mercredi 21 septembre 2011

Sous le charme

De la toute petite maison que j'ai visitée hier avant mon rendez-vous chez le notaire. 
Lumineuse à souhait, petite certes, mais une chouette vue sur l'église du village, un jardin-verger, une possibilité de jardin à légumes ou fleurs, une petite terrasse au soleil, un garage, des rangements astucieux un peu partout.

Les moins sont que c'est petit, que la cuisine n'est pas séparée du reste et que les odeurs vont monter ; il faudra que je trouve une solution qui ne gâche pas l'impression globale d'espace malgré le peu d'espace "à vivre".

Deux chambres pour les enfants, les garçons ont marqué leur accord pour se partager une chambre, ma fille aura la plus petite dans laquelle tiendra un lit et une petite banquette "à l'ancienne" comme elle en rêve depuis si longtemps.

Le propriétaire qui m'a fait visiter, qui m'a rassuré sur les consommations en mazout, électricité et eau ; oui, je devrais bien m'en sortir si on m'attribue le logement. Ce qui n'est pas encore gagné, je ne suis pas la seule sur le coup, donc, patience et une petite prière aux anges gardiens pour qu'ils envoient leurs bonnes ondes dans les rêves du monsieur qui prendra la décision.

Depuis que je suis rentrée je m'imagine déménager, attendre un certain temps avant de me lancer dans la décoration, histoire de "sentir" la maison.

J'ai été rassurée chez le notaire que là non plus il ne suffit pas de crier le plus fort pour avoir raison. J'étais calme en arrivant, je suis restée calme pendant l'heure et demie que Monsieur L a fait durer l'entretien et les disputes incessantes. Il n'a pas apprécié que je ne rentre pas dans son jeu de provocation, de ne pas réagir à ses reproches, je me suis tenue aux faits, à ce qui est vrai et donc vérifiable et prouvable. 

Il l'a cherché, il l'a voulu, j'aurais même pas songé à lui accorder moins que la moitié de la maison s'il n'avait pas voulu passer par un divorce entre "ennemis". Je n'aurais ni demandé secours alimentaire, ni rien d'autre, il a tenu à avoir un juge qui applique la loi, pensant que la loi était de son côté, persuadé qu'il arrivera à me détruire au moins sur le plan financier et mobilier. 

Il a changé d'avis à 5 reprises, oui, non, peut-être, sous aucun prétexte, il a essayé de se faire plaindre, il a essayé l'intimidation, il a râlé ouvertement et il m'a fait comprendre qu'il m'en voulait à mort. Je pense sincèrement qu'il se dirige vers une folie, que son caractère n'a en rien changé et qu'il n'arrive même plus à se contrôler devant des "étrangers" ... 

Je lui ai donné deux semaines supplémentaires pour proposer quelque chose de convenable, je lui accorde bien plus qu'il me concède, je ne vais pas me laisser faire, ni prendre moins que ce qu'il me doit, je dois, moi-aussi, assurer mon avenir. Mon avenir que j'arrive enfin à voir devant moi, je fais un énorme pas en avant sur ce plan et je sais que je ne le dois pas qu'à moi-même :-)

En attendant les nouvelles, en attendant d'avoir une vraie perspective, je trie, je prends chaque objet en main en me demandant s'il a des ondes positives en lui ou non. Je n'ai pas l'intention de m'encombrer de souvenirs qui n'en valent plus la peine, en déménageant je changerai de cap pour de bon !
















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