affichage des articles dont le libellé est maison. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est maison. Afficher tous les articles

samedi 29 octobre 2011

Sursis

de quelques jours... 

Je m'octroie une pause dans mes caisses, nécessaire, presque vitale.

Au matin je me suis fêlée une côte en soulevant une caisse avec des livres ... mauvaise idée.

L'après-midi je la passerai avec ma fille en tête à tête, son papa m'ayant demandé "de la prendre en charge" pour la journée comme un colis encombrant... passons.

On va bronzer avec la grande fenêtre ouverte sur la vue splendide que m'offre mon chez-moi.

Je vous embrasse, où que vous soyez, qui que vous soyez, que vous laissez un commentaire ou non, que vous fassiez gonfler mes stats ou non, peu importe du moment que vous vivez heureux !

samedi 22 octobre 2011

Tristesse

Dans le coeur. Passage à la maison pour encore vider, remplir, donner à manger aux chats... 

Triste de devoir laisser le piano, au moins pour un temps... 

Triste de voir cette maison devenir hostile au fur et à mesure des livres qui prennent le chemin chez-moi, des tapis moelleux qui caressaient nos pieds devant la cheminée allumée.

Triste de voir ma fille pleurer et refuser de partir de sa maison, la seule qu'elle avait connue, sa maison de famille, sa maison où elle avait son espace bien à elle, ses affaires partout ...

Triste de voir mes garçons refuser de faire leurs caisses, de les voir se désintéresser totalement du fait que je suis à bout de forces...

Triste tout simplement parce que d'autres solutions existaient, parce que par l'obstination et le "mieux savoir" quelqu'un a cassé et ne veut pas prendre une part de responsabilité.

Je n'ai toujours pas internet, téléphone, télé chez-moi... cela devient long aussi.

Je m'en vais, encore une fois, en laissant derrière moi un passé chargé d'émotions

mercredi 12 octobre 2011

Gros passage à vide

Depuis trop longtemps déjà dans les caisses, qu'elles soient virtuelles ou bien réelles et lourdes à porter...

Depuis trop longtemps seule à gérer les accès de mauvaise humeur de mon deuxième, celui qui déteste absolument tout dans l'appart chez-moi. 

Depuis trop longtemps aussi à remettre à plus tard des discussions nécessaires pour clarifier une situation qui devient de plus en plus virtuelle et qui ne me fait plus avancer dans la bonne direction.

Depuis trop longtemps cette "guerre" inutile et franchement fatigante à souhait, trop souvent des délais demandés pour encore changer, encore balayer mes certitudes.

Je n'ai plus envie de venir dans la maison, le chauffage coupé, hors du temps qui s'écoule... une maison en désordre total, un étage où l'ouragan de la rage est passé. Mon deuxième refuse de faire ses caisses, il ne veut pas participer à l'installation chez-moi.

Trop de doutes encore, trop de mauvais souvenirs que j'avais enfoui dans une mémoire non-archivée. 
A chaque armoire ouverte ses surprises du passé. 

Parfois je tombe sur une pochette remplie de dessins des garçons, parfois je sors une feuille couverte de grandes lettres avec des mots tendres : Maman, je t'aime, tu es la plus belle maman du monde (signé N. juin 2001) Maman, je t'aime, je te fais des 10000000 de bisous partout (signé B. juillet 2001) Des bricolages pour la fête des mères, tous conservés et toujours aimés.

Parfois je relis des lettres "d'amour", je me revois des années en arrière, l'année de mes 18 ans, ma dernière année en secondaire... l'année où tout aurait pu changer si ... mais on ne l'a pas fait, on n'a pas osé, on était trop réservés et déjà enfermés dans des "raisons" et des "promesses"... et une grosse vague de tristesse envahit mon coeur, mon esprit. 

Parfois je ne veux plus avancer, je n'étais plus dans cet état depuis très longtemps, cet état qui aimerait juste que la vie s'arrête pour moi et qu'elle avance pour les autres, cette vie qui ferait que, quand je ressortirais de ma cachette, tout se serait réglé tout seul, tous les problèmes, toutes les peines auraient retrouvés leur cachette à eux.

J'ai envie de pleurer devant l'ampleur de la tâche, j'ai envie de tout arrêter, de jeter ce qui reste, de me satisfaire de ce que j'ai accompli. 

J'ai envie de crier que c'est trop facile de me laisser le soin de tout trier et vider, j'ai envie de sonner à la porte de cet homme qui s'apitoie sur son "sort" qu'il a choisi et de lui dire qu'il a sa part à faire, qu'il ne peut raisonnablement pas me laisser seule, encore une fois !

Mais, il n'y a pas à crier, il n'y a pas à secouer, il n'y a rien à changer...

J'aimerai construire, j'aimerai fonder, j'aimerai me retrouver dans tout ce amas, j'aimerai juste me poser de nouveau...

Les caisses m'attendent, je sais qu'on me propose de l'aide, je sais que je vais demander de l'aide, mais pour l'instant je dois trier et décider, garder et jeter... et là, personne ne peut le faire à ma place.

Je suis malade, au propre comme au figuré, mon corps brûle et mes pensées s'emmêlent ... je carbure à la vitamine C, je me gave de médicaments qui soulagent mais ne guérissent pas. 

Fermer les yeux et ne plus penser que ce n'est que la partie visible de l'iceberg qui me tient prisonnière. 

Et espérer que ma carapace ne se referme pas et que je redevienne impassible et indifférente pour ne pas être blessée d'avantage.

jeudi 29 septembre 2011

J'ai rêvé

J'ai rêvé que je travaillais de nouveau. Pas dans le domaine musical, non, je travaillais de nouveau chez mon premier employer, designer et architecte intérieur... avec mon ancien collègue graphiste qui ne m'aimait toujours pas... J'étais à ma table de dessin, je travaillais à l'ancienne, à la main, sans ordinateur, sur papier calque... retour en arrière !!!

Mon dossier comportait deux plans, un appartement duplex... le "mien" qui n'était pas pour moi mais pour une famille de 5 personnes... malgré mes efforts, malgré mes énervements je n'arrivais pas à y caser le moindre meuble. A en devenir malade...

Je me suis réveillée avec une migraine terrible, je sais que je me suis endormie avec le mauvais coussin et voilà le résultat... ma nuque est raide, les os craquent dans les épaules et faire des caisses me demande des efforts surhumains. 

J'en ai fait trois ce matin, livres de cuisine, essuies, récipients en plastique, bento, matériel pour gâteaux et desserts... quelques objets décor qui m'ont été offerts au fil des anniversaires écoulés.

J'ai trié la laine par couleur et emballé les tissus. 

Ma fille quant à elle a entrepris son premier choix des choses qu'elle veut emporter chez moi. Toute contente de sa première boîte qu'elle a étiquetée avec : chambre C.

Les garçons regardent avec un certain désintérêt mes affaires dispaître de leur place habituelle. Il me semble qu'ils sont tout de même affectés de voir que je quitte les lieux, que mes mots n'étaient pas des menaces en l'air et que je bel et bien partir.

Je vais continuer à travailler avec mon code de couleur, je suis seul maître à bord de ce déménagement et j'ai des souvenirs horribles des précédents où on a vidé des caisses et des caisses à la recherche de celle qui contenait LA CASSEROLE...

J'aime l'ordre et l'organisation, j'aime travailler seule dans ces cas, j'aime me dire que je ne suis pas pressée et qu'il ne m'est pas demandé d'avoir tout fini pour une date butoir. J'ai, encore une fois, la chance d'avoir du temps.

Il semble que le beau temps avec ses températures estivales nous accompagnera encore quelques jours. Dimanche matin j'irai là-bas, je passerai par la boulangerie et je prendrai mon premier petit-déjeuner sur la terrasse de derrière... il y a pire comme plan :-)

mercredi 28 septembre 2011

Trier 20 ans d'une vie

et garder l'essentiel ? Qu'est-ce qui est essentiel ? Les cartes de voeux inattendues et devenues précieuses à mes yeux ? Les caisses remplies de photos de famille, les photos des enfants, bébé, petit bouille à croquer, communions, Noël, anniversaires, mariages, grimaces et sourires ? C'est difficile de me restreindre et de laisser partir les souvenirs liés à chaque bout de papier.

Mes affaires... pas grand chose et pourtant tellement ! 

Il y a dans le nouvel appartement des armoires encastrées, ce sera facile de déménager au fur et à mesure de mes aller-retour à la gare, à l'école. A chaque transport sa caisse. Avec 6 à 8 déplacements par jour j'abattrai  une bonne partie du travail.

Je ne sais pas ce que je peux emporter en meubles. Je n'arrive pas à avoir une réponse du concerné. On ne va tout de même pas se battre pour savoir qui aura la garde des chaises ??? Finalement, si je laissais ici ce qui s'y trouve ici et que je choisisse dans un catalogue de quoi satisfaire les premiers besoins ? J'épluche les magasins pour trouver un lit, un lit confortable (mon grand âge et mon dos le souhaitent), avec un bon matelas, un très bon matelas ... 

Le tri d'une vie ... pour laisser la place à une autre, à une nouvelle vie de famille.

Dehors les premières feuilles tombent déjà, l'année avance à pas de géant... je me réjouis de revoir l'appartement demain, jeter un coup d'oeil dehors et imaginer les petits-déjeuners en tête à tête. 

Je commence à me sentir fière d'avoir fait ce que j'ai fait. Je commence à retrouver un calme olympien. Je commence à sentir que c'était la solution, l'unique et seule solution à adopter. Je sais que les larmes vont couler la dernière fois que je franchirai le pas de porte, la dernière fois que je claquerai la grande porte qui fait l'admiration de ceux qui la voient pour la première fois. Je laisserai une empreinte personnelle, au printemps les crocus plantés sortirons et seront témoin de mon passage. 

Ce sera une partie de ma vie à laisser, une partie que j'avais construite soigneusement. A moi de continuer cette vie autre part et de m'y sentir bien et en sécurité.

Le tri de 20 ans en un mois risque d'être rude.

lundi 26 septembre 2011

Soirée

Visite de l'appartement tout près de mon amie. Petit, cosy, moderne et chouette, libre ce weekend, je téléphone demain pour signer... 

Une tranche de vie qui se termine en douceur, une autre tranche de vie qui prendra forme en douceur aussi. 

De petites chambres pour les enfants, de petits coins par-ci par-là.

Peut-être assez de place pour y mettre le piano ?

Une chambre avec terrasse pour moi. 

Une vue dégagée à l'arrière.

Ce sera "chez moi", rien qu'à moi et plus personne ne saura surveiller mes allers et venues, mes visiteurs, mes amis et amies qui passeront prendre le café.

Envie de voir tout en positif à partir de maintenant, j'ai assez donné, je me dis que c'est bien, qu'il faut passer au-dessus de ce sentiment de tristesse qui m'a envahi quand j'ai franchi le pas de porte de la maison.

Demain je commencerai à faire mes adieux avec chaque caisse remplie avec chaque armoire vidée. 

Demain ... 

mercredi 21 septembre 2011

Sous le charme

De la toute petite maison que j'ai visitée hier avant mon rendez-vous chez le notaire. 
Lumineuse à souhait, petite certes, mais une chouette vue sur l'église du village, un jardin-verger, une possibilité de jardin à légumes ou fleurs, une petite terrasse au soleil, un garage, des rangements astucieux un peu partout.

Les moins sont que c'est petit, que la cuisine n'est pas séparée du reste et que les odeurs vont monter ; il faudra que je trouve une solution qui ne gâche pas l'impression globale d'espace malgré le peu d'espace "à vivre".

Deux chambres pour les enfants, les garçons ont marqué leur accord pour se partager une chambre, ma fille aura la plus petite dans laquelle tiendra un lit et une petite banquette "à l'ancienne" comme elle en rêve depuis si longtemps.

Le propriétaire qui m'a fait visiter, qui m'a rassuré sur les consommations en mazout, électricité et eau ; oui, je devrais bien m'en sortir si on m'attribue le logement. Ce qui n'est pas encore gagné, je ne suis pas la seule sur le coup, donc, patience et une petite prière aux anges gardiens pour qu'ils envoient leurs bonnes ondes dans les rêves du monsieur qui prendra la décision.

Depuis que je suis rentrée je m'imagine déménager, attendre un certain temps avant de me lancer dans la décoration, histoire de "sentir" la maison.

J'ai été rassurée chez le notaire que là non plus il ne suffit pas de crier le plus fort pour avoir raison. J'étais calme en arrivant, je suis restée calme pendant l'heure et demie que Monsieur L a fait durer l'entretien et les disputes incessantes. Il n'a pas apprécié que je ne rentre pas dans son jeu de provocation, de ne pas réagir à ses reproches, je me suis tenue aux faits, à ce qui est vrai et donc vérifiable et prouvable. 

Il l'a cherché, il l'a voulu, j'aurais même pas songé à lui accorder moins que la moitié de la maison s'il n'avait pas voulu passer par un divorce entre "ennemis". Je n'aurais ni demandé secours alimentaire, ni rien d'autre, il a tenu à avoir un juge qui applique la loi, pensant que la loi était de son côté, persuadé qu'il arrivera à me détruire au moins sur le plan financier et mobilier. 

Il a changé d'avis à 5 reprises, oui, non, peut-être, sous aucun prétexte, il a essayé de se faire plaindre, il a essayé l'intimidation, il a râlé ouvertement et il m'a fait comprendre qu'il m'en voulait à mort. Je pense sincèrement qu'il se dirige vers une folie, que son caractère n'a en rien changé et qu'il n'arrive même plus à se contrôler devant des "étrangers" ... 

Je lui ai donné deux semaines supplémentaires pour proposer quelque chose de convenable, je lui accorde bien plus qu'il me concède, je ne vais pas me laisser faire, ni prendre moins que ce qu'il me doit, je dois, moi-aussi, assurer mon avenir. Mon avenir que j'arrive enfin à voir devant moi, je fais un énorme pas en avant sur ce plan et je sais que je ne le dois pas qu'à moi-même :-)

En attendant les nouvelles, en attendant d'avoir une vraie perspective, je trie, je prends chaque objet en main en me demandant s'il a des ondes positives en lui ou non. Je n'ai pas l'intention de m'encombrer de souvenirs qui n'en valent plus la peine, en déménageant je changerai de cap pour de bon !
















samedi 17 septembre 2011

Caisses et au revoir

Ce que je n'aime pas et ce qui me rend nerveuse et insupportable est de rester sans rien faire.

Je cherche et fouille dans les sites immobiliers, j'ai monté un petit nombre de caisses de déménagement que je remplis avec les choses que je compte donner à une bonne oeuvre. Aujourd'hui j'ai attaqué la cuisine, elle a déjà été victime d'un de mes accès de vidage pour ne garder que "l'essentiel" et puis s'est étoffée au fil des mois de superflu et d'inutile.

Je vide les armoires qui peuvent contenir le triple de ce que je m'autorise à y remettre. Je ne veux pas être submergée dans des tas de vaisselle, de pots et de bols au moment du déménagement.
J'aime avoir de l'ordre, j'aime avoir une unité qui se présente à mes yeux. J'aime les contenants en verre qui laissent libre vue sur leur contenu. J'aime arranger assortir selon leur couleur les céréales et les farines. 

Je n'ai pas de mal à me séparer de ce qui ne sert plus, de ce qui n'est pas pratique même si c'est beau. Je me concentre sur ma tâche sans même écouter la radio. Je vis ma tâche et je me sens me vider de plein de pensées et le calme s'étendre en moi.

Une porte se ferme, une fenêtre s'ouvre. 

Bientôt ce sera au tour des pelotes de laine de passer sous mes yeux inquisiteurs; aurais-je un jour un projet qui collera avec telle ou telle couleur et matière ? Probablement pas pour tout, je sais que le tricot ne doit pas être un casse-tête pour le moment, je tricote pour bouger mes doigts non pour produire des merveilles en dentelle fine. Si parmi vous quelqu'un était intéressé pour jeter un coup d'oeil sur mes trésors, laissez-moi un commentaire et je vous ferai parvenir une liste avec photos. Horreur si je devais jeter ne serais-ce qu'une seule pelote pour manque de place dans notre futur logement.

Vais-je regretter mon voisin d'en face qui se promène toute l'année torse-nu, qu'il fasse -25 ou 35 degrés ? Vais-je regretter de ne plus le voir passer la serpillière sur sa terrasse à la moindre goutte de pluie ? Vais-je regretter mon autre voisin qui tond sa pelouse comme d'autres regardent la télé ? Que va-t-il me manquer le plus une fois partie d'ici ? L'espace ... c'est certain. Passer de 400 m2 à même pas un quart de la surface peut poser problème, je le sens :-)

Vais-je être triste de partir ou au contraire me réjouir de rentrer dans une autre phase de ma vie ? Mon premier logement choisi par moi, pour moi ? Que vais-je emporter, que vais-je devoir laisser ? 

Les sites d'architectes intérieurs regorgent d'idées pour petits espaces, mais ... comme dans le magasin du suédois ... rares sont les maisons ou appartements qui collent à leurs dessins si séduisants :-)

Plus que 3 jours avant la prochaine visite et plus que 3 jours aussi avant le passage devant notaire. Ce n'est pas que je suis impatiente, que je piétine de savoir, c'est juste 3 jours à rêvasser et à m'inspirer ci et là. Ce qui est prévu à mon égard se réalisera, donc, je ne suis pas inquiète et je n'ai pas peur...





Le ciel au dessus de nos têtes 3










jeudi 15 septembre 2011

Il y avait

Un escalier très très très étroit à monter... un escalier en colimaçon avec de hautes marches qui m'ont essoufflées dès le premier étage. 
Un palier de la taille d'un mouchoir de poche et une porte aussi vieille que les carrelages du rez-de-chaussée.
Une entrée encore plus minuscule, tellement petite que j'ai dû rentrer dans la salle de bains pour pouvoir fermer la porte.
Une salle de bains décrite comme spacieuse qui abritait en tout et pour tout une baignoire, un lavabo sans meuble et un W.C., mais ... aussi "la place" pour la machine à laver et le séchoir paraît-il.
La cuisine, très basique, très simple et très petite... ainsi que la pièce à vivre avec sa vue sur les immeubles d'en face. Les belles façades restaurées avec beaucoup d'amour et de passion...
Un escalier ouvert pour monter sous les combles, déception de taille aussi. Etroit et bas, vue splendide d'un des velus sur l'église qui surplombe la ville...
La rue, animée sans l'être de trop, les commerçants que je connais depuis quelques années et me saluent avec un grand sourire peu importe le temps qui s'écoule entre mes visites...
Mais surtout, il y avait cette impression d'être confinée, d'être sans nature, sans un seul arbre ni brin d'herbe.


Je suis rentrée chez moi, je me suis dit que j'aurais pu caser cet appartement dans ma cuisine et j'aurais encore eu de place pour danser autour... Décidément j'ai pris goût aux grands espaces dégagés.

Et ce matin j'ai continué mes recherches, j'ai pris de nouveaux rendez-vous de visite, à force de chercher je trouverai !




mercredi 14 septembre 2011

Recherches immobilières

Ce soir je visite un appartement dans la petite ville de l'école des garçons.

Charmée par les poutres apparentes, l'âge du bâtiment et la petite ruelle à sens unique, animée par le désir de me trouver un nid bien à moi, motivée en me disant que mes trajets incessants entre maison, gare, maison, école, maison, foot, maison, danse... seront diminués de pratiquement 75%. Que faire les courses ne prendre que le temps de descendre dans la rue et faire quelques pas, qu'aller au cinéma deviendra une habitude et non un fait exceptionnel, que la culture viendra à moi et non le contraire... jouent pour beaucoup.

Il n'y a ni balcon ni terrasse, c'est en pleine ville sans l'être vraiment...

Je suis impatiente autant que tracassée ; si je dois faire un choix rapide, si je dois prendre le devant, si je dois dire oui dès ce soir, ne vais-je pas regretter d'avoir abandonné mon coin tranquille et reposant ???

En attendant je me fais plaisir et je regarde les clichés pris hier soir, ah que le curiosité est un vilain défaut, mais étant à A avec ma fille, je n'ai pas su résister à l'envie de me promener dans cette rue qui m'a plu la toute première fois que je l'ai découverte il y a bien 3 ans...




mercredi 7 septembre 2011

Et maintenant ... que vais-je faire

A rester ici pendant cette semaine "anniversaire"? 

A avoir la confirmation que la maison devra être vendue, à essayer de me raisonner que ce "ne sont que des murs". Et de savoir que ces murs abritent des tonnes se souvenirs, des années passées sans se soucier du lendemain. Des envies jamais réalisées parce que "ce n'était pas le bon moment".

Laisser cette maison, imposer un logement aux miens parce que leur père a, encore une fois, failli à ses propres déclarations et qu'il souhaite la liquidation totale du patrimoine... Coup dur, difficile d'encaisser, encore une fois aussi. 

Voir voler en éclat les rêves que j'avais osé faire en me disant que même si moi je dois partir, au moins les enfants ne seront pas obligés de tout laisser qu'ils se sont construits. Les amitiés qui ne tiendront pas dans le temps si on est éloignés les uns des autres.
A moins d'un miracle... les dés sont jetés. 

Imaginer vider ces espaces, je suis dépassée, je ne saurais y faire face à cause de ce corps qui ne suit plus... Imaginer commander un container pour y jeter des décennies, des souvenirs de famille, des pièces héritées depuis des générations... c'est dur, c'est difficile.

Je survis plus que je ne vis, "plus jamais", j'avais déclaré, je m'éloignerai autant de mon bien-être, pourtant, j'y suis, les dernières heures m'ont conduites très loin dans la descente vers les enfers de mon existence.

Pour occuper mes mains, pour occuper mon esprit je m'attèle aux tâches ingrates, l'impression que c'est tout ce que mérité. 

Je n'arrête de me demander où j'ai encore fauté, où j'ai encore été négligeante envers les besoins de mes bien-aimés. Il y a quelques années déjà je cherchais ma responsabilité dans ce qui m'arrivait et j'avais trouvé jusque dans le moindre bisou "oublié" à un départ pour l'école pour justifier une maladie qui m'avait presque achevée... 

Dans un premier temps je vais devoir me poser et me retrouver dans tout ce chaos intérieur. 

Peut-être suis-je entrain de tout perdre ? Et pas seulement des murs ... 

dimanche 21 août 2011

La fille dans les arbres

Ma fille a enfin l'âge pour grimper dans les arbres en y prenant un plaisir très communicatif. Heureusement qu'autour de la maison on n'est pas à court de possibilités. Pourtant, sa préférence absolue va à celui devant la maison, à côté des escaliers qui mènent à la porte d'entrée. 

Elle s'entraîne et de jour en jour elle grimpe plus haut, encore deux branches, encore une... il faut qu'elle soit à la hauteur si elle veut gagner le droit de grimper dans les marronniers de l'église. Ces marronniers attirent les enfants du village, même mon deuxième y élit domicile vers la fin août. Ils y préparent la bataille annuelle de marrons. Chaque groupe constitue sa réserve personnelle qui est cachée dans les endroits les plus insolites, au risque de ne pas retrouver le trésor le grand jour arrivé.

Véritable stratégie et grandes réunions préalables... Ma fille rêve d'y participer en tant que non-membre ; il lui faut au minimum savoir monter dans les sapins si les marronniers s'avèrent trop difficiles. Alors elle s'accroche et espère ... et prend son courage à deux mains pour monter encore un peu plus haut. 

Quand je les vois s'amuser entre copains, disparaître pendant des heures, des journées entières consacrées à creuser des trous, à explorer la "rivière"... quand je les entends rigoler sous la fenêtre de ma chambre, quand je vois la joie des retrouvailles... j'ai vraiment difficile de me convaincre que seul le départ de cette maison me permettra de vivre une vie "normale". Comme cela me pèsera de ne plus avoir leur cris dans les oreilles, de ne plus les gronder parce qu'ils amènent un champ en dessous des chaussures... de ne plus avoir cette légèreté à vue de nez avec laquelle ils traversent ces journées d'été. 

En attendant, qu'ils profitent du mieux qu'ils savent, que leur été soir le dernier ici ou non ...




Autour de la maison






















lundi 18 juillet 2011

Avancement des travaux

La chambre a retrouvé son état initial, des murs blancs, blanc cassé à force de colle de tapisserie, une nouvelle luminosité agréable. Il reste à enlever le papier derrière les armoires... ce ne sera pas une mince affaire. Je me vois mal démonter toutes les armoires... faudra songer à une solution "de rechange" :-)

Question couleur, j'hésite. J'aime finalement bien ces murs clairs, cela donne un tout autre genre aux meubles. Je ne saurais investir dans de nouvelles armoires, j'ai bien un meuble ancien à la cave qui n'attend que son heure de gloire... mais, que faire des armoires existantes ?

Je vais séparer la pièce en deux parties bien distinctes. Le lit sans rien d'autre et derrière un dressing/bureau que je séparerai du reste avec un rideau qui modulera l'espace au grès des besoins et envies. 

Je suis assez contente de moi ! J'ai bien travaillé, je me suis aménagée un grand nombre de pauses pour récupérer, serais-je entrain de comprendre que je suis plus efficace si je ne force pas ? J'ai réussi à garder la chambre propre tout en arrachant et en grattant. Aucune comparaison avec des actions du même genre dans le passé où le nettoyage après arrachage prenait plus de temps que la tapisserie elle-même :-) J'aime travailler de façon ordonnée, j'aime plier chaque bande et faire de beaux tas qui s'éliminent facilement dans des sacs poubelle avant de rejoindre le centre de recyclage. 

J'ai bougé quelques meubles, toujours pour dégager un maximum. Je sens que la petite chambre-bureau-débarras devra encore une fois être vidée pour accueillir une commode qui n'ai rien à faire dans ma nouvelle chambre. 

Question couleur, rien, pas d'idée précise. Je vais rester avec les murs nus quelque jours ; réfléchir, accrocher différentes variantes de ce que j'aime bien, pour voir en moi avant de voir sur les murs. 

J'ai commencé avec un petit tableau vert eau qui se marie bien avec les rideaux chocolat. Et si j'optais pour la simplicité, la pureté et je peignais en blanc ? Blanc et chocolat, il y a pire comme association. 

Je sais qu'un matin je ma réveillerai et l'évidence sera là, je ne suis pas pressée, rester ainsi ne me dérange pas et comme il n'y a que moi qui vis dans ces murs... 

dimanche 17 juillet 2011

C'est décidé

Je change de déco de chambre. Assez longtemps à hésiter sur le oui, sur le non, assez longtemps hésité parce que je ne sais pas quel sera mon futur ici. 

Je m'attelle à la tâche dès aujourd'hui. Je m'en vais arracher tapisserie et je vais repeindre cet endroit tel que je le vois désormais. J'ai fais mes recherches pour changer de lit, trop de mauvais souvenirs s'y attardent. Souvenirs douloureux, souvenirs de maladie, souvenirs de nuits de reproches, souvenirs à rayer définitivement de ma mémoire. 

Changement radical, idées à profusion, envie de me retirer dans un lieu dépouillé. Apprendre à manier la perceuse pour accrocher un rideau qui séparera lieu de repos et armoires. Après, on verra. 

Me créer ma petite île de bien-être, envie de pouvoir me recueillir si le besoin se fait sentir. Mais surtout envie de ne plus avoir sous les yeux cette ambiance pesante qui m'empêche de tirer un trait sous le passé. 

Un avant-après à documenter, une bonne dose de courage pour y arriver. Dépasser mon corps sans le casser.

Dimanche pluvieux qui aide à travailler à l'intérieur. 

samedi 16 juillet 2011

Et c'est bien

Ils sont rentrés... hier soir, en retard (ce qui n'est pas nouveau), ils sont sortis de la voiture et ont fait leurs adieux à leur papa. Ma fille était triste de le laisser après deux semaines, c'est normal, c'est son papa et elle l'aime. 

Elle sentait encore le cheval, elle était fatiguée, elle va enfin pouvoir prendre un peu de repos ici avec moi. Deux semaines en stage, deux semaines de plus à devoir se lever de bonne heure, deux semaines partie de la maison.

Je retrouve avec grand plaisir les garçons. Mon deuxième a changé d'attitude, totalement, complètement, c'est un miracle ! Il me parle comme à un humain, il me regarde dans les yeux, il renoue une complicité perdue. 

Peut-être que par le fait que son papa est en couple, qu'il comprend que je ne lui ai pas menti, que son papa ne m'aime plus et ce depuis très longtemps, que la nouvelle compagne ne date pas du mois dernier (ou alors le papa ne réfléchit pas en leur présentant la femme si tôt ...), peut-être qu'il s'en veut de m'avoir jeté la faute sans se poser de questions .... peu importe finalement, je suis heureuse du changement, je ne m'y attendais pas.

Le grand devient de plus en plus homme, je crois qu'il a encore grandi. Il ne lui reste de son visage de gamin que les petites fossettes qui ne se creusent que s'il sourit. Il est beau mon frère, m'a confié sa soeur. Elle a raison :-)

Oui, les retrouvailles ont été faciles, beaucoup plus facile que je ne l'avais imaginé. Je ne suis pas de nature rancunière, je ne tiens pas ce trait de personnalité de ma mère, fort heureusement d'ailleurs ! Je reprends la vie comme s'il n'y avait jamais eu d'accrochages, jamais eu de crise terribles, jamais eu de paroles blessantes. Parce que cela ne sert à rien, ils sont assez intelligents pour savoir qu'il n'ont pas réagi de façon correcte, ils se font pardonner en me donnant le meilleur d'eux. C'est beaucoup, c'est bien.

On a deux semaines devant nous, on a deux semaines à remplir de moments à garder dans nos mémoires. Deux semaines de vie de famille tous ensemble. J'aimerais qu'ils se posent, qu'ils vivent quelques jours sans sorties, sans rester la journée devant la télé, sans se goinfrer d'ordinateur et de jeux sur console. 

Oui, c'est bien de les avoir avec moi, ils m'ont manqués cruellement, même si je vis mieux chaque séparation... je reste cette maman poule qui aime voir ses petits dans la cour et qui leur permet de s'envoler chaque fois un peu plus loin....

vendredi 15 juillet 2011

Déménagement ex-frontalier

Le titre qui ne veut rien dire du tout, si ce n'est une idée qui me charme. Si je pouvais, si j'avais les moyens, si je n'étais pas retenue ici pour des raisons familiales et pratiques, si j'avais une baguette magique, je prendrai cette maison, je réduirai sa taille de moitié, je la transporterai face à l'océan, sur une falaise de laquelle descendrai un escalier en bois vers la plage en contre-bas. 

J'arracherai des murs la tapisserie, je peindrai mes murs en blanc, je m'achèterai un futon pour dormir, ma chambre serait meublé avec le strict minimum. Une petite armoire, un tatami, un coin pour méditer et faire mon yoga matinal... une ou deux lampes et beaucoup de bougies. Aux fenêtres de légers voiles en lin... 

Je dégagerai l'espace vie, je donnerai les assiettes dont on ne se sert jamais ou si peu, je garderai l'argenterie par nostalgie. Pas de pardon pour tous les souvenirs de ma vie d'avant. Je ne m'en débarrasserai pas, non, je louerai un entrepôt pour les conserver pour mes enfants et leurs enfants. Mais je ne voudrai plus les avoir sous les yeux.

Il y aurait de la place pour accueillir ceux qui partagent encore et toujours ma vie, il y aurait toujours une chaise en trop à table pour celui ou celle qui voudrait se joindre à nous. 

Je serais un ex-frontalière ...

Dans la vie réelle, j'aimerai aussi devenir en devenir une, laisser derrière moi mon pays d'adoption, retourner chez moi, m'entourer de gens qui ne me jugent pas pour ma nationalité. Ce n'est pas énorme comme souhait et pourtant je sais que, à part un miracle.... je n'ai pas, plus la possibilité d'y arriver. Quand je regarde par la fenêtre je vois mon pays natal, je peux presque toucher des mains le territoire. Je ne fais qu'une centaine de pas et j'y suis, sans plus jamais y parvenir réellement. C'est frustrant, c'est dommage mais rien n'y changera rien...

Je suis encore une frontalière, de justesse mais à vie.