Matinée pénible, forcée d'attendre plus d'une heure assise à côté de lui.
Passage devant le juge, lecture de l'acte, demande à Monsieur s'il a bien quitté le domicile, s'il estime qu'il y a désunion irrémédiable, ; et à chaque question le même OUI prononcé du bout des lèvres... Il ne souhaite pas de médiation, rien, il veut la bataille de boue... Il n'estime pas non plus qu'il y aurait une réconciliation possible. Normal, on ne s'est plus parlé depuis 7 mois...
J'ai également répondu par l'affirmative, assez calmement, sereine presque... presque. Voulez-vous une médiation ? Ma réponse a été, oui, mais .... et le juge de terminer la phrase .... mais Monsieur ne le souhaite pas.
Il ne me doit plus aucun secours financier, ni pour moi, ni pour les enfants jusqu'au jugement qui aura lieu ... en octobre. Comment vais-je faire ? Comment organiser cette vie de façon encore plus serrée qu'elle ne l'est déjà ?
Le divorce sera effectif dans deux mois. Deux mois encore a être mariée, sur le papier.
Rien n'est réglé de part et d'autre, tout est à faire, chaque petit point nécessitant son jugement à part. La maison, les enfants, la pension alimentaire, les meubles, les vacances, qui avec qui quand et où ...
Ce sera long, ce sera certainement fatigant aussi, sans parler des sommes colossales qu'il faudra débourser à chaque passage devant le référé.
Je me sens très seule aujourd'hui, j'ai besoin de protection et je ne la trouve pas. Parce que ce n'est pas le bon jour... oui, cela arrive des jours sans, le mien l'est aussi. Je pense que je vais me laisser aller, laisser tomber toute armure et me mettre en boule pour ne plus rien entendre. Demain les enfants rentreront à la maison, il faudra de nouveau affronter leur hostilité à mon égard.
Demain... est loin... loin, très loin, presque trop loin.
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