Tout était bien hier ... jusqu'au moment qu'un homme a mis "de la musique". Puis, plus moyen de parler, d'écouter et : d'entendre.
La masse d'alcool qui a coulé était impressionnante. Des casiers de bière, des caisses de vins, des litres de cocktail maison. Oui, j'ai bu trois cocktails et j'ai arrêté là, je ne voulais pas me réveiller avec des maux de tête et des nausées mais surtout, je ne voulais pas perdre le contrôle de mes actions et de mes paroles.
On m'a fait l'offre de réaliser des photos, portraits comme celui que j'avais fait pour mon amie, malheureusement les deux personnes intéressées qui criaient mon "talent" avaient déjà beaucoup de vin et de bière en eux et je pense qu'ils ne se souviendront de rien aujourd'hui. Ils m'ont même demandé que je leur fasse un : prix d'amis ... certes ... on s'est vus trois fois et jusque là je passais pour totalement inintéressante et pas fréquentable ;-)
Je ne réchignerai pas le cas échéant, ne dit-on pas : mettre du beurre dans les épinards ;-)
Mon fils m'a fait le plaisir de m'accompagner une partie de la soirée, j'avais deux hommes à mes côtés pour qui j'éprouve tellement d'amour que j'ai eu du mal à retenir mes larmes quand je les ai vus ensemble, à papoter un peu, à essayer de mieux se connaître peut-être ?
Mon Grand donc, qui restait à mes côtés, me racontant ses nouvelles découvertes et en changeant subitement de tête quand la musique s'est mise en route. On a changé de lieu mais on s'est fait tirer par les oreilles : pourquoi vous restez à l'intérieur, c'est dehoooooors qu'il faut venir, venez danser, venez, venez.
Danser ? Moi ? Devant 35 personnes ? Et puis quoi ?
J'ai prétexté que j'avais trop mal aux pieds et après un regard sur mes talons hauts on m'a laissée partir. Je ne danse pas, c'est comme ça, siiii, je danse chezmoi, je danse avec ma fille mais jamais on ne me verra me déhancher comme ce qui s'est produit devant nos yeux.
On a tenu encore une heure, j'étais fatiguée, j'avais mal aux oreilles et mon Grand devenait de plus en plus blanc, ce qui ne présage rien de bon.
Avant minuit, j'ai rappelé les troupes et on est rentrés à pied chezmoi. Le fils maudissant tous les invités et leur comportement d'ados en crise, les "nouveaux amants" se trémoussant dans le noir ... sauf la poignée qui est entré dans la maison pour être au calme avec nous et avec lesquels on s'est sentis bien.
Grosses embrassades, des ooooh vous partez déjà et un ouf quand on a rejoint le trottoir dehors.
Peut-être que mon fils est "un fade", peut-être qu'il a trop hérité de mon caractère et de mon besoin d'être au calme mais je le comprends tellement dans ces moments.