mercredi 9 mars 2011

Qui sème le vent

récolte la tempête. Et le vent est venu d'ailleurs aujourd'hui

La lettre attendue est arrivée ce matin. Par huissier de justice et avec lecture devant les voisins enchantés...
C'est bas, c'est sans aucun art de vie, c'est à l'image de ce que le père des enfants est devenu au fil des années. Des menaces, des mises en demeure, des interdits, des aigreurs, des suppositions....

Je peux être une femme divorcée à la fin du mois. Je cherche activement un nouveau logement puisque financièrement je suis poussée à bout. Je ne peux plus subvenir aux besoins primordiaux si tous ces écrits deviennent réalité. Je vais y laisser plus qu'une illusion. Perdre les enfants,  cette maison qui était destinée à devenir la maison de famille, perdre mon petit coin de paradis... 

Rien ne se mange aussi chaud qu'on le cuit... je sais que je ne suis pas en posture de fautive, même si, dans ce que j'ai lu on dirait que c'est moi qui ai laissé tomber ses enfants pour aller chercher une femme avec un futur, une vraie femme. Je n'ai fait que laisser faire, visiblement ce n'était pas ce que j'aurai du faire...

Cela ne m'arrêtera pas de vivre, cela me donne la rage de me battre, je suis forte et je continue de me tenir droite, bien dans ma peau, bien dans ma tête. Je ne me laisse pas faire, je sais ce que je suis et qui je suis ; rien que pour celle que je sens en moi, je me le dois. 

J'ai passé une journée très agréable  en compagnie de gens que j'aime et qui m'aiment. C'est doux de se savoir protégée de l'extérieur. Petit à petit l'étonnement fait son chemin. Ah ? Cet homme charmant envers tout le monde est en fait une m ... ? La déception est palpable, il n'est jamais facile de se rendre compte que la belle façade cache un être noir et méprisable. Au fur et à mesure que cette façade se fend,  d'autres langues se délient et j'apprends que finalement on n'y a pas vraiment cru. Qu'on a voulu lui faire plaisir, qu'on a voulu le préserver comme on préserve une vieillard gâteux. 

Je suis adulte, j'ai vécu assez de moments difficiles et pénibles pour savoir que ceci n'est qu'un passage obligé, que je ne vais pas faiblir et que je devrai prendre des décisions qui seront tout sauf faciles. Je me prépare à laisser les enfants, à laisser les murs, à laisser les souvenirs. Je ne vais pas accepter de vivre dans la peur, dans l'incertitude matérielle. Je n'ai plus 20 ans, je ne suis plus au début de la vie, j'ai envie, j'ai besoin de pouvoir vivre de façon agréable... je n'ai pas combattu la maladie pour vivoter de facture en facture. 

Non, vraiment, hormis ma déception sur la façon, hormis ma première colère à la lecture du document que j'ai devant mes yeux, je ne suis en rien détruite, juste confortée dans mon opinion que cette séparation est de loin la meilleure chose qui pouvait m'arriver.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire