derrière moi. Une belle semaine de complicité et de retours en arrière.
Un samedi en compagnie adorée et chérie. Beaucoup d'heures debout en talons hauts, heures qui se soldent par un corps qui crie sa douleur. Réveillée en pleine nuit par une migraine foudroyante, crampes dans les fessiers et une nuque raide comme une pierre.
Je n'ai pas assez bu, pas assez mangé, j'ai mangé trop de fruits et pas assez de féculents. Oui, le résultat n'est pas génial, mais la journée en valait la peine. J'ai aimé découvrir un univers inconnu, j'ai admiré à moitié les efforts consentis de certains pour avoir un corps qui sort de l'ordinaire. Je me suis posée la question: mais à quoi cela sert... et puis, j'ai simplement regardé, j'ai laissé tomber préjugés et a-priori et j'ai vu la beauté dans les gestes, le rapport très spécial que ces gens entretiennent avec leur corps.
J'ai encore une fois été impressionnée par le mental qui fait fendre des blocs de pierre, j'ai été touchée par ces cris qui viennent du fond des entrailles, j'ai vu la nature d'un homme se débrider pour laisser place à une force inouïe. J'ai été spectatrice de l'admiration des personnes qui m'entouraient, j'étais si fière et si contente de savoir ce qui se cache derrière toute cette force. Une sensibilité hors paire, un humour souvent très proche du mien, un être doux et parfois empreint de doutes.
Vendredi, après de longs échanges écrits préalables, j'ai revu un ami perdu de vu pendant plus de 20 ans. Un ami qui a marqué les esprits de ceux qui l'avaient rencontré à l'époque des mes 18 ans. Parce que pour les uns il était trop "autre" et pour ceux qui lui avaient parlés il s'était révélé intelligent, intéressant et surprenant.
Non, il n'a rien perdu de toutes ces qualités qui à l'époque, avaient dirigé mon attention particulière vers lui. J'avais été très cruelle envers lui et cette cruauté avait généré une mauvaise conscience qu'il était temps d'avouer et essayer d'expliquer.
On a parlé de nos vies, on a vu qu'on se trouve dans une situation comparable, oui, c'est bien de pouvoir parler à quelqu'un "d'extérieur" qui connaît les affres d'histoires pas souvent acceptées et comprises. Le temps a passé très vite comme si on ne s'était jamais perdus au cours de nos vies qui nous ont conduites dans différentes directions.
La semaine était joyeuse, un petit bémol a obscurci brièvement ma bonne humeur, vite reprise en prévision des journées à suivre. J'ai eu très dur de laisser partir les enfants. C'était comme la première fois qu'ils ont passé le weekend chez leur père et cette fois-ci le weekend durera 15 longues journées seule dans la maison.
Je sais que je vais trouver de l'occupation, il suffit de jeter un regard dans les différentes pièces pour savoir que même deux semaines ne suffiront pas pour y mettre de l'ordre et de restaurer la propreté. J'ai des projets couture, j'ai commencé la fameuse "étole japonaise" qui a fait fureur il y deux/trois ans sur tous les blogs "en vogue". C'est la deuxième que je la crochète, la dernière fois je l'avais offerte à une amie très chère que j'ai perdue à cause de disputes au sein de mon couple. Je n'ose la contacter, je pense que j'ai encore une fois fait usage d'un non-savoir-vivre terrible. Elle était mon âme-soeur, ma confidente depuis presque 10 ans. On ne se voyait jamais parce qu'on habitait très loin l'une de l'autre... mais notre relation était spéciale. C'est triste de me dire que j'ai fait tant d'efforts pour contenter des lubies sans fond...
Le dimanche sera jour du seigneur; je ne compte RIEN faire si ce n'est me reposer, de mettre ma tête en état de fonctionnement minimum, de me faire à manger à des heures fixes, de me forcer à manger et à boire. Je dois remettre la discipline en marche. J'ai même recommencé à bouger mon corps, à travailler mes muscles (non, pas vraiment de manière effrénée, je reste moi :-) ) je me fais plaisir à suivre le work-out très allégé d'une troupe de ballet, c'est gai, c'est dur, je suis essoufflée et le lendemain j'ai de belles courbatures qui montrent "l'efficacité" de mes efforts ...
Très beau dimanche à vous, où que vous soyez, prenez soin de ceux que vous aimez !
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