Ces jours-ci, je vois et je ressens autour de moi beaucoup de peine, parfois exprimée à haute voix mais le plus souvent tue et cachée. J'aimerais, d'un geste de la main effleurer ces esprits perturbés, j'aimerais porter une partie du poids qu'ils s'imposent, seulement ... il semble que je n'ai pas le droit de le faire.
Quand j'entends la tristesse dans une phrase, quand j'entends derrière les mots des sanglots qui n'osent pas monter vers la surface j'ai la gorge serrée, j'ai du mal à respirer.
Quand je vois dans les yeux la joie s'éteindre, quand je sais que ces yeux sont le portail vers une âme qui se perd, j'aimerais remplir à nouveau ces yeux d'espoir et de vie, seulement ... il semble que je n'ai pas le droit de le faire.
Pourquoi s'imposer autant de malheur ? Pourquoi persister à croire que c'est là sa destinée ? Pourquoi ne pas brusquer les conventions et ouvrir une porte qui mènerait au plaisir de vivre ?
Si je pouvais leur dire ; tu as le droit ! Si je pouvais leur dire : vas-y, c'est aussi ta vie ! Si je pouvais être entendue et comprise ...
J'ai compris que même la douleur psychique ne l'est jamais vraiment dans le maintenant. La douleur est appelée par mes pensées, par mon esprit qui me sert le même scénario toujours et encore, comme un disque rayé ma pensée se ressasse une histoire qui me retient dans le passé ou qui me projette dans un futur pour lequel je ne peux encore rien ici et maintenant. J'avance pas à pas, de petit instant à petit instant, en faisant ce qu'il faut faire, de petite chose à petite chose et je vis, tout simplement.
Si je pouvais leur dire que la vie n'est pas que problèmes et douleur, que le vie se joue que dans le présent et que le présent vaut la peine d'être aimé et apprécié ...
Si seulement je pouvais me faire entendre !
Si seulement je pouvais me faire comprendre !
Si seulement je pouvais les aider !
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire