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dimanche 13 octobre 2013

Train train quotidien


dominical, fin de semaine, journée de migraine n°6 ... 

Depuis que je vais chez le mon ami-kiné, j'ai des migraines terribles, que j'avais avant aussi, mais elles étaient moins douloureuses que celles qui me tiennent compagnie aujourd'hui. 

Six jours de réveil difficile, de manque d'appétit, de manque d'entrain, de manque de tout ce qui pourrait améliorer la journée. 
Il me "décoince" les cervicales, il essaie d'assouplir la masse compacte qui s'étire de la nuque jusqu'aux fessiers et j'ai l'impression que mon corps travaille contre lui en se cramponnant à sa position malsaine, en retombant dans sa structure connue. 
Lutte entre corps et homme avec au milieu, moi, ma tête, mon dos, mon corps qui encaisse pas mal depuis quelque temps, au propre comme au figuré. 
L'expression " en avoir plein le dos" n'a jamais sonné aussi juste. 

J'ai devant moi ma boîte avec le remède miracle qui enlève la douleur pour quelques heures mais qui peut provoquer une migraine par la suite aussi, comme au sevrage d'une substance que l'organisme réclame. 

Ecrire ces mots me prend le triple du temps parce que je n'ai plus aucune coordination entre tête et doigts, les fautes s'enchaînent et cela m'énerve !!! 

Si j'apprends à vivre avec ces douleurs permanentes je n'arrive pas à m'habituer à ce ralentissement de l'esprit, de ma dextérité, de mes capacités intellectuelles. Cela me fait peur, perdre la tête en plus du corps me fait peur !

Tricoter est difficile, coudre encore plus parce que je n'arrive pas à calquer mon rythme à celui de la machine, lire impossible, dessiner en restant aux contours, prendre des photos m'énerve parce que je suis incapable d'assurer une mise au point manuelle et que celle de l'appareil ne me convient pas. 

Que fais-je donc de ces journées si nombreuses ? Bonne question... j'étais sous la douche pendant 15 minutes (pas écolo du tout je sais ...) sous l'eau bouillante (pas écolo du tout ... je sais) espérant que la chaleur allait dégager la douleur, détendre ce muscle de l'épaule qui fixe mon bras droit contre les côtes si fort que lever le bras est ... impossible.
Je me suis préparée un petit déjeuner régressif, tartines beurre-sucre, mélange qui me replonge dans les mois d'hospitalisation des dernières années avec son choix diabolique : petit pain ou tartine (le dimanche c'était croissant d'office). Enduire un petit pain d'une épaisse couche de beurre avec une perf dans chaque bras était devenu un jeu d'enfant, ruisseler le sucre prévu pour le café dessus et s'en mettre plein le lit (parce que, oui, j'avais le petit-déjeuner, le déjeuner et le souper au lit ;-) l'hôtel de grande classe non ? ) 
Ce qui me fait penser que ma manie de miettes dans le lit vient de cette époque, rien de plus énervant que ces bouts durs qui piquent les jambes, dans mon lit, personne à part moi, ne met les pieds, les enfants essaient, enfin plus les garçons, mais bien ma fille qui veut se glisser en douce contre moi le matin ou le soir et que je fais fuir en lui lançant un : t'as les pieds propres ???? 

Finalement les hospitalisations à répétition, dans le même service, avec le même personnel qui rentre et sort 25 fois par jour pour interrompre les activités palpitantes que l'on peut avoir dans un lit, remplie de médicaments et de calmants m'ont montrée que le vie s'arrête totalement derrière ces portes et je ferais mieux de profiter de maintenant au lieu de râler et de me plaindre ... 
Sauf que : je ne suis pas bien, pas aujourd'hui, pas hier, pas la semaine dernière, ni celle d'avant et je peux continuer ainsi sur une longue période... 

Corps et esprit, liés même si le lien est nocif, dangereux, malsain. 


vendredi 27 septembre 2013

Migraine encore


Chaque semaine cette satanée migraine me vole 2 jours ... chaque semaine 2-3-4 jours de mal de tête intense .... 

C'est tout simplement trop pour vivre "bien" !


jeudi 22 août 2013

Yessssssss


elle est partie la migraine .... yesssssssssssssss !!!!

Belle journée à "faire du bijou", à me coincer les doigts avec les pinces.

Belle journée avec DEUX pneus crevés au réveil ... bizarre que je trouve, donc, direction magasin de pneus et réparations et me voilà après seulement 2 hres d'attente de retour chezmoi avec une voiture gonflée à bloc  ;-))))


mercredi 21 août 2013

Migraine quand tu me tiens


depuis de très longues journées ... je fatigue et je n'attends que la sensation quand le mal lâche et me laisse libre....


samedi 10 août 2013

Quand j'ai trop dans ma tête


je n'arrive à rien faire .... 

Là, tout de suite, j'hésite entre : 
- coudre un chapeau pour l'hiver
- lire un livre
- écouter un livre
- tricoter un pull pour l'automne
- continuer dans la layette
- Photoshop
- Photoshop
- Photoshop 
- trier mes 40000 photos et ne garder que celles "qui vont"
- ranger une ou deux armoires avant la rentrée pour "faire de la place"
- tapisser la pièce à vivre, au moins un mur ...
- sortir avec le chien pour qu'on prenne l'air et que j'éclaircisse mes idées
- coudre enfin une chemise-homme pour le Grand
- trier les tissus qui dorment comme des bienheureux 
- Photoshop 

ah oui, et : préparer du pain pour le weekend et aller faire des courses (mais je déteste aller faire des courses ... cela devient franchement une corvée ...)

Je pourrais aussi me poser dans un fauteuil, prendre le soleil et rêvasser en pensant à hier... 

Ou vider la cave et amener le trop plein de cartons au centre de recyclage ... 

Commencer par faire une liste de tout pour cocher à fur et à mesure ? 

J'ai la tête tellement pleine qu'elle refuse de voir clair et ma migraine qui me tient depuis mercredi ne m'aide pas vraiment... 

Bon, je sais, je vais arroser les plantes sur les terrasses ! 




lundi 3 juin 2013

L'après


d'un weekend genial set souvent synonyme de migraine et nausées. 

Ce lundi n'y fait pas exception et je suis mal dans ma tête et dans mon corps... 

Comme j'aimerai que ces migraines disparaissent de ma vie ! Comme j'aimerai passer dix jours de suite sans ce mal qui cogne et qui m'empêche de vivre comme tout le monde ...


jeudi 2 mai 2013

A la suite


les nouvelles se succèdent et si certaines ont l'air d'être franchement positives, elles cachent des évidences qui changeront encore une fois ma vie. 

J'attends d'avoir plus de détails, de savoir exactement ce qui est possible ou non, j'attends et je ne suis pas sur le pied de guerre avec moi même. 

J'ai tout de même bataillé avec une grosse migraine les derniers jours. Elle m'a obligée de rester allongée pendant de longues heures, une écharpe sur les yeux pour ne pas trop souffrir de la luminosité. 

Aujourd'hui la journée s'annonce meilleure et je pense être sortie du mal. 



mardi 19 mars 2013

Mais si ça va mieux


si si si, je vais mieux... un peu mieux :-)

J'ai dormi 12 heures d'affilé, d'abord affalée dans mon fauteuil grand-maman crayon en main, décidée à dessiner le chien qui ronflait à mes pieds, puis dans mon lit, juste le temps d'enlever les lentilles, juste le temps de retaper les coussins et d'étendre la couette sur moi.

Aucun souvenir de rêves, juste un sommeil profond et un peu réparateur. 

Je traîne une migraine, pas étonnant, je ne me nourris pas correctement et je ne bois pas assez non plus. 

Ce soir, soirée télé, rien à faire, je ne sais bouger plus d'une demi-heure de suite sans me retrouver en sueur, alors je vais rester à rien faire d'autre que de suivre d'un oeil le programme proposé et de dessiner un peu pour dérouiller mes mains et mes doigts. 

Demain je me sentirai encore mieux, je le pense vraiment :-)






dimanche 10 février 2013

Et on disait qu'il faisait froid


Chaque jour me gâte de douleurs intenses. Quand je promène le chien, celui qui ne me promène plus, j'entends craquer mes hanches, mes genoux, je sens cette douleur lancinante dans les tibias, j'ai mal à la nuque, aux épaules. 
Ceux qui me disaient que "tu vas voir, cela te fera du bien de sortir, de prendre l'air, de marcher dans la nature ..." ont oublié que mon corps n'est pas le leur et que même si je me promène depuis deux mois chaque jour au moins pendant 2 heures... que mon corps n'apprécie toujours pas ! 
Il aimerait juste rester calfeutré dans un siège qui se balance doucement, il aimerait juste qu'on prenne soin de lui, il aimerait juste ne rien avoir à faire, à nettoyer, à ranger. Il aimerait que l'aspirateur décore la salle de bains, que les serpillières égayent les armoires et que dehors se joue la vie sans moi !

Si j'aime prendre l'air maintenant qu'il fait froid ce n'est pas pour le plaisir de bouger. C'est uniquement parce que cela me permet d'aérer la tête pleine de migraine sortie de son trou. Parce que le froid réduit l'apport de sang, réduit un peu la douleur qui me ronge. 

Je ne sais pas si les bêtes sentent quand il fera meilleur, toujours est-il que mon chien se vide de ses poils. Tous les matins j'ai le plancher couvert de ses poils, j'ai le plan de travail recouvert, les vêtements, les chaussures ... à en remplir un coussin ! Chaque jours à chaque fois qu'il se secoue (et ce genre de chien se secoue souvent, avec plaisir, juste pour étaler sa bave équitablement sur les murs et les meubles) un nuage l'entoure, se pose sur lui et ses environs... Alors que la température extérieure ne dépasse pas les -4 en journée ??? Muterait-il vers un de ces chiens sans poils ??? J'espère que cela s'arrête rapidement, c'est une vraie plaie à enlever !

Mes enfants sont au ski, avec leur père, leur tata en oncle ainsi que leur petite cousine. Pas de nouvelles d'eux, à force de ne jamais avoir de nouvelles de personne je deviens philosophe et je me dis que s'ils ne se manifestent pas c'est qu'ils n'en ont pas envie, ne ressentent pas le besoin de me rassurer et que je dois vivre avec. 



mercredi 9 janvier 2013

Bon pour 6 mois


Mon rendez-vous avec l'oncologue s'est bien passé ! J'ai eu les résultats d'analyse et tout, ou presque tout, est bon ! Il me manque du fer comme d'habitude, je vais donc rajouter à mon cocktail une pilule de plus, grosse, rouge et qui me donne la nausée. 

Ma migraine me garde toujours sans ses mains. J'ai MAL !!! Je veux que cela cesse, je veux passer UNE journée sans elle, je veux pouvoir manger un vrai repas, boire sans que l'eau me reste dans la gorge, je veux passer une nuit sans avoir mal !!

Je veux, je veux, je veux !!!!

Non, je suis contente que je suis dans le bon point de vue santé-cancer, un poids de moins sur la poitrine. 

Mais ... je veux que cette migraine parte enfin !


dimanche 6 janvier 2013

Sept jours c'est assez


Sept jours de migraine et j'en ai assez de la douleur qui se balade de gauche à droite, qui me laisse croire pendant 30 minutes qu'elle va enfin partir et qui s'installe de nouveau, à gauche, à droite... 

La migraine me fatigue, les nausées me fatiguent, les yeux piquent, le nez coule, monter les escaliers explose la bombe. 

Ce weekend je me suis beaucoup promenée pour aérer cette tête.

Dimanche soir j'ai mis le téléphone de côté parce que je sais qu'il ne sonnera plus, je sais qu'aucun message ne me parviendra. 

Dimanche soir et la télé s'est mise en grève chezmoi alors j'écoute la radio, je range un peu, juste le minimum nécessaire pour ne pas être complètement débordée demain matin. 

J'ai pris l'air et j'ai rencontré les mêmes personnes que je vois chaque jour à la même heure. Depuis peu ils me parlent, me font des sourires aimables et semblent apprécier ma compagnie passagère. Ce sont des hommes qui m'accompagnent un bout de chemin, courtoisement ils prennent congé et rejoignent leur famille, leur maison, leur chez eux. 

Le temps gris ne me donne aucune envie de faire de la photo, le ciel plombé, les gouttes, le manque de lumière, le gris gris gris, rien pour trouver un coin à prendre en photo, rien. 

J'ai regardé les images de mes petites vacances de l'année dernière, qu'il faisait beau tout de même à certains endroits ! Que j'aime retrouver à travers les images le son des vagues, le goût de la mer, la sensation du sable chaud au dessous de mes pieds. 

J'espère avoir la chance de partir cette année aussi, visiter des lieux que je ne pensais pas exister, passer des moments inoubliables, construire des fondations, s'envoler dans les airs. 

J'ai promis à mon aîné de retravailler les clichés que j'avais pris lors de son match de foot ... et je n'arrive plus remettre la main dessus.... mince aussi ! 

Et puis dans quelques heures le weekend sera du passé et le monde retrouvera un peu de ses couleurs, un peu de beauté, un peu de douceur... 


dimanche 30 septembre 2012

Pas bien


Je ne me sens pas bien aujourd'hui. 
Migraine oblige... 

Mon corps se transforme, serais-je dans une phase de transition qui annonce une nouvelle étape dans ma vie ? 

J'ai eu un rêve que je fais de temps à autre. Je suis enceinte, je suis très contente et en même temps je n'arrête pas de me dire : mais QUE-EST-CE QUE t'as fait ??? 

Et quand je me réveille je suis très heureuse de constater que je ne suis pas enceinte :-)

Non, avoir un enfant encore maintenant ? Peu importe ma situation familiale ou amoureuse ... non, plus maintenant. 
Pas que je refuserai un éventuel papa, pas que j'aurais refusé l'idée d'avoir des enfants communs, rien à voir avec toutes les choses "de coeur", juste avec la certitude que je n'ai plus envie d'avoir encore une fois un bébé. Cette envie, très forte encore il y a quelques années, n'est plus. Indépendamment des difficultés à savoir assumer un enfant, assumer son éducation, assumer sa scolarité, ses études supérieures, le marché de l'emploi aussi. 

J'aime toujours voir des tout-petits, j'aime toujours les tenir dans mes bras, les sentir, sentir leur abandon total, leur confiance en le monde. Cela n'a pas changé... mais je sais pertinemment que mon temps de "maman de nouveau-né" est résolu, terminé. 


Longtemps j'ai pensé que j'aurais du mal à savoir que je ne saurai plus tomber enceinte, j'ai toujours pensé qu'à l'approche de la pré-ménopause je serai triste que mon corps ne soit plus enclin à être "femme porteuse de vie"... mais là, je ne suis ni triste, ni mélancolique. 

Aurais-je donc non seulement pris de l'âge mais aussi de la maturité d'esprit ? :-)






lundi 17 septembre 2012

Mais casse-toi !


Pourquoi tu me pourris la vie ? 
Pourquoi tu ne pars pas ? 
Pourquoi tu t'acharnes ? 


Pourquoi dois-je faire attention à tout ce que je fais, je mange, je bois ?
Pourquoi suis-je obligée d'avoir mes heures exactes de sommeil, de respecter l'ordre de mes coussins qui soutiennent ma nuque et ma tête ?
Pourquoi n'ai-je pas le droit de vivre tout simplement comme tout le monde ?

Troisième nuit pourrie, troisième nuit sans savoir dormir, troisième nuit avec des nausées et des étourdissements ... 
Cinquième jour de migraine, cinquième jour où je ne sais pas ouvrir les yeux.

Pourquoi cela ne s'arrête pas au bout de 24 heures comme chez beaucoup d'autres ? Pourquoi cela revient sans cesse ? Pourquoi, pourquoi, pourquoi ?
Pourquoi moi ? 

Si, je suis un peu mieux, j'ai des pauses "plus longues" entre les crises, oui c'est vrai qu'il y a du mieux depuis deux ans. 

Mais, quand je suis dedans, je ne vois pas le bout de la souffrance, parce que oui, c'est de la souffrance, rien à voir avec un g.. de bois, rien à voir avec le petit mal de tête ... 

J'ai juste envie aujourd'hui ...  rester au calme, me faire PLAISIR, me faire du bien pour compenser le mal dans ma tête ...


dimanche 16 septembre 2012

Je lis je lis je lis


Depuis un mois les livres défilent, un peu de tout, un peu de fiction, beaucoup de documentation, beaucoup de re-lecture aussi. 

Aujourd'hui, malgré la nuit très mauvaise et encore plus courte que j'ai passée, je me suis mise dehors sur ma terrasse, la tête en bouillie et j'ai entamé un petit livre d'une centaine de pages sur l'amour. Frissons à chaque page, tellement je me retrouvais dans le récit qui n'est pas vraiment récit mais plutôt une collection d'idées, de réflexions ... tout comme je fonctionne dans la vraie vie, un peu décousu mais clair et limpide à ms yeux.

J'en ai oublié de manger à midi, plongée dans les phrases courtes, souvent composés des mêmes mots sans éprouver une lassitude qui me gagne avec d'autres auteurs quand ils font de même. 

En fermant le livre il m'a fallu une bonne heure pour me sortir de l'histoire, j'étais réellement secouée par la fin que je n'attendais pas telle...

Après une petite dizaine de livres que j'ai mis dans une boîte pour les donner, enfin un livre qui restera dans ma bibliothèque. Je ne garde plus ce qui ne me plait pas, je n'ai plus la place nécessaire pour le faire et honnêtement, garder des histoires juste pour montrer qu'on les a lues ... non, je n'en ai plus le besoin. Plus besoin de "prouver" que je suis plus qu'une tête vide, plus besoin. Que ceux qui me jugent restent avec leurs idées et préjugés, je suis trop bien pour que je me sente encore vraiment attaquée :-)

Dilemme donc ce soir, regarder la télé équivaut un dimanche soir à se gaver d'images insipides ... mais permet de savoir tricoter en parallèle (parce que l'hiver sera là très vite) ou attaquer le prochain ouvrage?Et si oui, quel auteur choisir, dans quel univers me plonger ? 
Rester dans la fiction, m'instruire un peu, faire dans la facilité en optant pour une deuxième voire troisième lecture ?

Heureusement que mon budget livres s'est un peu étoffé depuis peu, je commençais réellement à me sentir frustré de voir toutes ces merveilles sans savoir passer à l'achat :-)

Pour ce qui est du fameux livre "que tout le monde lit" ... le livre numérique avec beaucoup de gris ... j'ai tout simplement abandonné. Je n'y vois aucune joie de lecture et non, je ne suis pas allée au bout, loin de là :-)

C'est cela aussi de vieillir, choisir librement vers quoi on veut tourner son intérêt, ses préférences et c'est bien ainsi.


samedi 25 août 2012

Mauvais samedi



Ma fille avait besoin de moi cette nuit, elle a donc passé la sienne sur mon matelas une personne ...
Ce matin je ne savais plus bouger mes bras et mon dos était coincé.
La tête ... n'en parlons pas ... migraine.

J'ai rêvé cette nuit que j'avais déménagé ... encore ... et cette fois-ci j'avais atterri dans un espace minuscule. Plus de place pour rien, même pas pour mes livres.

Une cuisine réduite au minimum légal.

J'étais à l'étroit et j'étouffais.
Je pleurais ma maison, je pleurais quand je me suis réveillée.

J'ai regardé ma fille dormir. Les cheveux en bataille autour de son visage détendu. J'ai eu envie de lui faire un câlin comme autrefois et je l'ai bercée, je lui ai posé un bisou sur la joue et elle a souri...

On passe le weekend en famille, il y a une brocante au village, la fameuse brocante des panneaux... Bien sûr qu'on fera un tour, à pied d'ici, petite ballade.

En étirant ma nuque j'entends craquer. Il est temps que je reprenne le yoga. Cette année je m'inscrirai de nouveau au cours. Aussi pour être occupée une soirée en semaine, de devoir sortir de chezmoi, de devoir bouger mes articulations, de devoir prendre soin de moi.




vendredi 24 août 2012

Orage dans ma tête



Parce que j'ai eu mon r-v pour le traitement qui est sensé protéger mes os ... 
Chaque fois que j'y vais je me dis que cette fois-ci cela se passera bien, que je serai bien après, que ma tête ne voudra pas exploser, que mes os ne feront pas mal, que je n'aurai pas de température... et chaque fois le même constat, mon corps se bat pour une raison ou une autre et me laisse fatiguée, épuisée, maussade ... ajoutez une nuit mauvaise et on se retrouve avec une mauvaise humeur matinale qui ne fera rien pour partir. 

Je mets la musique à fond, je suis seule dans tt le bâtiment, je ne vais pas me gêner. 

Je danse, je me déchaîne, je crie et je tappe des pieds.

Je range comme une forcenée, je jette à grand coups tt ce qui me semble de trop. 

Je pense à ceux qui partent en vacances maintenant,...

Je pense à ceux qui ont encore devant eux l'excitation du départ, les valises à charger, les derniers préparatifs à achever. Les préparatifs qui prennent la journée, qui prennent trop de temps pour laisser encore une petite heure de répit.

Partir en vacances est à chaque fois comme si on n'en revenait pas. On range, on nettoie, on met en ordre, on prépare minutieusement, on planifie tout. Bien sûr, rien ne nous arrive pendant notre absence, heureusement d'ailleurs. 
Pourquoi a-t-on ce besoin de partir en laissant derrière nous une maison nickel, un appartement lavé, les lits bien tirés, les armoires fermées ? 

Est-ce pour conjurer le sort ou part-on tout de même avec la peur dans le ventre qu'on ne puisse pas revenir ? ET puis même ... si le destin nous happe pendant nos vacances, pourquoi se soucier de l'état de notre lieu de vie ??? De toute façon on ne devra plus rendre compte du désordre et de la bouteille de lait passée de date ... 

Enfin ... je l'ai fait aussi quand je suis partie "en vacances" alors que je n'avais aucun souci à me faire. 
Cela doit être inconscient, ancré dans nos gênes du temps que les routes étaient peuplés de racaille et d'hommes dangereux qui nous volaient notre argent et notre vie. 

Ce soir retour des enfants chezmoi. Oui, je suis contente de les revoir ! Très contente même. Leur dernière semaine de congés déjà, dieu que c'est vite passé ces deux mois. 

Avant de repartir dans mes tâches et obligations diverses je vais passer par le tiroir pharmacie pour avaler un cachet supplémentaire pour tenir la journée. 

vendredi 17 août 2012

Hot hot hot


Il fait très chaud aujourd'hui et je me suis réveillée avec une grosse migraine qui me pourrit les heures depuis hier ... 

Ces jours-ci je me suis remise à la peinture et au dessin, avec un grand plaisir de laisser glisser le feutre sur la feuille pour capter des moments de mes enfants captivés par la télé :-)

Je dessine "mieux" que quand j'allais à l'école, ici aussi je sens que je me suis libérée d'une grande partie du carcan qui me serrait... les traits sont plus fluides, je ne pense plus, je dessine. 

Plus de "construction", plus de réflexion, la plume devient troisième oeil et jour après jour je sens une progression :-) pas difficile si on vient de loin :-))))

Sinon la vie entre enfants, chaleur, lapins et tâches ménagères coule en douceur, avec une petite pointe de nostalgie déjà... plus que deux semaines avant la reprise, plus que 14 petits jours. 

Ma fille rentrera en sixième, mon deuxième en quatrième rénové et le grand ... on attendra les résultats de sa session de rattrapage, je ne le vois pas étudier et mettre à jour une année de maths ... cela ne se fait pas en 10 jours justement. 

S'il ne réussit pas il se retrouvera dans la même année que son frère ... aïe... d'un autre côté... juste 1 exemplaire de livres d'histoire etc etc ... ce ne fera pas mal au budget familial :-)

Oui, les vacances passent de plus en plus vite ...

Je vais fermer les yeux un peu, expirer lentement et espérer que ma tête voudra me laisser profiter de cette journée !



vendredi 3 février 2012

C'est difficile cette fois-ci

pour moi, pour les garçons et pour ma fille. Entamer la semaine de papa ... la semaine d'ici,  qui avait commencé sur de mauvaises notes, avec des ondes négatives à en crever le plafond, a enchaîné sur une mélodie douce, sur une entente sans mots, sur une semaine belle et agréable.

Plus d'accrochages, même pas de dispute entre frères et soeur, rien. C'était vraiment une chouette semaine en famille. 

Mon grand nous a gâtés avec ses crêpes hier, chandeleur oblige. On s'est régalés devant "Love actually", film qu'on adore tous les 4, chacun pour une part bien distincte, les uns pour l'humeur si british, les autres pour la belle allure de Miss K.

Alors aujourd'hui, vendredi, jour d'échange, jour de rechange ... 

Oui, on avait difficile et cela faisait tellement longtemps que je n'avais plus eu les larmes aux yeux quand j'ai refermé la porte de chezmoi et que j'ai vu ma fille monter dans la voiture, serrant ses deux lapins-doudous qui déménagent semaine après semaine d'une "maison" à l'autre.

Je pense que je vais aller me coucher tôt, une migraine me tient éveillée depuis mardi, chaque nuit le même scénario, je me couche, épuisée, je m'endors pour une petite heure et puis ma tête explose. 
Ce soir j'attends la neige promise avec une grande impatience, j'espère qu'avec les flocons ma nuque se libérera et en se libérant elle laissera couler la migraine hors de mon crâne, à travers mes bras pour sortir de mes doigts et disparaître pour de bon. 

J'ai envie de pleurer, oui, j'ai envie de pleurer un bon coup, de me décharger, de me défaire de cette nervosité qui me fatigue à outrance.




samedi 14 janvier 2012

Trop mal pour être bien





Tellement mal partout ! Tellement mal à la tête, foutue migraine !

Mes jambes, mes bras, mon cou, mon dos, mes doigts et mes pieds ... tout, tout, tout est douloureux au moindre geste, au moindre pas. 
Dire qu'aujourd'hui on avait plus d'une heure d'affilée de soleil et que je n'ai pas su me lever pour faire une promenade jusqu'au petit magasin au bord du lac ... 
Dire que je ne suis même pas encore arrivée à la moitié de ma vie, disons, à la moitié de l'espérance de vie de la femme statistique et que je me sens comme au bout de la même. 
Dire que je voulais me faire belle ce matin et voyant ma figure ridée et pâle je me suis résignée à juste appliquer un peu de mascara. 
Dire que j'avais décompté les heures jusqu'à ce weekend, tellement heureuse de les retrouver tous sous mon toit et que je n'ai rien fait d'autre que les écouter et leur parler. 
Dire que je voulais sortir avec eux, faire une virée cinéma avec popcorn et boisson ... 

Mais mon corps à encore une fois été le gâche-tout. Mon corps qui ne veut rien d'autre que du temps sec, avec des heures de soleil, avec des journées claires et légères, sans pluie incessante et nuages gris cachant le ciel ! Il ne veut rien d'autre qu'un peu de repos, il ne veut rien d'autre que pouvoir monter les escaliers, faire les trois étages sans être essoufflé, monter les courses sans devoir déposer entre garage et ascenseur, ne pas compter les bacs de lessive... 

Je suis vieille, usée !

Aïe, aïe, aïe !!!


Mais, dans les souffrances j'ai tout de même réussi à terminer mon châle :-) enfin, toute une semaine à tricoter de l'alpaga toute douce et chaude n'était pas du toutoutoutoutout génial :-) nooooon. 

Alors : bon point: 1 ! 

J'ai aussi fait trois lessives: allez 

Bon point: 1 !

Et puis, ce soir on mangera une bonne crasse de chez le fameux Donald Mc. Faut savoir vivre !

Bon point: 1 !


Demain je bloquerai le châle, celui que j'avais déjà tricoté il y deux ans, pour mon ex-belle-maman ... si j'avais su qu'elle ne m'adresserai plus la parole 6 mois plus tard il serait resté à mon cou au lieu de l'embarrasser au point de ne même pas avoir su me dire merci ... ah si on savait tout :-)

Demain mon deuxième sera au foot, tournoi en salle, peut-être que j'irai voir un match ou deux ? 

Demain faudra faire les devoirs de la semaine, pas moi, la miss, la danseuse, la fille à qui on doit couper les pointes de ses cheveux, la soeur de mon grand qui a tellement de cheveux sur sa tête qu'on dirait une moumoute mal ajustée ... 

Et, en attendant demain, je retourne dans mes laines, envie de tricoter un petit quelque chose, j'aime bien les châles, ils cachent ma poitrine plate, sont gaies à tricoter et ils ne prennent pas trop de place dans les armoires. 

Beau samedi, il fait froid au garage, dehors le gel s'est installé ... je remonte sous la couverture partagée avec ma fille, elle aura les pieds bien chauds pour réchauffer les miens. Revanche pour 10 ans de pieds glacés dans mon dos les nuits de mauvais rêves :-)










jeudi 8 septembre 2011

Tête

qui a littéralement explosé hier en soirée. Un cumul d'émotions, des larmes qui stagnent et ne trouvent pas leur sortie ont grand ouvert la porte à une migraine couplée aux multiples désagréments qui sont ses compagnons.

La nuit douloureuse, une petite heure de sommeil, les nausées m'ont secouée de plus belle et m'ont laissée vidée. 

Je n'ai pas su répondre au téléphone, impossible d'articuler le moindre mot, épuisement total. 

Une chape de plomb s'est abattue, j'ai coupé toute source de luminosité, chaque appareil qui aurait pu émettre un son quelconque. J'ai fermé les yeux, assise dans le lit et j'ai dormi. Réveil très tard dans la matinée, envie terrible de boisson gazeuse venue des Etats-Unis. 

Je suis sortie du lit, je me suis placée sous la douche et la douleur a coulé hors de moi. Un trajet en voiture un peu redouté, deux heures à placer mes émotions au bon endroit, une crise de larmes évitée de justesse, un coeur enfin libéré.

Le reste de la journée s'est déroulé dans le calme, besoin de repos. 

Ce soir mon corps est lourd, mes cicatrices chantent leur mélodie habituelle. Je m'en vais me coucher, il fait déjà noir dehors.