dimanche 19 juin 2011

Fièvre du samedi soir

Nuit à grelotter sous ma couette, à transpirer par litres, à  divaguer, à m'adonner aux rêves sans queue ni tête...

Je me sens mieux ce matin, encore malade mais moins épuisée malgré la nuit cauchemardesque. 

J'ai refait le monde, je l'ai détruit, j'ai nettoyé la place et je suis restée devant une montagne à abattre.
Toujours les mêmes rêves dans lesquels j'ai trop, dans lesquels j'étouffe dans un espace trop petit, dans lesquels je ne vois pas le bout du tunnel. Toujours ce rêve dans lequel je suis seule devant une pièce remplie jusqu'au plafond de photos, de souvenirs, de bric à braque que je dois vider, que je dois libérer pour quelqu'un d'autre sans jamais savoir pour qui...  

J'ai regardé "Shutter Island" hier soir, déçue du film, je m'attendais à plus, à "mieux" à plus convaincant, avais-je trop d'attentes après les éloges entendus ci et là ? Ou alors est-ce dû au fait que je ne regarde plus la télé, que je ne regarde plus toutes les médiocrités distillées sur toutes les chaînes ? Que je ne vais plus au cinéma, mon dernier film remonte à février... ? Peut-être que je n'étais pas assez réceptive hier pour apprécier à sa juste valeur ...

Le temps a viré au gris total au cours de la nuit. J'avais les fenêtres ouvertes, j'ai vu et entendu les trombes d'eau qui lavaient la place devant la maison, j'ai senti la fraîcheur de la nuit m'entourer et emporter avec elle une partie des mauvais rêves qui la peuplaient.

Une autre journée dans le calme, aphone et contente de l'être... rien à faire d'autre que ce que je veux bien m'imposer. Rester ainsi et reprendre les forces nécessaires pour la nouvelle semaine. Avoir le temps de laisser libre cours à mes pensées, à en noter quelques unes, à leur laisser la place qu'elles méritent. 

Manger peu, manger sain, boire plus qu'hier. 


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