lundi 20 juin 2011

Atmosphère

funky chez moi ce matin. Parce que je dois me remettre en route, il faut que je sorte de l'état semi-endormie qui m'a fait tant de bien ce weekend.

Je serais restée sous ma couette encore quelques heures, je m'étais endormie en pensant à l'achat d'un futon et au réveil l'idée m'avait transpercée au point de me faire croire que mon lit s'était transformé à mes souhaits et je me sentais bien au chaud, la météo grisâtre et humide ne me donnant aucune envie de m'extirper de ma couche. 

Une chouette soirée du dimanche m'a remise de bonne humeur. C'est bien, c'est important d'écouter, de réfléchir et de se remettre en question sans cesse, sans jamais se contenter de ce qu'on pense savoir. 

Il y tant de personnes que j'ai perdu de vue au cours de ma vie, tant de personnes qui ont compté dans cette vie, tant de personnes desquelles je ne sais même pas s'ils sont toujours en vie ... ma première amie proche, celle a été mon double pendant les six années de primaire... et qui a pris une sacré avance en deux mois de vacances d'été. Qui s'est muée de petite fille modèle en jeune vamp ayant eu sa première expérience sexuelle à même pas 13 ans... Finie la complicité qui nous avait liée, elle avait entamé la quête de la féminité alors que moi j'étais encore à rougir à l'approche du moindre exemplaire de l'espèce masculine.

Mon amie très proche des 3 années suivantes. Une fille superbe, dotée de cheveux d'ange, bouclées, magnifiques. De grands yeux brun de biche, un teint sans reproche, toujours souriante et disponible. Elle était la première avec laquelle je passais "des heures" au téléphone. On s'était inventées de surnoms idiots qu'on utilisait pensant que personne d'autre ne comprenait de qui on parlait. 

La fille que moi j'ai devancée sur le chemin de la séduction. Celle qui patiemment écoutait mes peines de coeur, celle qui avec sa douceur me consolait sans demander la pareille. Celle que j'ai perdue de vue quand j'ai changé d'école. 

Suivait une année sans attache spéciale, trop différente des autres, isolée, j'ai mis du temps avant de trouver quelqu'un qui vibrait sur la même longueur d'ondes. Les dernières années scolaires avaient des hauts et des bas, plus de bas en fin de compte... parce qu'on avait des âges fort différents, parce que certains avaient déjà une vie d'adulte alors que d'autres venaient tout juste de sortir du cocon de l'enfance. 

J'étais partagée entre conservatoire et école. D'un côté mes amis et amies qui avaient tous 3-4 ans de plus que moi, ceux qui m'acceptaient dans leur groupe sans vraiment le faire et puis l'école où je n'étais pas vraiment à ma place non plus... Je pense que c'est à partir de là que je me suis isolée de plus en plus, le début d'une solitude nécessaire à mon développement personnel.

Peu à peu je reprends contact avec certains. Peu à peu ils sortent de la masse pour me contacter, peu à peu j'ose entamer la même démarche. Et tellement surprenant de les entendre après tant d'années sans nouvelles. C'est une cure de jouvence, un retour en arrière sans être synonyme de régression. 

Aujourd'hui les différences d'âge se sont estompées, on n'y pense plus, ce n'est plus un obstacle. On a tous pris des années, on a tous évolués dans des domaines aussi différents qu'intéressants. On a vécu, on a souffert, désormais on a un passé alors qu'avant on avait juste un avenir. 

Certains sont toujours introuvables, certains refusent le contact ... 

Je vais de surprise en surprise, je découvre des secrets bien gardés. Je me réjouis qu'aujourd'hui la sincérité à pris le dessus et que le dialogue est désormais plus important que l'aspect physique.

J'entame la nouvelle semaine de bonne humeur, en écoutant des groupes qui n'ont pas fait long feu et je revis intérieurement tous ces évènements passésvie que je pensais enfouies à jamais.

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