mercredi 26 janvier 2011

Alors quoi ?


Longue discussion avec mon fils aîné hier. Un fils qui me présente ses excuses et qui pleure, pleure  parce qu'il à pris le temps de réfléchir et de se mettre en question. Un fils qui a le poids du monde sur ses épaules et qui demande qu'on l'aide à se sentir mieux, à apprendre à canaliser ses colères.

Je l'aime mon fils, c'est la chose la plus naturelle du monde, mais je me dois aussi de lui montrer qu'il m'a fait mal, qu'il m'a fait peur. Alors je l'écoute et propose. Il me demande du lui trouver un psy, quelqu'un avec qui parler, quelqu'un d'extérieur... ce que je vais faire ce matin.

Un père qui me fait transmettre par ma fille : qu'il ne va plus répondre à mes mails et messages si je parle de lui. Ok, il n'aura donc plus de nouvelles de moi. Je ne rentre plus dans ses jeux pervers, je ne me laisse plus manipuler. Il n'est rien d'autre qu'un pauvre homme blessé dans son orgueil...

Des enfants qui seront peut-être d'accord de faire une période d'essai pour la garde alternée, puisqu'il semble que c'est le mode de garde préconisé ici. Avant qu'un jugement ne soit rendu, ils veulent voir comment se passera cette garde au quotidien. Je trouve leur idée très bien, rien ne sera définitif et chacun pourra juger si la situation lui convient. Ce qui voudra dire que toutes les deux semaines je serai sans eux. Ce qui ne me réjouit certes pas, mais je n'ai pas le choix.

Je gère, je console, j'écoute, je propose. C'est la seule chose que je sais faire pour l'instant.

Et puis il y a dans ma vie des moments roses, des moments qui font oublier tout le reste. Il y a dans ma vie des gens qui me font rire, qui me font penser que je ne suis pas le monstre. Il y a des gestes apaisants, des paroles réconfortantes.

Pas de piscine pour les enfants ce soir, leur papa se dit occupé... je l'ai appris par eux ce matin. Il ne m'a pas mise au courant, contrairement ses règles établies. Comme je déteste qu'il dispose de moi comme d'un meuble mal aimé. Part-il du principe que je suis toujours là, que je n'ai pas de vie ? Peu importe, c'est juste un autre essai de me faire bouger comme un pion sur son échiquier. Je dois donc annuler mon resto ce soir, une fois de plus ...

Aaaah, j'y pense, on a une série de films que j'aimerai leur faire découvrir. Il nous faudra choisir entre Séraphine et Le cercle de poêtes disparus, Audrey je la garde pour notre prochaine soirée filles.

Que j'aime vivre, que j'aime ma vie, malgré les attaques et les problèmes. Pour rien au monde je ne voudrais échanger cette vie qui est la mienne !


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