samedi 2 avril 2011

Anniversaire

de ma fille aujourd'hui. 10 ans qu'elle me fait fondre quand elle sourit....

Elle voulait une chasse au trésor, le temps nous le permet. Il fait beau, chaud, on dirait l'été. Des températures au dessus des 20 degrés, un soleil qui fait éclore les premiers bourgeons. Une journée de rêve... 

Ma nuit a été mauvaise. Je n'ai pas su dormir, trop de questions me tenaient réveillée. J'ai vu les heures passer sans m'apporter de réconfort. J'ai fait et refait les comptes, j'ai pensé à la journée d'hier qui a été douloureuse, à cette journée qui ne m'a rien laissée. 
Je me suis levée vidée, sans entrain, avec une migraine et des dents qui faisaient mal. Je les avais serrées toute la journée, surtout ne rien dire, surtout ne pas craquer. Un corps raide qui n'arrive pas à se détendre. Le dos qui me dit qu'il a trop porté ces dernières semaines, au propre comme au figuré.

Une petite virée pré-anniversaire avec ma fille pour trouver gâteaux et cadeaux. Dire non à la plupart des souhaits qu'elle émettait. L'entendre m'énumérer tous les cadeaux fabuleux que son papa lui a offerts. Me sentir mal à l'idée que je serais désormais toujours celle qui devra retourner chaque sou. 

De retour dans la voiture elle me dit : dis, maman, pourquoi t'as vu papa hier ? 
Je pensais tout de même qu'il leur avait expliqué ce qu'on avait fait vendredi.... mais, non, encore une fois c'était à moi de lui dire: hier on a divorcé. Son regard a changé, il y avait une humidité qui annonçait des larmes toutes proches. Elle s'est raidie et m'a regardé longuement pour finalement murmurer un ... ah, d'une telle déception que j'avais du mal à ne pas pleurer avec elle. 

Je lui ai décrit le bureau du juge, la dame qui prenait note de tout ce qui se disait, les avocates respectives avec leurs papiers et leurs stylos de toutes les couleurs. Il fallait à tout prix qu'elle chasse en elle l'image de désastre que le mot divorce avait peint en elle.

On est arrivées souriantes à la maison ; elle s'imaginant monsieur le juge assis très haut sur une chaise et nous, pauvre peuple tout petit à ses pieds... 

Elle ne gardera certainement pas un bon souvenir de cet anniversaire... mais on aura essayé de lui faire le plus plaisir possible.

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