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jeudi 8 août 2013

Emprisonnée


dans les rêves de la nuit ... horribles !

J'avais trop chaud malgré les fenêtres ouvertes, malgré la fraîcheur. 

J'ai rêvé de décès, de perte d'enfant en bas âge, j'ai pleuré et pleuré. Ma vie ne tournait plus qu'autour de  mon enfant disparu trop tôt, laissant une plaie béante dans mon être que rien ne saurait guérir. 

Je me suis forcée à me réveiller, de me lever, d'aller chercher un verre d'eau, de sortir sur la terrasse. 

Une petite heure plus tard, pensant que j'avais fais le tri entre rêve et réalité, j'ai rejoint les draps... pour plonger dans la suite qui m'attendait. 

Horrible nuit, horribles rêves. Je me sens cassée, triste, vidée. 






lundi 22 juillet 2013

30 degrés le matin chezmoi


et je suis dans d'incapacité de mettre l'aspirateur, le fer, ...  en route, j'ai chaud, j'ai trop chaud. 

Dehors on dépasse les 30 depuis une heure déjà... j'aime ce temps ensoleillé mais j'ai très envie de me retrouver dans un endroit frais pendant une heure ou deux. 

Faire les courses ? C'est une idée... à voir.

Prendre la voiture et partir quelque part ? Une autre idée qui est tombée à l'eau après un coup de téléphone matinal. 

Je suis souvent en désaccord avec mon pays d'adoption mais hier, il s'est présenté de façon si sympathique, si simple, si "humble" que je me suis un peu réconciliée avec le fait que je ne puis le quitter pendant quelques années encore. Je regarde toutes ces personnes unies, le peuple, la population , qui sont en opposition totale avec ce que le monde politique nous miroite depuis si longtemps... 

J'ai fait un rêve cette nuit, le rêve qui revient si souvent, le rêve qui me fait sentir si bien et si heureuse. Il était inchangé, mon roc chaud dans le dos, j'observe en contre-bas les vagues venant se briser sur les plages sauvages et je sens une main chaude se glisser dans la mienne. Pas besoin de lever le regard, je sais ... 

Après ce rêve je me réveille avec une grande sérénité, celle qui me dit que tout se déroulera bien, que si aujourd'hui je reste patiente, le lendemain portera cette promesse de retrouvailles lointaines. 


jeudi 25 avril 2013

J'ai fait un drôle de rêve


Dans la suite de la nuit meurtrière d'il y a quelques semaines. 

Je me suis couchée avec une bonne grosse migraine, j'avais pris le soleil du temps de midi sur une terrasse et il semble que ma tête n'a pas apprécié. Hier soir j'ai cuisiné un repas à tenir au chaud en attendant le retour du grand et dès que le lave-vaisselle s'était mis à chanter j'ai quitté le monde réel et je suis tombée dans les pénombres de ma chambre. 

Le rêve était tellement absurde, tellement bizarre qu'il est impossible d'en reconstituer l'histoire, si histoire il y avait. J'ai mis à jour un complot terrible, une affaire occultée, j'ai "sauvé" l'honneur, j'ai secouru de pauvres condamnés à tort. 

Le rêve était tellement épuisant qu'au matin mes yeux sont restés clos encore bien après l'heure normale du lever et même après ma tasse de café rien à faire, je n'arrivais pas à rejoindre la réalité du jour. 

Mon corps me dit que je n'ai pas passé une bonne nuit, que j'étais tendue, que je n'ai pas dormi profondément ... 

Il faudrait que j'attaque la journée ensoleillée mais je suis épuisée ... 





dimanche 17 février 2013

J'avais la tête légère


Tout est un peu rose, tout est un peu bleu, tout penche à droite, à gauche, ma tête dandine sur mon corps immobile. 
Je ne suis pas normale aujourd'hui, j'ai fait de drôles de rêves ... tiens quand j'y pense, j'étais une vraie psychopathe cette nuit. 
J'ai tué 14 hommes en deux semaines, froidement avec un couteau et la force de mes bras, je les ai enseveli dans de la terre meuble qui les avalait sans jamais les recracher. J'étais la forte, la force de la nature qui se jouait des lois du monde et de la vie. 
J'ai aussi rêvé que le pape allait mourir avant la fin de son mandat... avant sa retraite. 
Je l'ai vu clairement devant moi, l'air joyeux et apaisé, en se donnant à la mort sans regret et sans remords. Je trouvais que c'était beau de partir ainsi, en paix avec soi... 

J'ai rêvé que je mettais ma vie en péril pour aboutir à mon plan d'exterminer encore plus d'hommes, comme si les deux semaines de tueries ne m'avaient pas suffi. Chassant et traquant ces êtres faibles qui se croient si invincibles... 

Dans ces rêves tout était accompagné de musique, mélodies que je ne connais pas, orchestres et violons. J'étais saoule du plaisir de tuer ... 

Alors au matin quand je me suis réveillée frissonnante sous mes couvertures j'ai regretté l'entracte et ramassant mes pieds sous les jambes j'ai replongé sans appréhension. 

Depuis que je me suis levée je suis comme sous l'emprise d'alcool, rien n'est comme d'habitude, j'ai du mal à rester debout, je suis à côté de la plaque. 
Heureusement je suis seule à bord alors je peux laisser cette folie dominicale m'habiter sans nuire, sans faire de mal. 
J'ai envie de créer, quelque chose de grand, quelque chose de si grand qu'on ne pourra plus jamais dire que je n'ai rien laissé derrière moi. 

Et je sais que demain cette tête légère sera partie, qu'elle aura fait place à une migraine qui me rongera le plaisir des sens et cela me fait monter les larmes aux yeux, je ne sais rien y faire ... 


samedi 2 février 2013

Encore une et puis c'est bon


J'espère du moins que la nuit prochaine sera meilleure que ses petites soeurs vraiment pas terribles ! 

Je fais des nuits remplies de rêves les uns plus moches que les autres. Je rêve de mots durs, de rencontres malheureuses, je rêve de personnes disparues de ma vie, je rêve de larmes jamais versées et je me réveille en sanglotant, en cherchant mon souffle... 

Je rêve de charges trop importantes, de projets trop ambitieux, de demandes irréalisables. 
Je rêve de malheur, de destruction.
Je rêve tellement mal que j'ai peur de m'endormir. 

Cette nuit je suis tombée d'épuisement dans un sommeil lourd duquel je n'arrivais pas m'extraire, je n'arrivais pas à ouvrir les yeux alors que c'était si important. J'étais clouée au lit, plaquée sur le matelas et tenue par des cordes qui se mangeaient à travers ma peau. 

Et puis les rêves sont arrivés, indiscrets et violents. 

Des plans à réaliser pour tout de suite, des remarques acerbes, des mots durs, des regards assassins. 

Je voulais sortir, je voulais m'enfouir, je voulais rentrer chezmoi, me sentir en sécurité, me sentir libre. 

Vers le milieu de la nuit j'ai enfin su m'extraire des couvertures, j'ai vu qu'un coussin s'était placé sur mes pieds et que j'avais perdu la moitié des draps enroulés autour de mes jambes.
Après une promenade à travers chezmoi, petite promenade certes, après un verre d'eau, une bouffée d'air frais, je me suis recouchée et j'ai espéré.... en vain, les rêves sont revenus. 

Suis-je dans un phase de "mise derrière moi du passé" ? Suis-je dans une phase de doute ? Suis-je dans une phase dure qui me fera avancer ? Je ne sais pas mais je sais que je suis fatiguée de ces rêves, que je suis fatiguée de ne pas savoir me reposer et que je suis fatiguée de réfléchir au pourquoi de ces visiteurs nocturnes...


vendredi 7 septembre 2012

Concert



Ha ! Quelle nuit ... 

Rêve improbable et tellement réel tant que j'étais dedans ...

Retour en arrière de 25 ans (bizarrement tous les autres avaient à peine 20 ans alors que moi j'avais mon âge ....) croisière avec l'orchestre du Conservatoire... avec mon instrument mais totalement perdue parce que je n'avais plus joué ... depuis 20 ans. 

Ce qui aurait pu tourner au cauchemar s'est finalement relevé être une charmante escapade dans le passé.

Le gros bateau longeait les côtes avec une mer agitée, de grosses vagues, beaucoup de vent, carrément la tempête. 

J'ai rêvé parler à mes anciens amis, à mes anciens amours aussi :-) Quand je dis que c'était charmant :-))

On a fait des escapades loin de la salle de concert, on a trouvé de petits refuges dans lesquels on s'est racontés nos vies depuis ... la fin de ma fréquentation assidue du milieu de la musique. 

Certains n'avaient pas trop envie de me croiser, cela m'a un peu blessée bien que je sache que j'avais perdu en sympathie depuis que la musique n'était plus ma seule et unique passion. 

Avec ceux qui m'étaient proches tout se jouait sur une note douce et emplie de bonnes ondes. 

Finalement le concert a eu lieu et on m'a piqué ma place au dernier moment... quel culot tout de même. Un des "petits", petit teigneux qui nous enviait nos "succès" (tiens aujourd'hui il est directeur d'une école de musique ... enfin :-)) m'avait tout simplement dépossédée de mon instrument et s'était installé sans gêne aucune devant mon pupitre. 

Là je me suis réveillée, j'ai ri et ri pendant de longues secondes, peut-être même une minute ou deux.

J'avais parlé des années musique à l'hôpital à ma masseuse adorée, celle qui me fait passer des moments douloureux pour aider mon dos à se détendre, jusqu'ici peine perdue, mais on ne perd pas l'idée qu'un jour je sortirai de sa table sans douleur. 
Donc mon inconscient avait puisé dans sa mémoire pour me servir une petite gâterie nocturne. 

Voudrais-je revenir en arrière ? Voudrais-je reprendre la musique ? 

Non et non, c'était bien et génial même mais c'est une partie de ma vie qui restera une partie de ma vie. Le besoin ne se fait pas sentir, après une année sans piano déjà le manque n'est plus présent comme au début. On peut vivre sans faire de la musique activement c'est certain :-)


mardi 26 juin 2012

Ps, Ai, Id



nouvelles passions ! 

J'ai tellement entendu parler, lu, vu sur Photoshop que je n'ai plus résisté et que j'ai pris un abonnement chez A.obe. Un an d'usage intensif, à me familiariser, à comprendre, à jouer, à travailler...

Peut-être que je trouverai un jour un travail qui demandera la connaissance de ce genre d'outil ? 

Peut-être qu'un jour je réaliserai un de mes rêves ? Faire du travail créatif à domicile ... j'ai quelque part encore l'envie d'un travail comme celui-là. Même si mes années "dessinatrice dans un bureau de design" sont loin loin loin. 
Le souvenir de ces années est plutôt bien, à part la mésentente journalière avec le graphiste qui me prenait de haut alors que je me sentais déjà toute petite, le reste était positif. 
Les visites des chantiers et les coup de fil à donner en Allemagne et en Angleterre puisque j'étais la seule à maîtriser les deux langues m'ont donné du fil à retordre, souvent :-)

Mais cela fait longtemps que je suis sortie du manège des artistes... mes derniers mois ont vu arriver le premier MAC ... c'est dire :-)

Ayant du temps, étant motivée à apprendre et ayant développé un grand sens de l'autocritique je sens que mon MAC perso va tourner les prochaines semaines. 

En premier lieu je veux maîtriser les retouches "beauté", parce que c'est génial de rajeunir au fil de quelques clics :-))) 



jeudi 22 décembre 2011

Joy to the world

Parce qu'hier j'ai vécu une de ces soirées qui vous laissent sur un petit nuage de joie, de gaieté et d'espoir. J'ai partagé quelques heures, entre rires et souvenirs, entre entrée et dessert, entre découverte et retrouvailles. Belle soirée inattendue !

La nuit a été longue et réparatrice, juste ce qu'il faut. Mes rêves, des plus bizarres, m'ont amenées dans un décor de cauchemar, un rêve qui me faisait prendre part au décès de mes grand-parents que je ne reconnaissais pas... 

Dans mon rêve j'étais chargée de leur constituer une boîte de souvenirs qui allait les accompagner dans l'au-delà. Je n'avais aucune idée de ce que j'étais sensée de faire, j'ai regardé autour de moi, mes enfants et leurs cousins, des fleurs de jardin de curé, des copeaux de bois, un appareil photo. 

J'ai fait sauter tout le monde, je les ai captés avec leurs sourires et leur vitalité débordante. Je ne voulais pas d'image de tristesse mais la joie compactée sur 13 cm de papier brillant. On a ramassé les fleurs en gros bouquet, on y a inséré des branches et des pommes, on a tout posé sur les corps réunis des grand-parents au visages paisibles. 

Un grand flot venu de nulle part nous a emporté comme sur un radeau ; on s'est laissé voguer, confiants de trouver le bon chemin. 

Je ne sais pas ce qui s'est passé par la suite, s'il y a eu suite du rêve... je sais seulement que ce matin je me suis réveillée sans heurts avec un sourire sur les lèvres. Peut-être que ce rêve m'a permise de dire au-revoir pour de bon à une partie de ma vie ? 

Aujourd'hui je dois téléphoner à l'hôpital pour les résultats des analyses de sang et des radios de cette semaine. Et franchement, je traîne des pieds pour le faire. D'une part parce que j'ai peur d'apprendre de mauvaises nouvelles, d'autre part parce que je n'ai pas très envie de passer d'autres examens complémentaires... Je me laisse encore une heure avant de composer le numéro à extensions... une petite heure de no-mans-land médical. 


dimanche 14 août 2011

Rêves

Dormir la fenêtre fermée ne m'apporte pas les nuits paisibles et réconfortantes. Même si je suis persuadée que le fait de fermer une fenêtre ne devrait pas m'empêcher de faire de beaux rêves, le constat est : j'ai passé une nuit très bizarre et angoissante par moments.

Il pleut toujours, il fait toujours très gris, j'ai du mal à voir ce que je fais sans lampes allumées... que je suis lasse de ce temps, que j'ai besoin de revoir le soleil avant de rentrer dans un automne suivi d'un hiver précoce... comme j'ai besoin d'un peu de chaleur pour ne pas rentrer en hibernation bien avant l'heure. 

Dans ma nuit, après que la pluie et le vent aient eu raison de mon entêtement de vouloir garder les fenêtres grandes ouvertes, dans cette nuit qui m'a plus fatiguée que remontée le moral, dans cette nuit j'avais déménagé bien loin d'ici, loin de tous les soucis et de tous les souvenirs qui empêchent de prendre son envol définitif. J'avais trouvé une petite maison, blanche de façade et juste assez d'espace pour contenir mes trésors.

J'y ai emménagée, j'ai repeint les murs dans des tons clairs, de tons glaise et caillou, j'ai installé ma chambre composée d'un lit et de rien d'autre... c'était très paisible. 

Et sont arrivés les ennuis... dès que je voulais sortir je me sentais épiée, espionnée, je me savais contrôlée sans voir, sans savoir de quoi ou de qui. 

Même à l'intérieur de ma nouvelle demeure je sentais des yeux invisibles fixés sur moi, suivre chacun de mes pas, suivre chaque mouvement. 
Trop heureuse d'être sortie de ce cauchemar débutant par un discret "ding-ding" du téléphone qui m'annonçait un sms venu de très loin. Trop heureuse de prendre conscience que j'étais dans mon lit, que j'étais "à l'abri"... 

Malgré mon réveil très matinal, sous la pluie, sous le ciel gris, malgré que je sais pertinemment que je suis chez moi, que j'ai le droit d'y faire ce que je veux, malgré la certitude que je ne fais rien de mal, rien de défendu ... malgré tout ceci, je me sens très mal à l'aise. Tellement mal à l'aise que l'idée que je suis vraiment sous "surveillance" ne me lâche plus d'une semelle. 

C'est tout de même assez consternant que, dès que j'ai une connaissance qui me rend visite les jours sans mes enfants, qu'à chaque fois que je ne suis pas seule chez moi le papa en amène un des trois qui "a oublié" ceci ou cela. C'est tout de même plus que surprenant que depuis deux semaines, deux semaines sans ami/e de passage chez moi, que depuis deux semaines... ils ne sont plus passés... peut-être que je deviens paranoïaque, peut-être que je vois de fantômes du passé rôder autour de moi, peut-être que je suis devenue tout simplement à cran ??? Je n'en sais rien... je sais par contre que mes rêves veulent toujours m'aider à comprendre, à avancer, à me guider et me mettre en garde. 

Ou alors, je suis tout bêtement au point d'en avoir assez de ce temps, d'en avoir assez d'être enfermée, d'en avoir assez d'être en tête à tête avec moi-même :-)

dimanche 7 août 2011

Un jour je serai

Rêves agréables malgré la pluie battante derrières les fenêtres ouvertes. Un air très frais et humide qui me caressait les cheveux et le visage. Bien au chaud en-dessous de mon drap ancien, une couverture et une couette légère, je regardais les trombes d'eau se déverser du ciel. J'ai dû sombrer dans le sommeil bercée par le bruit des grosses gouttes tombant sur le toit. 

Mon escapade nocturne m'a encore une fois fait voyager au bord de l'eau, toujours cette mer qui s'étend au loin, qui change à chaque instant. Toujours ce roc solide, toujours cette sécurité pleine et sans faille. Toujours cette même impression que rien, mais rien au monde ne pourra m'enlever ce bien-être et cette sécurité que le colosse en pierre me procure. 

J'étais accompagnée cette nuit, sans savoir qui était l'être qui se tenait à mes côtés, je n'ai plus de souvenir si j'ai vu son visage, je pense qu'il s'agissait d'une composition de toutes les facettes réunies des personnes que je côtoie. Un beau collage de mes amis, famille et amours passés ou à venir, une composition personnelle haute en couleurs. 

Une bulle de bienveillance et de présence sans rien demander en retour, me protégeant contre vents et marées sans jamais me toucher, restait à mes côtés lors de ma promenade, les pieds dans l'eau. Cris de mouettes au loin, je ramassais des galets blancs, lissés par l'eau pendant des années avant de sortir de cette eau pour paver mon chemin. Des galets, chauds et lourds, que je ramenais vers mon point de départ, leur grand frère protecteur... 

Un réveil en douceur, très tôt ce matin, le soleil venait à peine de se lever ; de nouveau cette détente incroyable qui me suit dans mes gestes du quotidien... 

Un jour je serai là, faisant face à cette mer accueillante, je trouverai ce roc, je m'y attarderai pour me gaver de sa force afin de savoir affronter la réalité détendue et pleine de confiance.

dimanche 19 juin 2011

Fièvre du samedi soir

Nuit à grelotter sous ma couette, à transpirer par litres, à  divaguer, à m'adonner aux rêves sans queue ni tête...

Je me sens mieux ce matin, encore malade mais moins épuisée malgré la nuit cauchemardesque. 

J'ai refait le monde, je l'ai détruit, j'ai nettoyé la place et je suis restée devant une montagne à abattre.
Toujours les mêmes rêves dans lesquels j'ai trop, dans lesquels j'étouffe dans un espace trop petit, dans lesquels je ne vois pas le bout du tunnel. Toujours ce rêve dans lequel je suis seule devant une pièce remplie jusqu'au plafond de photos, de souvenirs, de bric à braque que je dois vider, que je dois libérer pour quelqu'un d'autre sans jamais savoir pour qui...  

J'ai regardé "Shutter Island" hier soir, déçue du film, je m'attendais à plus, à "mieux" à plus convaincant, avais-je trop d'attentes après les éloges entendus ci et là ? Ou alors est-ce dû au fait que je ne regarde plus la télé, que je ne regarde plus toutes les médiocrités distillées sur toutes les chaînes ? Que je ne vais plus au cinéma, mon dernier film remonte à février... ? Peut-être que je n'étais pas assez réceptive hier pour apprécier à sa juste valeur ...

Le temps a viré au gris total au cours de la nuit. J'avais les fenêtres ouvertes, j'ai vu et entendu les trombes d'eau qui lavaient la place devant la maison, j'ai senti la fraîcheur de la nuit m'entourer et emporter avec elle une partie des mauvais rêves qui la peuplaient.

Une autre journée dans le calme, aphone et contente de l'être... rien à faire d'autre que ce que je veux bien m'imposer. Rester ainsi et reprendre les forces nécessaires pour la nouvelle semaine. Avoir le temps de laisser libre cours à mes pensées, à en noter quelques unes, à leur laisser la place qu'elles méritent. 

Manger peu, manger sain, boire plus qu'hier. 


jeudi 16 juin 2011

La lune s'est cachée et je n'étais pas là

J'ai dormi, j'ai dormi à 21.30, comme un loir, comme une bien-heureuse, comme une masse. Je tombe de fatigue, je me sens lourde et sans entrain. J'ai perdu une grande partie de mon énergie sans savoir pourquoi.
Heureusement que mes analyses sanguines étaient bonnes, je serais en mauvaise posture si je devais les passer aujourd'hui, tellement j'ai l'impression que quelque chose ne tourne pas rond dans mon corps.

La lune s'était réfugiée derrière la terre et malgré l'envie de faire des photos, de savourer la lumière particulière, la fatigue était plus forte que moi. Déjà hier après-midi je me suis allongée, pensant que quelques minutes de répit me donneraient le coup de pouce pour repartir... et je me suis réveillée deux heures plus tard, désorientée, cherchant mes repères. 

Je ne bouge pas assez, je suis assise la plus grande partie de la journée. C'est passager mais cela joue sur mon état. Habituée à courir, à être debout, à rester en mouvement sans cesse pour justement ne pas sombrer dans cette léthargie, mon corps n'aime pas rester immobile. 

Pendant ces heures de sommeil profond toutes sortes de rêves sans aucun sens apparent ont accaparés mes pensées. J'étais enceinte, je sentais la vie grandir en moi, je marchais dans la rue, j'étais belle et j'avais envie que tout le monde me regarde. Le rêve a viré et bien qu'étant toujours enceinte, je me voyais assise à côté de personnes de mon x-famille, à la sortie d'un baptême d'un enfant inconnu. Beaucoup d'invités, beaucoup de gens visiblement très aisés qui se massaient autour du nouveau-né. Finalement la mère du bébé s'approchait de nous et nous gratifiait d'un sourire bienveillant. Quand elle eut le dos tourné j'entendis chuchoter : tu vois, je t'avais bien dit qu'elle ne remarquerait pas qu'on n'est pas de la famille, tellement qu'on est pareils, elle et nous. 

Je me tournais vers eux, les examinait de haut en bas, avec leurs tenues défraîchies, avec leurs chapeaux de paille et leurs chaussures en piteux état. Leurs robes d'été transparentes et les auréoles de sueur dessinants de disgracieuses ombres en-dessous de leurs bras. 

J'ai doucement secouée la tête et j'ai murmuré : non, elle ne pense pas que vous êtes de la famille, elle est tout simplement trop bien élevée et a beaucoup trop de savoir-vivre pour vous faire éjecter de la place... 

Vers la fin de la nuit, j'ai donné naissance à une petite fille et son frère jumeau. Une naissance sans douleurs dans la douceur et pleine d'amour. Je tenais mes bébés dans les bras et autour de moi tout n'était que plénitude et beauté. 

Si les rêves sont sensés nous apprendre quelque chose, si les rêves sont là pour nous délester de nos problèmes non-résolus, que dois-je comprendre ??? Il faudra du temps pour que tout devienne clair dans ma tête, pour que se dissipent les vapeurs du réveil, pour que je puisse tirer des conclusions non-hâtives. 




dimanche 12 juin 2011

Rêve du dimanche

Cette nuit j'ai rêvé que ma vie coulait comme un bateau de croisière rempli de mes souvenirs qui sombre dans l'océan. Il fallait que je rassemble les plus important à mes yeux dans de petits paquets pour les sauver des eaux. 

Les enfants étaient à l'abri, je n'avais pas besoin de leur procurer la vie sauve. Il ne s'agissait que de mes affaires, toutes ces choses accumulées, malheurs et joies, souvenirs tactiles ou visuels. Il n'y avait pas la place nécessaire dans les petits paniers mis à ma disposition pour tout prendre, il ne fallait garder que "l'essentiel"... 

Lentement je progressais à travers les années, prenant ceci, laissant cela. Arrivée devant l'armoire de mes avoirs, je ne savais plus quoi faire. Laisser tant d'histoire et d'histoires, laisser tant de mémoire au flots me rendait pensive. Finalement j'empaquetais un disque dur, je laissais bijoux et argent, je chargeais mes bras de tissus et me promettait de revenir si j'en avais encore le temps. 

L'eau qui ne cessait de monter emportait sous mes regards toutes ces choses que je pensais irremplaçables sans que cela ne m'affecte particulièrement. Elle léchait les murs de la maison, engloutissait à son passage meubles et babioles et je regardais sa progression sans amertume.

Des moments de répit suivis d'une nouvelle vague. Petit à petit ce que j'avais connu n'était qu'ombres sous une eau devenue limpide.

J'étais assise au bord de ce nouveau lac et je me sentais libre et en sécurité.... 


mardi 7 juin 2011

Rêve

Cette nuit j'ai rêvé que je me trouvais sur une plage dégagée de toute nuisance visuelle, rien que la nature et moi. Je respirais cet air pur et vivifiant, je laissais mes pensées partir et revenir au rythme des vagues qui déferlaient à mes pieds. 

Un doux soleil chauffait mon visage, une brise légère caressait mes jambes. 

J'étais debout et derrière moi un roc chaud et impassible aux tempêtes qui se lèvent sur cette mer, me protégeait de tomber. J'étais légèrement appuyé et je savais qu'il serait là pour me rattraper. 

Une sensation de sécurité absolue, un bien-être total et enveloppant, un coton léger qui m'entourait.

Les nuages se chassaient, jouaient à cache-cache avec le soleil, la nuit tombait et sa noirceur n'avait rien d'inquiétant. Douce comme du velours, elle s'abaissait sur moi et me plongeait dans une encre qui effaçait tout détail environnant...

Je me suis réveillée complètement reposée, j'étais détendue, aucun muscle ne se crispait, j'étais comme une autre. Cet état m'accompagne depuis ce matin, je suis bien, je suis apaisée...