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dimanche 13 octobre 2013

Train train quotidien


dominical, fin de semaine, journée de migraine n°6 ... 

Depuis que je vais chez le mon ami-kiné, j'ai des migraines terribles, que j'avais avant aussi, mais elles étaient moins douloureuses que celles qui me tiennent compagnie aujourd'hui. 

Six jours de réveil difficile, de manque d'appétit, de manque d'entrain, de manque de tout ce qui pourrait améliorer la journée. 
Il me "décoince" les cervicales, il essaie d'assouplir la masse compacte qui s'étire de la nuque jusqu'aux fessiers et j'ai l'impression que mon corps travaille contre lui en se cramponnant à sa position malsaine, en retombant dans sa structure connue. 
Lutte entre corps et homme avec au milieu, moi, ma tête, mon dos, mon corps qui encaisse pas mal depuis quelque temps, au propre comme au figuré. 
L'expression " en avoir plein le dos" n'a jamais sonné aussi juste. 

J'ai devant moi ma boîte avec le remède miracle qui enlève la douleur pour quelques heures mais qui peut provoquer une migraine par la suite aussi, comme au sevrage d'une substance que l'organisme réclame. 

Ecrire ces mots me prend le triple du temps parce que je n'ai plus aucune coordination entre tête et doigts, les fautes s'enchaînent et cela m'énerve !!! 

Si j'apprends à vivre avec ces douleurs permanentes je n'arrive pas à m'habituer à ce ralentissement de l'esprit, de ma dextérité, de mes capacités intellectuelles. Cela me fait peur, perdre la tête en plus du corps me fait peur !

Tricoter est difficile, coudre encore plus parce que je n'arrive pas à calquer mon rythme à celui de la machine, lire impossible, dessiner en restant aux contours, prendre des photos m'énerve parce que je suis incapable d'assurer une mise au point manuelle et que celle de l'appareil ne me convient pas. 

Que fais-je donc de ces journées si nombreuses ? Bonne question... j'étais sous la douche pendant 15 minutes (pas écolo du tout je sais ...) sous l'eau bouillante (pas écolo du tout ... je sais) espérant que la chaleur allait dégager la douleur, détendre ce muscle de l'épaule qui fixe mon bras droit contre les côtes si fort que lever le bras est ... impossible.
Je me suis préparée un petit déjeuner régressif, tartines beurre-sucre, mélange qui me replonge dans les mois d'hospitalisation des dernières années avec son choix diabolique : petit pain ou tartine (le dimanche c'était croissant d'office). Enduire un petit pain d'une épaisse couche de beurre avec une perf dans chaque bras était devenu un jeu d'enfant, ruisseler le sucre prévu pour le café dessus et s'en mettre plein le lit (parce que, oui, j'avais le petit-déjeuner, le déjeuner et le souper au lit ;-) l'hôtel de grande classe non ? ) 
Ce qui me fait penser que ma manie de miettes dans le lit vient de cette époque, rien de plus énervant que ces bouts durs qui piquent les jambes, dans mon lit, personne à part moi, ne met les pieds, les enfants essaient, enfin plus les garçons, mais bien ma fille qui veut se glisser en douce contre moi le matin ou le soir et que je fais fuir en lui lançant un : t'as les pieds propres ???? 

Finalement les hospitalisations à répétition, dans le même service, avec le même personnel qui rentre et sort 25 fois par jour pour interrompre les activités palpitantes que l'on peut avoir dans un lit, remplie de médicaments et de calmants m'ont montrée que le vie s'arrête totalement derrière ces portes et je ferais mieux de profiter de maintenant au lieu de râler et de me plaindre ... 
Sauf que : je ne suis pas bien, pas aujourd'hui, pas hier, pas la semaine dernière, ni celle d'avant et je peux continuer ainsi sur une longue période... 

Corps et esprit, liés même si le lien est nocif, dangereux, malsain. 


jeudi 10 octobre 2013

Noir c'est noir


il n'y a plus d'espoir... ou du comment vous mettre à plat en 10 secondes... 

Je continue à chercher la lueur qui devrait se trouver, la petite note positive, le bécarre après les bémols. 
Non, je ne baisse pas encore les bras définitivement même si l'envie est forte de "laisser tomber" et de ne plus me battre pour rien... 

Donc aujourd'hui je me raccroche au kiné de demain qui trouvera dans mon dos chaque noeud et chaque corde qui m'empêche de tout et qui me vide aussi de ma substance nécessaire pour tenir droit, pour tenir debout. 


jeudi 12 septembre 2013

Je vis encore, un peu ... tout petit peu.


Entre la reprise de la danse, les achats "absolument nécessaires", les rendez-vous chez mes médecins, l'abandon de l'espoir pour une connexion stable, le passage dans diverses boutiques d'affaires de danse pour enfin trouver la paire de chaussons de danse qu'il faut à la danseuse pour me résigner à passer par l'école et les chaussons réglementaires pour les examens qui vont me coûter un bras, entre râler parce que les étagères "qu'il nous FAUT TOUT DE SUIIIIIITEEEEEEUUUUX mamaaaaaan" qui restent dans les paquets et encombrent la pièce à vivre depuis deux semaines tout pile... 

Il y a eu : 

- encore des factures à payer, vive la dentiste, vive le fournisseur électricité et gaz ...
- de nouveau deux pneus crevés et bien crevés, quatre pneus en deux semaines ... je ne pense pas qu'il s'agisse d'une coïncidence malheureuse. J'ai dû remplacer les deux d'aujourd'hui et le prix des pneus semble flamber comme le prix de l'essence, ça fait mal de les sortir alors que je suis tellement prise ce mois-ci encore une fois
- de bons moments avec les enfants
- de bons moments avec d'autres personnes
- deux cafés pris de bonne heure
- des tonnes d'essais de bijoux portables, essais sur papier avant d'attaquer pour de bon
- la perte d'une boucle d'oreille qui me tracasse
- une petite heure perdue dans la semaine
- beaucoup de pleurs pendant mes nuits sans que je sache pourquoi je pleurais
- des hauts et des bas




samedi 27 juillet 2013

La fête, la fête


chez les voisins, ce soir. Pas encore d'invités mais deux tentes avec beaucoup de chaises et tables et surtout :







pris sur la terrasse, au deuxième étage, à 60 mètres du "lieu de crime" ... 

Une courte nuit nous attend, la police ne se déplace pas pour ce genre "d'incivilité" et donc ... les voisins se sentent tellement au dessus de tout le monde qu'ils nous rient au nez. 





mardi 16 juillet 2013

Comme un air de vacances


flotte ici chezmoi. 

Les deux plus jeunes ont dormi sur la terrasse, bien au chaud dans leur sac de couchage et couverture supplémentaire. Bougies et étoiles aux dessus de leurs têtes. 

Levés de bonne heure pour nos activités diverses et variées je me suis préparée à partir du temps de midi mais une mauvaise nouvelle a annulé mon rendez-vous. 

Je me sens démunie et un peu "pas à ma place", parce qu'il n'y a pas de place pour moi dans ces cas. Alors comment faire pour ne pas heurter ? 

Certes, je ne prends pas à la légère ce qui s'est passé mais je ne suis d'aucune aide semble-t-il ... alors comment faire pour "bien faire" ? 

Je pense que laisser la liberté à l'autre de choisir est la seule option, même si j'étais étonnée de devoir lire un statut sur LE réseau social pour "me mettre au courant", alors qu'on a tout de même suspecté une personne précise de suite, qu'on m'a envoyé des messages sans me dire ni le comment, ni le pourquoi. 

Oui, je me dis que probablement j'ai surestimé ma "valeur" pour l'autre encore une fois et que même je me jure qu'on ne m'y prendra plus, c'est encore arrivé sans crier gare. 

Je me retire donc, je me mets en arrière et je laisse l'action à ceux qui sont importants et qui, eux, savent aider. 


vendredi 12 juillet 2013

Parfois il ne vaut mieux rien dire ni écrire


parce que sinon la rage déborderait du cadre que je lui accorde encore. 

En ouvrant ma boîte aux lettres un courrier tellement "dégoutant" qu'il m'a gâché le plaisir d'une belle journée, une soirée en prévision avec les enfants et un weekend qui s'annonçait pourtant bien. 

Alors je n'écris pas plus, je me garde d'exploser, je reste polie et distante en demandant des explications nécessaires. 

Et, pour ne pas permettre à cette noirceur de transpirer ici, je mets un souvenir d'enfance que j'ai retrouvé il y a peu. Cette fameuse colle qui sent la pâte d'amande, avec son pinceau pour absolument TOUT coller ce qui vous tombe sous la main. L'odeur est réconfortante et doucereuse, un peu comme tomber dans un lit douillet et aérien ... et en mettant mes photos et textes en place je me sens lointaine et au dessus des attaques ;-)






jeudi 11 juillet 2013

Beaucoup de blabla


pour finalement arriver à un "jeter d'éponge" attendu et prévu depuis le début. Quelques coups bas à l'attention d'une personne qui, il y a quelques semaines encore, avait pris la "défense"... ce n'est pas très adulte de réagir ainsi ... m'enfin !

Je ne sais pas pourquoi cela m'a tellement énervé d'entendre heure après heure défiler divers hommes politiques (pas une seule femme n'a pris la parole, vive la parité ...). Sont-ils vraiment ainsi ? Ne sachant parler en public sans fourcher à maintes reprises, à être contre pour être contre, certains tellement contre tout qu'ils étaient contre être contre et sont partis en signe de protestation(pardon ??? )  ... Sont-ils des personnes qui parlent pour parler ? Payés pour cela ??? Ne sachant ce que fait leur administration ? Ne s'y intéressant pas non plus ? Payés pour cela ? Casés à vie dans un système vieux comme le monde, tout le monde connaît tout le monde depuis des décennies, toujours les mêmes aux mêmes postes ? 

Certes, dans un pays moins grand que la plupart des grandes villes des alentours le choix est restreint mais je ne pensais pas qu'ils soient ainsi ... donnant l'impressions d'une bêtise certaine d'une part et d'une incompétence sous-entendue de l'autre. Reste à espérer que c'est "juste" parce qu'il y avait beaucoup de médias présents et qu'ils ont eu un coup de panique au moment de monter devant leurs confrères .... Peu importe finalement, le spectacle était désolant ... 

Il paraît qu'ils vont donc démissionner MAIS rester en poste jusqu'à l'automne, pour continuer "à travailler", à sortir le pays de la crise. Ou s'agit-il simplement d'assurer leurs fiches de paye pendant les mois de vacances (puisque OUI, le parlement observe lui aussi une période de vacances ...) 

Je m'échauffe ... ahlalalaaaa ;-) 




samedi 22 juin 2013

Récupérer


mon espace de vie, sans classeurs partout, sans notes de cours par terre, sans mouchoirs coincés dans les coussins des canapés, sans verres à gogo, sans chaussures tombés des pieds. 

Récupérer au bout d'une semaine, au bout d'une semaine pendant laquelle je ne pas su gérer le ménage à cause de mon corps qui ne voulait plus résister à la chaleur, à l'humidité, des transports incessants à des heures impossibles, des révisions surveillées ...

Je sais que je vais passer le weekend à mettre de l'ordre, à laver les murs (merci le chien qui bave), à faire les lessives, à récurer la cuisine (merci ma fille qui a fait des pop-cakes ...)

Je me suis levée ce matin avec un soulagement certain, sortir de ma chambre sans que ma bonne humeur se transforme en crachin de sorcière à la vue de la dévastation qu'ils ont réussi à caser entre 11 heures et minuit. 

Ils sont partis vers leur semaine papa et j'étais soulagée de fermer la porte derrière le dernier parti, j'ai été soulagée de me trouver seule, enfin, au bout d'une semaine !

J'ai sorti l'aspirateur, un grand sac poubelle et j'ai fait un ménage superficiel, juste assez pour que je puisse me prendre une demi-heure devant le journal sans être irritée en permanence à cause de l'état de chezmoi. 

E montant vers leur étage, je me suis préparée au pire et je n'ai pas été déçue... c'est le bor..l en haut, inimaginable ! La salle de bains dégoutante, les chambres des porcheries. 
Non, je ne vais pas nettoyer tout cela, ils ont 10 semaines de vacances devant eux et même si je ne les aurai qu'un quart du temps ils vont me mettre ce étage en ordre de marche !

Le comble de l'histoire est certes qu'hier j'ai fait une halte avec ma fille dans le grand magasin suédois qui se trouve sur notre chemin de retour et qu'elle a gémi devant les belles chambres exposées: "mamaaaaaaaaan, tu m'achètes ce lit, et cette armoire, et cette table de nuit et la penderie, je veux avoir une VRAIE CHAMBRE !!! " 
Comme si ici elle vivait dans un trou à rats ... ce qui, à la vue de sa chambre, devrait bientôt être le cas... 

Je lui ai expliqué que je dors depuis deux ans dans un lit une personne gracieusement offert par une personne compatissante et que peut-être ma chambre passerait en premier SI l'envie (et l'accord de mon banquier :-)) me prenait d'investir dans du mobilier. 
Elle n'a pas aimé que je ne dise pas : "ooohouiii, chouette ! Je vais aller louer un grand camion et on mettra tout dedans que t'aime bien aujourd'hui et dans six semaines on changera de nouveau tout parce que tu auras trouvé mieux .. "

Enfin, je sais ce que vais faire de mon weekend, à part pester sur les voisins qui mettent de nouveau leur sono au maximum et qui sont obligés de converser par cris pour qu'ils s'entendent mutuellement, à part m'assoir et me reposer un minimum de cette semaine infernale, peut-être tricoter une heure ou deux, regretter que je n'ai pas le courage de me déplacer dans la capitale voisine pour "ma" fête nationale... 




vendredi 31 mai 2013

Avec le temps


Je parle de la météo ... de m... encore ! 
Il pleut, j'ai 11 degrés dehors, le chauffage tourne le soir ... POURQUOI ? 

Demain, on annonce du "meilleur". Du soleil même... !!!

J'ai la flemme pour faire les courses, aucun magasin dans le coin n'a de parking couvert et me prendre une douche en poussant un caddie qui ne veut pas aller là où moi je dois aller... vraiment trop la flemme. 

J'ai juste fait une sortie pour le chien, nouvelles croquettes et c'était fini. 

Le chien qui boude le temps aussi, on sort en 10 minutes, plus de balades dans les champs... 

Les enfants rentrent ce soir de semaine papaaaa, quelques mises au point seront nécessaires. Des cadrages pour qu'ils n'oublient pas quel âge ils ont et qu'on ne peut pas tout avoir ni tout faire... 


jeudi 23 mai 2013

Au risque de me répéter


Le temps me bouffe le moral.

J'ai de plus en plus mal et le matin j'aimerai rester dans mon lit, dormir pour ne pas sentir les douleurs qui me rongent. 

Les fenêtres portent un rideau d'eau et la nature se gorge pour des semaines. 

Pas d'embelli à l'horizon... mais comment vais-je faire pour arriver au bout de cet hiver incessant ???


Même les petites boules de couleur rose n'arrivent pas à percer le gris.



dimanche 19 mai 2013

RAS LE BOL !!!!!!!!!


Du temps ! De la pluie ! Du froid !

RAS LE BOL !!!!!!

Comment dire


sans être méchante, sans tomber dans le vulgaire, sans sortir un gros mot, pour dire mon ras-le-bol total de ce temps de M..DE ?

Il pleut et pleut et pleut, il y a eu 2 heures de soleil hier, vite, on sort tout, le corps, la tête, comme la tortue qui prend son bain de bien-être ...

A la télé, on nous fait croire que ce mois de mai n'a rien d'exceptionnel, qu'on n'est pas beaucoup au dessous des normales saisonnières, que, oui, on a "un peu moins" de luminosité, oui, mais si peuuuuuuu ... 

Nous prend-on pour des imbéciles ???

Je n'en peux plus d'avoir mal à chaque articulation, je n'en peux plus de cette fatigue qui me tombe dessus dès que j'ouvre les yeux ... je n'en peux plus de me raccrocher à quelques heures par semaine pour ne pas glisser sous mes couettes et draps, y glisser pour sortir uniquement le jour où l'été aura fait son entrée ... 

Et je sais que l'été arrivera comme si souvent, d'une heure à l'autre, avec des 30 degrés insupportables après 8 mois de 8 degrés en moyenne ... 

Oui, j'en ai ras-le-bol !!! Et je reste polie :-)


jeudi 28 février 2013

Dans lo joie et la peine


Les bon jours comme les mauvais ... 

Suis-je trop fleur bleue pour y croire encore ? Suis-je trop "romantique" pour me dire que c'est l'essence même d'une relation sérieuse autre que l'amusement ? 

Moi j'y crois, je veux y croire, parce que je ne me sens plus la force de faire semblant pour juste plaire ... Si je suis mal et qu'en plus, pour ne froisser personne, je dois jouer la comédie ... non, plus cela. 

Les jours sans, je reste cloîtrée chezmoi, je rentre dans ma coquille et j'attends que le pire passe. Les jours sans je sors et je laisse couler mes larmes et en rentrant je prétends que c'est le vent qui me pique les yeux. 
Les jours sans, je fais des efforts pour paraître normale, pour qu'on ne puisse me reprocher que je suis "pas bien". Mais dans une relation qui devrait durer dans le temps ? Jouer la comédie tout le temps ? 

Je l'ai fait, je me suis retrouvée clouée au mur, à être dans le rôle qui me tirait vers le bas, chaque jour un peu plus. 

Oui, je suis de mauvais poil de temps à autre, la vie, les soucis, le quotidien, le fait d'attendre sans recevoir, le fait de donner sans compter pour encaisser des remarques et des réflexions qui font de moi un nid de doutes et les doutes creusent dans le passé et resurgissent les fantômes que j'espérais avoir chassés. 

Le temps qui reste gris jour après jour, le temps qui fatigue mon esprit et mon corps, le temps, l'usure de certaines situations vécues et re-vécues, ont un poids tel que j'ai du mal à me relever, à garder la tête haute ... 

Prendre des coups est partie intégrante de la vie. Prendre des coups pour non-conformisme juste parce que je suis obligée de jongler avec les quelques heures BIEN que je vis ? Non, certainement pas, j'ai tout simplement assez "donné" dans le domaine. 

Je suis toujours étonnée de voir que le monde pense avoir le droit de vivre selon les erreurs du passé, selon les circonstances malheureuses mais quand il s'agit de moi ... mon passé et mon vécu sont mis de côté d'un geste négligeant ... Comme si toutes les années pénibles n'avaient pas eu lieu et que rien de ce qui m'a mis à "mort" a le droit d'influencer mes journées aujourd'hui. 
J'ai eu deux cancers, j'ai eu des grossesses difficiles, j'ai eu des enfants exigeants et tout cela façonne la femme que je suis devenue. Plus dure dans certains cas, plus ouverte dans d'autres. 

Oui, la maladie m'a montrée que la vie ne tient qu'à un fil et qu'il faut agir pour que la vie apporte ce qu'on souhaite, que la vie n'est pas toujours rose-bonbon mais que dans le gris se trouvent des nuances de toutes les couleurs... Je crois que j'avais mis de côté mon urgence de VIVRE pour des raison diverses et qu'elle s'est enflammée depuis que j'expérimente de vivre sans tous mes artifices moléculaires. 

Je n'ai pas "la vie devant moi", elle sera plus courte, je le sais ... et je ne veux me gâcher ce qui me reste en jouant un rôle qui m'empêche de respirer... je suis telle que je suis et j'ai le droit d'être de mauvais poil, d'être mal, d'être désagréable aussi et puis de redevenir celle qui se cache au dessous de cette m.... apparente. 




vendredi 1 février 2013

Je ne sais comment dire


mais il y a des jours sans ... et aujourd'hui est une journée sans. 

Problèmes avec des administrations pour manque de bon sens de la part du père des enfants qui ne me fait pas suivre mon courrier qui arrive encore à l'adresse de mon ancienne maison... tellement inutile et tellement lui .... profiter de chaque petit truc pour me créer des ennuis. Comme si donner le courrier qui me concerne aux enfants toutes les deux semaines était chose impossible. 
S'il devait mettre le tout dans une enveloppe, le poster, mettre un timbre, on pourrait comprendre mais là? Leur donner les quelques lettres ?? 

Donc, on recommence du début. Je lui écris un mail pour avoir une trace de ma demande, je dois le "supplier" de faire ce que toute personne saine d'esprit ferait et puis, comme on y est, je vais rajouter que me laisser ma fille pour le weekend sans m'en parler personnellement AVANT, juste parce que cela l'arrange ce weekend (alors que je n'ai même pas le droit de la garder le vendredi soir, jour de musique pour le père et les garçons et qu'il préfère la caser (comme dit la miss) n'importe où ....), de dire à ma fille que sa maman sera contente de la voir plus longtemps (ce qui est vrai ... ) mais sans penser que je dois annuler mes projets de mini-trip dans un pays voisin ... me laisse perplexe. POURQUOI ? 
Pourquoi est-ce si difficile de se comporter en adulte et en PARENT ? Pourquoi ? 

J'espère que ce n'est pas par pure "rancoeur", par pure "méchanceté", par pur plaisir ... mais juste par fainéantise innée et absence de savoir vivre.

Enfin, c'est une journée sans, vraiment sans.

dimanche 6 janvier 2013

Sept jours c'est assez


Sept jours de migraine et j'en ai assez de la douleur qui se balade de gauche à droite, qui me laisse croire pendant 30 minutes qu'elle va enfin partir et qui s'installe de nouveau, à gauche, à droite... 

La migraine me fatigue, les nausées me fatiguent, les yeux piquent, le nez coule, monter les escaliers explose la bombe. 

Ce weekend je me suis beaucoup promenée pour aérer cette tête.

Dimanche soir j'ai mis le téléphone de côté parce que je sais qu'il ne sonnera plus, je sais qu'aucun message ne me parviendra. 

Dimanche soir et la télé s'est mise en grève chezmoi alors j'écoute la radio, je range un peu, juste le minimum nécessaire pour ne pas être complètement débordée demain matin. 

J'ai pris l'air et j'ai rencontré les mêmes personnes que je vois chaque jour à la même heure. Depuis peu ils me parlent, me font des sourires aimables et semblent apprécier ma compagnie passagère. Ce sont des hommes qui m'accompagnent un bout de chemin, courtoisement ils prennent congé et rejoignent leur famille, leur maison, leur chez eux. 

Le temps gris ne me donne aucune envie de faire de la photo, le ciel plombé, les gouttes, le manque de lumière, le gris gris gris, rien pour trouver un coin à prendre en photo, rien. 

J'ai regardé les images de mes petites vacances de l'année dernière, qu'il faisait beau tout de même à certains endroits ! Que j'aime retrouver à travers les images le son des vagues, le goût de la mer, la sensation du sable chaud au dessous de mes pieds. 

J'espère avoir la chance de partir cette année aussi, visiter des lieux que je ne pensais pas exister, passer des moments inoubliables, construire des fondations, s'envoler dans les airs. 

J'ai promis à mon aîné de retravailler les clichés que j'avais pris lors de son match de foot ... et je n'arrive plus remettre la main dessus.... mince aussi ! 

Et puis dans quelques heures le weekend sera du passé et le monde retrouvera un peu de ses couleurs, un peu de beauté, un peu de douceur... 


samedi 5 janvier 2013

Nouvelle année et nouvelles résolutions


Cette année j'ai pris UNE résolution : je veux documenter une année entière, semaine après semaine, avec des photos, des phrases qui me plaisent, avec ces petites choses qui font une vie. 
J'aimerai le faire cette année parce qu'elle sera pleine de changements ... ma fille est en dernière année de primaire, elle va quitter la petite école de village pour rejoindre ses frères à A. dans quelques mois déjà. 
Ce sera la dernière à franchir le cap, la dernière fois pour beaucoup d'évènements qui rythment la vie, pour elle, pour moi, pour nous.

Je veux documenter mes états d'âme, je veux laisser derrière moi une année complète de souvenirs. 

Je veux y noter les jours sans, les jours de mauvaise humeur, les jours minables qui s'étirent jusqu'à ne plus savoir prendre une seule respiration sans la maudire. 
Je veux y noter les jours bien, les jours merveilleux, les moments de rire, les moments de joie, les journées si claires qu'elle nous paraissent se couler dans l'éternité.

Je ne suis pas bien ces jours-ci, j'ai trop mal, j'ai trop mal partout, je ne sais plus vraiment bouger sans avoir mal, je suis épuisée physiquement sans faire beaucoup d'efforts, je pourrais dormir la journée entière pour ne pas trouver le sommeil le soir venu. 
Je suis épuisée, mon corps, ma peau, ma tête sont douloureux.
Si le temps ne change pas rapidement je sais que je vais tomber très bas, dans cette noirceur qui m'entourait si souvent. Je sais que je vais me laisser aller comme je laisse aller le ménage, le rangement, les courses, les sorties... parce que je n'y arrive plus, je n'arrive plus à supporter mes bras, mes jambes, parce que je n'arrive plus à porter mon corps.

Déjà dans ma tête les dégâts sont installés. Je vis mal une situation à laquelle je ne sais rien changer, je la vis mal parce que je sais que rien ne se passera dans mon sens, que je resterai dans la même situation bizarre et irréelle encore pour longtemps alors que j'aimerai, que je prie depuis tellement longtemps qu'elle change en ma faveur.
Pourtant ... je sais pertinemment que c'est ainsi, que je joue juste dans la pièce d'à côté et que je ne serais pas invitée à jouer un rôle plus important. 

J'ai peur que s'installe une routine, un déroulement huilée auquel on n'apportera aucune amélioration par conformité .... 

Non, depuis la fin d'année je ne suis plus en plein accord avec moi sur ce point. Bien sûr le fait de savoir d'autres passer des vacances en famille, de les savoir rire ensemble, d'avoir tout bêtement du TEMPS ensemble alors que je reste sur la touche ... cela fait mal à chaque fois que cela arrive et même avec toute ma bonne volonté je ne sais empêcher mon coeur de faire appel à ma tête qui me tend le panneau sur lequel est inscrit en lettres majuscules : TU LE SAVAIS !

Je qualifierai je début d'année de : début d'année pourri ! 

Désolée, je ne suis pas de bonne humeur, je cogite et oui, je suis d'humeur aussi pourrie que le temps dehors. 




lundi 22 octobre 2012

J'entends les grues s'envoler


En pleine nuit j'entends dehors les grues partir pour l'hiver.

Comme chaque année, je ne sais pas pourquoi, j'ai le coeur gros les imaginant faire ce grand voyage. Parce que l'hiver sera là bientôt, parce que les saisons tournent trop vite, parce que le temps passe, parce que les années semblent de plus en plus courtes.

Je ne sais pas dormir, j'ai dans ma tête ces deux phrases qui résonnent. J'ai dans ma tête des larmes qui sont au bord des yeux, quelques unes trouvent la sortie et me brouillent la vue. Je sais que si je commençais à pleurer m'arrêter serait difficile. 

Je sens depuis quelques jours une grosse vague noire m'emporter. Toujours pour les mêmes raisons, toujours à cause des mêmes personnes. Un pas en avant pour dix en arrière. Trahison, mensonges, manipulations, cela n'arrête donc jamais, cela n'arrête tout simplement pas. Tellement de mois, tellement d'années à encaisser sans broncher, tellement de larmes jamais pleurées. 

Les nuits sont sans sommeil depuis jeudi déjà. La somme des heures à tourner en rond s'alourdit. 

Etais-je trop fière à annoncer que les flèches ne savaient plus m'atteindre ? Avais-je vu trop grand, trop beau ? 

Tant que je vivrai ici l'humiliation publique sera donc de mise ? Tant que je vivrai ici je serai reléguée au second ...  non ... quinzième rang ? Tant je vivrai ici je devrai garder mon mur de château fort ?

J'ai des gros mots au bout de la langue. Ridicule et enfantin peut-être... pourtant je m'imagine les lâcher au bon moment, au bon endroit. Et je sais que je ne le ferai jamais, alors que certains m'affirment qu'une bonne insulte soulage le coeur et la tête.

Toujours les grues qui s'informent sur leur plan de vol... 

Les nuits comme celle-ci je me rends compte du côté noir de ma solitude, de ma vie. Les nuits comme celle-ci j'aimerai avoir une personne à mes côtés qui respirerait doucement, profondément endormie et qui m'emporterait avec elle vers les rêves. Une personne à qui prendre la main pour me réconforter.
Il n'y a rien d'autre que des livres qui partagent mon lit, des histoires qui ne me font pas rêver, au propre comme au figuré, à se demander pourquoi je concorde mes choix avec mes sentiments ? 

Encore quelques heures à attendre avant que le réveil ne sonne pour ne pas me réveiller et je ferai de nouveau parti du monde. 


lundi 15 octobre 2012

Le jour d'après


C'était donc hier le grand jour des élections dans mon pays d'adoption... 
J'avais les yeux rivés à l'écran, j'écoutais d'une oreille la télé qui annonçait résultat après résultat. 

Ce que je redoutais est arrivé; cet homme détestable, cet homme qui me fait froid dans le dos, cet homme qui me rappelle tellement un autre a percé et est devenu le chef de sa ville. 

Premières réactions de ses partisans, horreur... puis sa conférence de presse qui m'a donné des nausées. 

Les mots, le regard, cette expression de l'être qui sait tout et qui va imposer sa vérité aux autres... je me suis réfugiée dans la cuisine, j'ai fais du bruit pour couvrir cette voix. 

L'autre "nouvelle" est tombée bien plus tard; je serai donc dirigé par une conseillère communale qui était il y a pas trop longtemps encore ma belle-soeur... ben oui, c'est cela les élections, c'est cela la politique. 
Tirer dans les pieds de ses "amis et amies" pour accéder au pouvoir ... détestable !

Alors aujourd'hui j'ai un peu la gueule de bois (et non je n'ai rien bu hier...) et j'espère de plus en plus fort de pouvoir partir d'ici pour me trouver un lieu où je me sente à ma place... 




samedi 6 octobre 2012

Parce qu'à un moment


il y en a marre !

Ah non, je ne suis pas de bonne humeur aujourd'hui ! Je suis remontée, fâchée, déçue, amère, non, surtout déçue !

Rien ne sert de me lamenter, ce n'est pas la première fois qu'on me claque mon amitié au visage, qu'on me plante le couteau dans le dos ... 

Rien ne sert de se lamenter, il faut juste relever la tête, regarder au loin, ne pas montrer qu'on est touchée. 

Rien ne sert de se fâcher, d'être déçue, amère, d'être remontée... je le sais pertinemment mais je suis tout cela depuis hier soir. 

Celui qui crie le plus fort est celui qui a raison ... celui qui influence le plus, celui qui manipule le plus, celui qui tire vers soi pour mieux contrôler est celui qui aura un regard sur tout et tout le monde. 
Je ne joue plus à ce jeu, je me retire, je me suis retirée il y a longtemps et je ne vais plus remonter sur le terrain dégoûtant qui abrite les matchs qui s'y jouent. 

Tirer ses leçons du vécu, garder la tête hors de l'eau et sourire au soleil qui brille pour moi aussi !

lundi 17 septembre 2012

Mais casse-toi !


Pourquoi tu me pourris la vie ? 
Pourquoi tu ne pars pas ? 
Pourquoi tu t'acharnes ? 


Pourquoi dois-je faire attention à tout ce que je fais, je mange, je bois ?
Pourquoi suis-je obligée d'avoir mes heures exactes de sommeil, de respecter l'ordre de mes coussins qui soutiennent ma nuque et ma tête ?
Pourquoi n'ai-je pas le droit de vivre tout simplement comme tout le monde ?

Troisième nuit pourrie, troisième nuit sans savoir dormir, troisième nuit avec des nausées et des étourdissements ... 
Cinquième jour de migraine, cinquième jour où je ne sais pas ouvrir les yeux.

Pourquoi cela ne s'arrête pas au bout de 24 heures comme chez beaucoup d'autres ? Pourquoi cela revient sans cesse ? Pourquoi, pourquoi, pourquoi ?
Pourquoi moi ? 

Si, je suis un peu mieux, j'ai des pauses "plus longues" entre les crises, oui c'est vrai qu'il y a du mieux depuis deux ans. 

Mais, quand je suis dedans, je ne vois pas le bout de la souffrance, parce que oui, c'est de la souffrance, rien à voir avec un g.. de bois, rien à voir avec le petit mal de tête ... 

J'ai juste envie aujourd'hui ...  rester au calme, me faire PLAISIR, me faire du bien pour compenser le mal dans ma tête ...