de mes enfants.
Ils ne sont partis que depuis vendredi soir, mais le manque commence à me miner tout doucement.
Pas de bruit dans la maison, pas de Queen, pas de Muse, pas de percu, pas de pas de danse, rien. C'est le vide total.
Je m'occupe comme je peux, j'ai regardé une bonne partie des films que je voulais, j'ai rangé la cuisine, le living, la chambre, la salle de bains. Je travaille mes cartes, je joue du piano, je dors tôt et me réveille bien avant que le soleil se lève.
Bien sûr, quelque part c'est agréable d'avoir une maison propre et rangée, d'avoir la possibilité de faire ce que j'ai envie de faire, de me préparer des croûtes aux champignons et d'autres repas qu'ils boudent.
Mais, il y a ce manque, ce manque de ne pas pouvoir leur parler, de ne pas les sentir dans les environs.
C'est un avant-goût de ce qui se passera si la garde alternée devient réalité. Et c'est pas beau, du tout ! Cela fait mal, cela me fait monter les larmes aux yeux et je sens que ma carapace se fend de jour en jour.
Je vais défaire le sapin cet-après-midi, ils ne reviendront qu'après la fête des rois...
Et puis, j'avoue, je suis un peu jalouse de ne pas savoir, pouvoir passer ces moments de vacances avec eux, un peu triste aussi, parce que mon corps me lâche trop souvent, parce que je n'ai plus de droit de skier, parce que je n'ai plus la force de faire six heures en voiture. C'est le revers de la médaille d'être encore en vie ; un corps qui fait mal à chaque instant de cette vie que j'aime tant. Et ajoutez à cela un coeur qui a mal, c'est beaucoup, vraiment beaucoup...

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