sans soleil pour que mon corps retourne dans l'état d'épave vivante. Mes os craquent, mes articulations coincent et ma tête est prête à exploser depuis bien trop d'heures.
J'ai eu presque deux mois sans trop de douleurs, deux mois pendant lesquels j'ai réussi à prendre encore une fois 2 kilos. Deux mois de bonne humeur et de joie de vivre. C'est d'autant plus dur de se rendre compte que ce corps ne sera plus jamais celui d'avant. L'âge doit y mettre un supplément mais le temps, la météo restent mon problème majeur.
Aucune envie de me bouger, aucune envie de faire ce qui doit être fait, aucun entrain. J'ai du mal à marcher vite, je suis essoufflée à la moindre montée d'escaliers, fini les bonds de joie et les danses improvisées.
J'ai même fait une sieste cet après-midi, dans l'espoir de jouer un tour aux douleurs : quand tu dors, tu ne sens pas que t'as mal. Eh non, même pas réussi de tromper l'ennemi qui restait collé à moi comme un chewing-gomme malodorant et passé de date.
Une double dose de mon ami anti-douleur, un autre efficace contre les migraines. J'attends qu'ils me délivrent pour quelques heures.
C'est difficile, c'est inquiétant, c'est gênant et je n'aime pas en parler...
Ce qu'il me faudrait, ce serait vivre dans un micro-climat, jamais trop de différence de températures, jamais sans soleil plus de deux jours, jamais de changements brusques de météo.
Aujourd'hui j'ai regardé avec angoisse les prévisions. Mauvaises pour la semaine qu'on vient d'entamer, même le weekend semble compromis. Cette semaine qui sera synonyme de beaucoup de transports, de beaucoup d'heures à attendre l'un et l'autre; semaine d'examens pour tout le monde, motivation à trouver, à garder, techniques à développer pour le plus jeune des garçons.
Avant tout il faut que je me remette au travail, ce travail si intéressant sur le livre du concours. Une joie à chaque page terminée et sortie. J'aime avancer, j'aime voir les feuilles s'entasser, j'aime voir les photos prendre place et relire les mots qui me font rêver.
Le repassage attendra demain, même après-demain, les sols aussi. Je ne peux m'occuper que du stricte nécessaire. La couture, le tricot, le dessin ... oubliés pour quelques jours. Le temps changera et avec lui toute une approche de la vie et de la joie.
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