jeudi 16 juin 2011

La lune s'est cachée et je n'étais pas là

J'ai dormi, j'ai dormi à 21.30, comme un loir, comme une bien-heureuse, comme une masse. Je tombe de fatigue, je me sens lourde et sans entrain. J'ai perdu une grande partie de mon énergie sans savoir pourquoi.
Heureusement que mes analyses sanguines étaient bonnes, je serais en mauvaise posture si je devais les passer aujourd'hui, tellement j'ai l'impression que quelque chose ne tourne pas rond dans mon corps.

La lune s'était réfugiée derrière la terre et malgré l'envie de faire des photos, de savourer la lumière particulière, la fatigue était plus forte que moi. Déjà hier après-midi je me suis allongée, pensant que quelques minutes de répit me donneraient le coup de pouce pour repartir... et je me suis réveillée deux heures plus tard, désorientée, cherchant mes repères. 

Je ne bouge pas assez, je suis assise la plus grande partie de la journée. C'est passager mais cela joue sur mon état. Habituée à courir, à être debout, à rester en mouvement sans cesse pour justement ne pas sombrer dans cette léthargie, mon corps n'aime pas rester immobile. 

Pendant ces heures de sommeil profond toutes sortes de rêves sans aucun sens apparent ont accaparés mes pensées. J'étais enceinte, je sentais la vie grandir en moi, je marchais dans la rue, j'étais belle et j'avais envie que tout le monde me regarde. Le rêve a viré et bien qu'étant toujours enceinte, je me voyais assise à côté de personnes de mon x-famille, à la sortie d'un baptême d'un enfant inconnu. Beaucoup d'invités, beaucoup de gens visiblement très aisés qui se massaient autour du nouveau-né. Finalement la mère du bébé s'approchait de nous et nous gratifiait d'un sourire bienveillant. Quand elle eut le dos tourné j'entendis chuchoter : tu vois, je t'avais bien dit qu'elle ne remarquerait pas qu'on n'est pas de la famille, tellement qu'on est pareils, elle et nous. 

Je me tournais vers eux, les examinait de haut en bas, avec leurs tenues défraîchies, avec leurs chapeaux de paille et leurs chaussures en piteux état. Leurs robes d'été transparentes et les auréoles de sueur dessinants de disgracieuses ombres en-dessous de leurs bras. 

J'ai doucement secouée la tête et j'ai murmuré : non, elle ne pense pas que vous êtes de la famille, elle est tout simplement trop bien élevée et a beaucoup trop de savoir-vivre pour vous faire éjecter de la place... 

Vers la fin de la nuit, j'ai donné naissance à une petite fille et son frère jumeau. Une naissance sans douleurs dans la douceur et pleine d'amour. Je tenais mes bébés dans les bras et autour de moi tout n'était que plénitude et beauté. 

Si les rêves sont sensés nous apprendre quelque chose, si les rêves sont là pour nous délester de nos problèmes non-résolus, que dois-je comprendre ??? Il faudra du temps pour que tout devienne clair dans ma tête, pour que se dissipent les vapeurs du réveil, pour que je puisse tirer des conclusions non-hâtives. 




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