samedi 12 octobre 2013

Couleurs du pays


d'adoption sur ma terrasse qui donne sur la rue, afin de montrer que je supporte à fond l'équipe nationale de foot qui s'est qualifiée pour le MUNDIAL au Brésil. 
Parce que, oui, le MUNDIAL, j'aime bien, je me choisis une équipe vouée à l'échec avec laquelle je vibre le temps de 90 minutes. 
Mais, cette année, j'ai déjà mon équipe puisque "nos diables" vont faire le déplacement. Non, je n'étais pas convaincue au début, ils ont été la risée durant de longues années, ils perdaient et jouaient mal (même pour moi qui ne suis pas experte en la matière), les stades délaissés, les caisses vides, le moral à zéro. 
Et puis a émergé la nouvelle équipe avec ses joueurs "abordables" (et adorables pour certains), avec leurs défis lancés aux supporteurs, de petites choses pour impliquer son public et ça marche. 

J'ai été voir un seul match des diables, il y trois ans, à la veille du départ du père de la maison, on a joué à la famille unie, les enfants n'étant pas au courant, on a salué les connaissances, on a fait bonne mine, comme toujours. Lui et moi avions déjà la distance qui sépare un couple et j'en était contente parce que jouer le jeu à fond m'aurait dépassée ce jour-là. 

Hier, il a réussi à venir chercher les enfants 5 minutes avant la fin du match qu'on avait regardés ensemble, le grand pas content, n'est pas descendu de suite et en l'accompagnant en bas j'ai eu l'impression que de la voiture émergeait un bloc de colère sous contrôle. J'avais proposé que les enfants restent ici, chezmoi, pour le match et qu'il les récupère plus tard, mais non, il n'a pas voulu ... 
c'est à se poser des questions tout de même ... 

Les enfants partis vers la semaine-papa, je me suis permise de sortir le chien pour une longue promenade de réflexion sur ma situation actuelle et le fait qu'on me laisse "tomber" au moment où j'aurais besoin de soutien. Sur le pourquoi de cette action à répétition.

Je n'ai pas de réponse satisfaisante, j'ai juste la désagréable sensation que je ne suis pas prise au sérieux et que "je suis là pour toi" est prononcé avec le souhait inconscient que je m'en sortirai seule comme d'habitude. 

Avec un message court, impersonnel qui fait écho en moi de moments déjà vécus, moments trop douloureux pour y revenir encore et encore. Un message qui me laisse dans le doute, dans les suppositions, qui m'a fait défaire le sac préparé avec quelques affaires auxquelles on ne pense jamais le moment venu. 
Le doute sur mon avenir, sur un tout qui était, est et sera incertain. 

Deux jours de weekend devant moi avant que le retour à "vie normale"  avec ses rendez-vous pris, avortés, avec ses rendez-vous chez le médecin, chez le kiné, avec son décompte qui finalement sera inutile et vain. 


edit 18.20

Je ne veux rien enlever de cet article mais bien ajouter quelques mots sans les noter, 5 petits mots qui m'ont réchauffé le coeur pendant ma promenade avec Achille et que j'aimerai rendre à la personne qui me les a fait parvenir... elle se reconnaîtra. 

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