Fière de moi, un peu, si un peu plus qu'un peu :-) J'ai fini le travail sur le livre en temps et heure. Il a été déposé hier pour le concours littéraire. Je suis fière de l'auteur et je le remercie de m'avoir laissé beaucoup de liberté, beaucoup de libertés aussi, de m'avoir fait confiance et surtout d'avoir supporté mes milles idées et les avoir suivies, même si ce n'est absolument pas ainsi qu'il conçoit de travailler en temps normal.
Hier, le livre déposé, je pensais qu'être "créative" me donne beaucoup. Je me sens vivante, je me sens vibrer. Toute forme d'art me transporte loin du quotidien, me transpose en une onde qui s'accorde à la beauté.
Les regrets remontent, regrets et amertume d'avoir été coupée de cette source sans qu'on me demande mon avis. Au-dessus de ma tête on a coupé l'herbe en dessous de mes pieds et je restais dans un vacuum, suspendue nulle part.
Se mêlent aujourd'hui aux regrets le soucis pour mon deuxième. Enfant hp, sachant calculer et lire à l'âge de 4 ans, ayant sauté une classe en primaire, se destinant à une carrière d' astro-physicien qui a mué vers la médecine, plein de ressources non exploités, il semble qu'il est en danger de redoubler son année. J'avais un message d'une de ses enseignantes qu'il a littéralement arrêté de s'investir depuis 2 mois. Que son année est en danger et qu'elle a aussi contacté et laissé un message à son papa.
Cri d'alarme ? Appel à l'aide ? Certes, mon deuxième a beaucoup d'ambition, mais n'a jamais pris l'habitude de travailler. A quoi bon puisque même sans rien faire les résultats suivaient ? Qu'il laisse tomber ainsi me chagrine énormément. Je me dis que c'est sa façon pour nous dire qu'il en a assez, qu'il ne veut plus, qu'il faut qu'on change quelque chose pour lui.
Malheureusement, depuis un an, il a rompu tout contact avec moi. Lui, qui passait ses journées et une partie de la nuit à mes côtés, pour poser des questions, pour discuter, pour rester avec moi, s'est détourné le jour où son père s'est installé sur le canapé pour y passer ses nuits. Depuis ce jour je n'étais plus personne pour lui, il m'en veut terriblement de la séparation, il s'est mis de l'autre côté et me traite avec une hostilité difficile à vivre.
Je pensais trouver un mail, un message, à mon retour hier soir. Un mail de son père, pour qu'on discute ensemble des problèmes de notre fils. Mais rien, je suis totalement coupée de leur vie la semaine qu'ils passent avec lui. Comme il me l'avait annoncé : la semaine où les enfants sont avec moi je peux faire avec eux ce que je veux, cela ne te regarde pas .... ! C'est ainsi que j'apprends avec 10 jours de retard qu'un d'eux était malade trois jours de suite, qu'ils sont partis en weekend .... Et je ne trouve pas cela normal, si on peut encore parler de normalité.
Faudra-t-il qu'on passe par un juge pour statuer que nous sommes et resteront PARENTS ??? Je ne puis y croire .... Faudra-t-il une décision de justice qui stipule que l'un doit prévenir l'autre en cas de maladie, accident, vacances ???? C'est tout de même hallucinant ...
Je sais que si j'écris à son père qu'on doit parler des enfants, j'aurai la réponse standard : je l'ai déjà fait.
Alors ... à quoi bon ? Il se sent attaqué au moindre mot, il se sent agressé par chacun de mes écrits, il se sent menacé à chacun de mes gestes... ce n'est pas à un adulte que j'aurais à faire mais à un guerrier qui veut détruire celle qu'il a en face.
Après de longues heures au téléphone hier, après de longues heures de mise sur la balance, je ne sais toujours pas ce qui sera la bonne chose, la seule chose à faire. S'il redouble cela ne sera pas un la fin du monde, mais s'il laisse tomber pour nous adresser un appel au secours et qu'on n'y répond pas, ce sera dramatique.
Juste te dire que je te lis
RépondreSupprimerje comprends et j'admire cette détermination avec laquelle tu écris jour après jours
Je me dis qu'au loin il y a la ligne d'horizon, de plus en plus nette...
Bonne soirée.