Les enfants à la maison, encore une demi-heure avant de conduire le moyen à son cours de musique.
Regarder dehors, voir que la pluie tombe et tombe depuis des heures.
Une grosse frayeur hier en sortant avec ma fille, dans la rue, juste à la sortie de notre chemin d'accès, ambulances, pompiers et médecin, tout était bloqué, les enfants des voisins devant leur maison. Tout de suite un sentiment de malaise a envahi la voiture; on nous a appris par la suite qu'un des voisins a voulu mettre fin à sa vie.
J'ai de nouveau pensé aux menaces du papa des enfants de passer à l'acte parce qu'il trouvait qu'il avait une vie pas assez bien, qu'il ne trouvait rien à son goût, ni les enfants, ni son lieu de vie, ni rien d'ailleurs. J'étais en pleine chimio à ce moment, je me battais pour ne pas mourir et lui voulait jeter tout ce qu'il avait. Ce jour-là je ne l'ai pas plaint, je ne lui ai pas tenu les mains pour pleurer avec lui, je lui ai donné un "coup de pied au c....". Depuis ce jour il dit à sa famille, à la mienne, aux enfants, que je suis une femme très dure, une femme sans coeur ....
En entendant ma fille dire : "mais tu crois qu'il (notre voisin) sait qu'il fait du mal à tout le monde ?", je me suis dit que, oui, ce jour-là je devais être indulgente !
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