dimanche 23 juin 2013

La théorie de la relativité


Quand mes enfants partent en vacances avec leur père celui-même "me prive" d'une, voire deux semaines de "mon temps" avec eux puisque ses semaines "disponibles" tombent (systématiquement) dans mes semaines de garde. Je ne les vois pas pendant trois semaines, c'est long, pour moi et pour eux. 

Il dit : bien entendu, tu pourras récupérer les semaines à ta guise... ( ce qui veut dire : jamais ... )

Aujourd'hui mon grand est venu pour monter quelques portes sur les armoires qui servent de bibliothèque, meuble Tv, garde manger, range tout et n'importe quoi. 
Il était ici depuis 40 min et le téléphone sonne : son père. 

Pourquoi il était ici, ce qu'il faisait ici, pourquoi il n'était pas chez lui, dans la grande maison ? 
Qu'ils l'attendaient pour manger, qu'il était sensé se trouver à la maison .... et pas chezmoi.
Il était TROIS heures de l'après-midi.... ! 

Bien entendu mon fils s'est rangé aux ordres paternels, me laissant avec les portes non-montées et avec la rage au ventre que le père ne me laisse même pas deux heures de "plus" avec un des enfants ... 
Qu'il ne cède jamais pour me faire une faveur...

" Bien entendu, si tu souhaites prendre C. à l'école cela ne ME posera AUCUN problème ... " mai oui, bien entendu, lui partait en weekend en amoureux et n'avait personne pour la prendre ... et il présente le fait comme s'il me faisait un énorme cadeau ;-) mais oui, malheureusement je n'étais pas chezmoi, j'avais un rendez-vous à l'hôpital et comme il prévient le jour-même ... j'ai dit non, je ne suis pas là et il l'a mal digéré. 

Donc aujourd'hui, il part faire un tour en vélo, rentre à 14.30 et ordonne à son petit monde de se trouver à table une demi-heure plus tard ... certes ;-)

Si je voulais "récupérer" tous les samedis, dimanches où les garçons sont partis avec sa musique ? Si je voulais "récupérer" les semaines de vacances prises comme une évidence ? Comment cela se déroulerait ? 

Seulement avec beaucoup de blabla de sa part, qu'il est trop "papa-poule" pour se séparer de ses enfants pendant si longtemps .... seulement avec des coups de fils désagréables... seulement avec la plus grosse peine du monde. 

Non, je ne suis pas contente quand je ne vois pas les trois pendant 21 jours, mais les priverais-je de leur joie de faire du ski ou de se dorer au soleil ? Non, évidemment que non ... je me dis que je m'occuperai l'esprit pour ne pas trop penser à eux et me faire du mal sans cesse. Je passe au-dessus de ma peine, comme une adulte. 

Alors que lui ne peut passer au-dessus de sa fierté, de son orgueil, de son rôle imaginaire du maître du monde, qu'il doit prouver à sa nouvelle femme qu'il "tient" pas ses enfants, qu'il leur ne leur laisse aucune liberté.. lui doit montrer que la famille est le plus important, que le repas de "famille" du dimanche est sacré. 
Je ne me rappelle d 'aucun repas du dimanche pris "en famille" puisqu'il avait toujours "des choses très urgentes" à faire, au travail, chez ses parents ... on mangeait seuls, les enfants et moi, comme en semaine quand il ne "savait" rentrer qu'après 20 heures ... on avait l'habitude et cela ne nous gênait pas, de plus, les repas en sa compagnie étaient synonyme de mauvaise humeur, d'ordinateur à table pour jouer au Poker ... 

Je ne vais pas faire ma mauvaise mais : combien de temps saurait-il jouer la comédie pour ne pas froisser la nouvelle femme ? Combien de temps avant que la façade ne tombe ? On dit que les 6 premiers mois tout le monde tient son rôle ... il me reste donc plus que quelques semaines à attendre ;-)






Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire