mardi 11 septembre 2012

In no-man's land


Tous les matins je reste pendant presque 1 heure et demie dans un état de mal intense. Avant que les médicaments fassent effet mon corps est douloureux, les gestes me pèsent, tout est lourd et difficile.

Je reste silencieuse et j'attends.

Parfois l'attente est plus longue et j'ai juste envie de retourner au lit, de me glisser sous les draps et d'espérer qu'un sommeil prolongé me fasse du bien.

Quand les molécules se fixent au bon endroit, enfin, je m'apaise, je respire de nouveau profondément, je commence à me "mettre en route" pour la journée.

Les semaines avec enfant, je ne peux rester "à rien faire" pendant ce laps de temps, il faut être présente et à l'écoute... et je me réfugie derrière mon masque bonne humeur alors qu'à l'intérieur il y a juste le vide.



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